Un fleuron pour la Ville de Bromont

Claude Fortin et Marcel Bundock, respectivement vice-président et... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

Agrandir

Claude Fortin et Marcel Bundock, respectivement vice-président et président de la SACS.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) «Le site équestre olympique, c'est un fleuron pour Bromont. (...) Ça a pris beaucoup de vision et de détermination pour permettre au site de rester de calibre international au fil des années», a indiqué le président de la Société d'agriculture du comté de Shefford (SACS), Marcel Bundock.

Le site équestre olympique d'hier...  à aujourd'hui.... (La Voix de l'Est) - image 1.0

Agrandir

Le site équestre olympique d'hier...  à aujourd'hui.

La Voix de l'Est

Dès qu'il est question de Bromont, l'image du site équestre olympique vient immanquablement en tête. Érigées au coeur d'une nature luxuriante et d'une vallée bucolique, les infrastructures ont gravi les échelons au cours des décennies afin de pouvoir accueillir l'élite des cavaliers des quatre coins du globe. Créée en 1993, la SACS a piloté cette transformation.

«À l'époque, la SACS voulait aller vers un modèle OBNL [organisme à but non lucratif]. Avec les paysages exceptionnels des alentours, on avait pensé à différentes choses qui ne sont pas arrivées. Entre autres d'avoir une exposition agricole. Mais pas du même type qu'on voit normalement. Tout en ayant des animaux, on pensait axer les activités sur le terroir, avec une espèce de village des saveurs», a mentionné M. Bundock.

Bien que cet ambitieux projet n'ait jamais vu le jour, les dirigeants du parc équestre olympique, Roger Deslauriers en tête, ont permis à Bromont de rester bien en selle dans cet univers très pointu.

Or, rentabiliser de telles infrastructures avec quelques événements annuels tenait de l'exploit. Au point où, au tournant des années 2000, lorsque la nouvelle garde de la SACS est entrée en scène, trouver un plan B est devenu incontournable. «On a longtemps surfé sur la vague des Olympiques. Mais ça ne peut pas durer éternellement. Il n'y avait plus aucun avenir pour le site en 2004 quand on est arrivés», a fait valoir M. Bundock.

«Il fallait trouver le moyen d'assurer sa pérennité en attirant près de 100 000 visiteurs payants annuellement. On s'est fixé comme mission de transformer nos installations pour que le site devienne un pôle d'attraction, un incontournable dans le monde équestre», a renchéri Claude Fortin, membre du conseil d'administration de la SACS.

Les JEM dans la mire

«Bromont a été au sommet avec les Olympiques en 1976. L'International Bromont nous amène une belle visibilité, mais il fallait aller plus loin, viser encore plus haut. Alors, on s'est dit "pourquoi ne pas tenir les Jeux équestres mondiaux? " On a ce qu'il faut ici pour accueillir les meilleurs compétiteurs de la planète», a fait valoir Marcel Bundock. Ainsi, la SACS a commencé à plancher sur le projet de longue haleine il y a près d'une décennie.

Les principaux investissements sur le site ont toutefois eu lieu au cours des six dernières années. La SACS a contracté des hypothèques totalisant plus de 2,5 M$ pendant cette période. Celles-ci concernent le terrain et les infrastructures du site équestre olympique, érigé en bordure du chemin de Gaspé à Bromont, ainsi que trois autres lots près du chemin du lac Gale.

«Depuis 2009, on a commencé le rajeunissement de nos grands terrains de concours national et international. On a investi plus de 3 M$ pour les développer et faire en sorte que leur footing soit impeccable», a précisé M. Fortin. «Il a fallu travailler très fort pour se mettre à jour par rapport à nos compétiteurs ailleurs dans le monde. On tenait seulement trois événements équestres par année en 2004, alors qu'on en a 14 maintenant», a souligné M. Bundock.

Tremplin

En fait, la SACS voit les Jeux comme un tremplin. Construire de nouvelles infrastructures en vue de cette compétition de haut niveau, notamment un manège équestre, amènerait «une autre dimension au site», a indiqué Claude Fortin.

«On veut implanter un centre d'entraînement dans l'est du Canada. Des infrastructures permanentes nous permettraient de tenir des clubs-écoles et de faire venir des grands cavaliers.» Selon M. Bundock, «l'approche du sport-étude» est à revoir et la SACS veut travailler sur un projet en ce sens. «On trouve que le milieu scolaire ne donne pas son plein apport pour les jeunes qui s'intéressent au monde équestre, a-t-il dit. On pourrait avoir une soixantaine de chevaux appartenant à des particuliers qui seraient à la disposition des cavaliers. Il faut trouver le moyen d'assurer la relève.»

Bien qu'ils n'aient pas de plan arrêté pour exploiter cet éventuel manège équestre, les dirigeants de l'OSBL ont quelques pistes en tête.

«On pourrait accueillir toutes sortes d'événements. Une compétition de ping-pong. Pourquoi pas? Ce serait plus innovateur et grandiose d'amener des athlètes ici plutôt que dans des grands centres urbains. On aurait d'autres choses à leur présenter que des restaurants. On pourrait leur proposer une tournée des vignobles, a soutenu M. Bundock. (...) Et avec un aussi grand site, on pourrait aussi tenir une exposition de voitures anciennes. Le potentiel est énorme.»

Pas de doute, le site équestre de Bromont est à un moment charnière de son histoire. L'incertitude entourant la tenue des Jeux équestres mondiaux est toutefois une sérieuse ombre au tableau. Seul l'avenir nous dira si la gloire des Olympiques de 1976 rejaillira à Bromont en 2018.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer