«Je veux réussir aussi»

«J'arrive ici en espérant tout gagner, parce que... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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«J'arrive ici en espérant tout gagner, parce que je sais que je suis capable de le faire, même si je suis consciente que c'est un Challenger très fort», a expliqué Françoise Abanda.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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(Granby) Françoise Abanda espère que sa première victoire en carrière au tournoi de la Coupe Rogers, remportée en début de semaine sur le court central du stade Uniprix, va lui donner la confiance dont elle a besoin pour s'imposer véritablement sur le circuit professionnel.

Abanda est débarquée sur le site du Challenger dès vendredi matin, elle qui avait rendez-vous avec plusieurs petits joueurs de tennis de la région dans le cadre d'une promotion organisée par la Banque Nationale.

«Ma victoire contre Saisai Zheng (66e joueuse mondiale) et même ma défaite face à Elina Svitolina (20e), que j'ai poussée au bris d'égalité deux fois, risquent de m'apporter beaucoup, du moins de l'espère, a expliqué la jeune femme de 19 ans. C'est le genre de performances que tu recherches en début de carrière parce qu'elles te donnent confiance, parce qu'elles te disent que tu es probablement sur la bonne voie.»

Après avoir été considérée comme une des meilleures juniors au monde, Abanda tarde à faire honneur aux espoirs placés en elle depuis qu'elle a fait le saut chez les pros. Elle est actuellement classée 272e au monde, elle qui s'était hissée jusqu'au 175e rang il y a deux ans.

En 2014, d'ailleurs, elle avait atteint les demi-finales du Challenger. L'an dernier, elle n'a fait que passer.

«J'arrive ici en espérant tout gagner, parce que je sais que je suis capable de le faire, même si je suis consciente que c'est un Challenger très fort, a-t-elle repris. En plus, je me sens chez moi à Granby, un endroit où les amateurs m'ont toujours supportée.»

Abanda est débarquée seule à Granby. Elle n'a pas d'entraîneur à l'heure où on se parle. Ce qui a un lien direct avec ses performances qui, l'avoue-t-elle, ne sont pas toujours à la hauteur.

«En 2016, ça te prend un entraîneur pour te développer et pour monter de façon significative au classement. Depuis la fin de mon association avec Simon Larose, j'ai travaillé avec quelques personnes, mais ça n'a jamais cliqué. Je continue à chercher.»

Elle en a profité pour écorcher les gens de Tennis Canada au passage. «Je pense qu'il y a eu une certaine négligence de leur côté. J'ai besoin de quelqu'un pour me développer. Je suis quand même la deuxième meilleure Canadienne sur le circuit après Eugenie Bouchard. Ils doivent comprendre que j'ai besoin d'aide...»

Pression

Parce que tout le monde au pays sait qu'elle a du talent, Françoise Abanda est épiée chaque fois qu'elle saute sur le court devant les siens. Et elle avoue ressentir une certaine pression.

«Les gens veulent que je réussisse et je veux réussir aussi, a-t-elle lancé. Quand je joue comme cette semaine à la Coupe Rogers, j'envoie le message que je suis capable et que les gens doivent continuer à croire en moi. Le défi, c'est d'aligner les bonnes performances. J'ai bien joué à Montréal et il faut maintenant que je joue bien ici, à Granby, même si c'est un plus petit tournoi.»

Mais voilà, il faut avoir du succès lors des plus petits tournois avant d'espérer en avoir lors des plus gros...

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