Charlotte Robillard-Millette expérimente la vie de professionnelle

Charlotte Robillard-Millette à l'entrainement. Elle a rendez-vous avec... (Sarah-Jäde Champagne)

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Charlotte Robillard-Millette à l'entrainement. Elle a rendez-vous avec Olga Govortsova, 167e joueuse mondiale, aujourd'hui.

Sarah-Jäde Champagne

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(Granby) À sa première participation au Challenger Banque Nationale de tennis, en 2014, Charlotte Robillard-Millette avait atteint le deuxième tour. Puis, l'an dernier, elle s'est retrouvée en quarts de finale. Quand on lui demande si elle accédera au carré d'as cette année, elle répond, sourire en coin: «Pas de pression, s'il vous plaît!»

Robillard-Millette a échangé des balles pendant une bonne heure en compagnie d'Aleksandra Wozniak, lundi matin. Les deux filles ont travaillé fort, mais elles avaient aussi du plaisir.

«Aleks est devenue une bonne amie et j'aime profiter de son expérience, a raconté l'athlète de Blainville. Elle n'est pas vieille, mais, à 28 ans, elle a déjà vécu beaucoup de choses. Elle m'aide beaucoup...»

Au premier tour, aujourd'hui, Robillard-Millette a rendez-vous avec Olga Govortsova, 167e joueuse mondiale. Mais en 2008, la Biélorusse était classée 35e au monde.

«Ça va être un beau défi, a-t-elle repris. Je vais donner mon maximum, comme d'habitude. Je me sens bien et j'ai confiance.»

À l'entraînement, lundi, elle frappait la balle avec autorité.

Au tournoi de la Coupe Rogers, la semaine dernière à Montréal, elle s'est inclinée au premier tour face à la Chinoise Shuai Zang, tout de même 59e joueuse mondiale, en des manches de 6-4 et 6-3. Elle s'est bien défendue.

«J'étais satisfaite de ma performance. La Coupe Rogers, c'est un gros tournoi et y'a de la pression. Ça m'a donné confiance.»

Chez les pros

Charlotte Robillard-Millette hésitait l'an dernier entre entamer tout de suite sa carrière chez les pros et partir étudier et jouer au tennis aux États-Unis. Elle a choisi la première option et, bien que les victoires ne viennent pas nécessairement au rythme souhaité, elle ne regrette pas sa décision.

«Je savais que ce ne serait pas facile au début, mais j'ai toujours rêvé de faire carrière chez les professionnelles et j'avais l'opportunité de le faire, a-t-elle expliqué. L'affaire, c'est qu'il faut que je respecte ma progression, il ne faut pas que je m'attende à tout casser en partant. Je suis ambitieuse et il faut parfois que je me parle...»

L'an dernier, elle avait atteint le quatrième rang mondial chez les juniors. On peut penser qu'elle n'est pas satisfaite de son 750e rang au classement de la WTA. Mais rappelons-nous qu'elle n'a que 17 ans.

«Il faut que j'y aille une étape à la fois. Cette semaine, par exemple, il faut que je pense davantage en fonction de mes performances qu'en fonction des résultats. Parfois, au tennis, tu joues super bien et tu perds. Quand tu es en période de transition comme c'est mon cas, il ne faut pas oublier ça...»

Mais clairement, elle se sent bien à Granby, où elle a écrit une des belles histoires du 20e Challenger, il y a un an.

«C'est un beau tournoi et les gens m'ont tellement aidée l'an dernier en me supportant comme ils l'ont fait. J'espère que je pourrai compter sur leur appui encore cette année.»

Elle ne devrait même pas en douter.

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