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Marilyn Bolduc, un nom à retenir!... (Photo fournie)

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Marilyn Bolduc, un nom à retenir!

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Danny Gélinas
La Voix de l'Est

Comme vous le savez sans doute, en plus de rédiger cette chronique hebdomadaire, j'enseigne au Verbe Divin, un milieu de vie que j'adore. Et en ce qui me concerne, à chacune de mes rentrées scolaires, il existe un rituel.

Marilyn Bolduc: un exemple de discipline!

D'entrée de jeu, lorsque je rencontre chacun de mes groupes, j'en profite pour taquiner quelques élèves que je connais ou je blague avec d'autres. De plus, malgré ma nature joviale, il arrive aussi souvent que je fasse exprès que certains étudiants puissent me voir afficher un air vraiment sérieux, lors des deux ou trois premiers cours, avant que je pouffe de rire devant eux, parce que je les ai tenus en haleine avec ce long malaise.

Ces stratégies n'ont qu'un seul et unique but: connaître mes étudiants le plus rapidement possible, et ce, par leurs réactions. D'ailleurs, dès la deuxième semaine, ma quinzaine d'années d'expérience en éducation m'amène fréquemment à savoir déjà qui sont les sensibles, les émotifs ou tout simplement ceux qui devront être poussés à être plus attentifs à mes consignes et/ou à travailler davantage.

En septembre dernier, dans l'une de mes classes de quatrième secondaire, il y avait une jeune fille qui, dès le son de la cloche de ma première période avec elle, me fixait constamment du regard. Peu importe l'endroit où je me déplaçais, elle semblait «boire» littéralement mes paroles.

Non seulement sa capacité de concentration me surprenait, mais j'aurais pu en dire tout autant de l'aplomb avec lequel elle répondait à mes questions. Malgré sa délicatesse, on voyait qu'il y avait du feu dans ses yeux, signe évident d'une très grande détermination.

Mes vieux réflexes de recruteur me disait qu'une adolescente démontrant de telles caractéristiques devait être assurément une athlète.

Et je ne m'étais pas trompé, car la jeune fille en question excellait - et excelle toujours - dans la discipline du plongeon. Elle se nomme Marilyn Bolduc.

Certains m'accuseront d'être un peu chauvin puisque je vous parle de l'une de mes élèves, mais en contrepartie, je m'en serais vraiment voulu de ne pas avoir encouragé tant de bonne volonté. Allons-y donc.

Pourquoi le plongeon?

Il y a 32 ans, aux Olympiques de Los Angeles, Sylvie Bernier gagnait une médaille d'or en plongeon et dès lors, ce sport a connu tout un engouement. Toutefois depuis les années 1990, les Chinoises ont pris le haut du pavé et chez nous, on en compte de moins en moins d'adeptes.

Alors, pourquoi Marilyn pratique-t-elle le plongeon? «J'ai fait de la gymnastique jusqu'en 2013, année où je me suis blessée au genou. J'avais aussi un léger problème de croissance, mais je ne voulais pas changer de sport. Ou peut-être était-ce tout simplement parce que j'avais trop la gym à coeur et que je n'avais ainsi pas d'intérêt pour un autre (sport).»

«Une bonne journée, en écoutant la télé, j'ai entendu une entrevue avec la plongeuse Émilie Heymans qui disait que le plongeon ressemblait à de la gym. Je suis donc allée l'essayer à Sherbrooke et j'ai tout de suite eu la piqûre. Je suis restée à ce club, mais celui de Brossard - le club AGANI - était plus près. De plus, il semble qu'ils ont aimé mon attitude, car ils m'ont mise tout de suite dans l'équipe de compétition. Maintenant, je m'entraîne 80% du temps à Montréal, soit quatre jours par semaine et deux autres jours par semaine à Brossard», poursuit la résidente de Dunham.

Devoir s'astreindre à une seule journée de congé par semaine demande une discipline de fer, vous en conviendrez, mais a-t-elle du temps pour autre chose? «Il est bien évident que je dois mettre mes priorités aux bonnes places et en ce sens, mes études sont très importantes pour moi. Il faut donc prendre le temps de bien gérer le tout et chaque minute compte. Je remercie d'ailleurs mes parents (Mario Bolduc et Cynthia Tourangeau) pour tous les sacrifices qu'ils font pour moi, car ce ne sont pas tous les parents qui feraient ça pour leurs enfants!»

«Mais quand j'y pense, ça vaut vraiment le coup parce que je suis vraiment fière de ma saison (au moment d'écrire ces lignes, elle avait remporté en 2015-2016, six médailles d'or, deux d'argent ainsi que deux trophées de championnat). Mes prochains objectifs sont de faire les standards nationaux afin de pouvoir participer aux championnats canadiens de 2017. Par contre, je suis très consciente qu'il me reste beaucoup de travail à faire, comme au niveau technique.»

Avec les Olympiques qui approchent à grands pas, est-ce à dire qu'une éventuelle place sur l'équipe nationale pourrait être envisageable à moyen ou à long terme? «Je n'aime pas trop en parler, mais disons que j'ai en tête une participation aux Jeux de 2024...», me disait-elle avec toute l'humilité que je lui connais.

Quand je vous mentionnais qu'elle répondait avec aplomb et qu'elle méritait toute notre admiration...

On en jase autour d'un bon cigare

Avant de débuter cette rubrique, un tout petit correctif mérite d'être apporté en ce qui concerne ma chronique de la semaine dernière, que plusieurs d'entre vous, fidèles lecteurs, n'ont d'ailleurs pas manqué de me le souligner.

Bien entendu, le policier Martin Foisy est le neveu et non le fils de mon ami Denis Foisy. Mais où donc avais-je la tête, moi qui ne le savais que trop bien? Certainement dans les bagages que je préparais en vue de me rendre à Riviera Maya, endroit où j'ai recueilli certains potins qui, incidemment, devraient être publiés la semaine prochaine.

Ainsi donc, toutes mes excuses non seulement au sympathique patrouilleur, mais également à toute la famille Foisy, des gens que j'aime bien côtoyer et pour lesquels j'ai énormément de respect.

***

J'ai récemment joué une ronde en compagnie d'André Handfield, un sympathique retraité de Postes Canada. Tout au long de celle-ci, nous avons discuté de choses et d'autres, me signalant notamment qu'il s'était trouvé tout comme moi d'ailleurs, un coin de paradis en Floride.

Alors, inutile de vous mentionner que je fus très heureux d'apprendre par l'entremise de mon ami Serge Picard, que je devrai faire une place à André au sein de mon «Club des As» étant donné qu'il a réussi un trou d'un coup le 13 juillet dernier sur le no 1 du parcours Boivin au Granby St-Paul.

Pour la circonstance, celui qui était accompagné de Jacques Hardy et de Luc Brouillard a eu besoin d'un fer 6 pour franchir la distance de 147 verges. Toutes nos félicitations!

Un peu d'humour

P.K. est tellement partout, que la télévision l'aurait filmé en train de prendre des «selfies» lors du couronnement d'Hillary Clinton!

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