Le sport, moteur économique d'importance

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L'International de soccer Jean-Yves-Phaneuf de Granby produit 3 millions de dollars en retombées économiques durant ses quatre jours d'activités.

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Ce ne sont pas les événements sportifs majeurs qui manquent chez nous pendant la belle saison. Du tennis, du soccer, du sport équestre, de la course automobile, il y en a pour tous les goûts. Mais avec une telle manne, le sport s'avère aussi un important moteur économique pour la région. Marie-Ève Martel et Michel Tassé se sont penchés sur la question.

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Approximativement 700 nuitées sont effectuées dans les établissements hôteliers locaux durant le Challenger Banque Nationale de tennis de Granby. Parmi la clientèle, notons les joueurs, officiels et juges de lignes provenant d'une vingtaine de pays.

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Tourisme Cantons-de-l'Est chiffre à plus de 700 millions de dollars les retombées générées par les touristes dans la région l'an dernier. Concrètement, il est difficile d'attribuer un pourcentage bien précis de la somme provenant uniquement des événements sportifs.

On sait toutefois que l'International de soccer Jean-Yves-Phaneuf de Granby produit 3 millions de dollars en retombées économiques durant ses quatre jours d'activités. Le tournoi attire pas moins de 300 équipes, 5000 joueurs et 25 000 accompagnateurs.

De son côté, le Tournoi de hockey bantam, avec son volet international, stimule une activité économique de 5 297 200$, révèle Sylvie Vandal, commissaire au tourisme pour Commerce et Tourisme Granby et région. «Les retombées parviennent d'une part des participants, entraîneurs et accompagnateurs et de l'autre, les visiteurs qui viennent assister à ces tournois», ajoute-t-elle. Selon une étude menée sur l'événement, avec 30 946 visiteurs uniques, dont à peine 52,7% sont excursionnistes - c'est-à-dire qu'ils repartent chez eux la nuit -, génère 25 840 nuits en hébergement, dont près de 82% sont passées dans un établissement commercial tel un hôtel ou une auberge. En outre, on estime à 31,3% le nombre de touristes qui sont originaires de l'extérieur de la région.

Du côté du Challenger Banque Nationale de tennis de Granby, ce sont approximativement 700 nuitées qui sont effectuées dans les établissements hôteliers locaux. Parmi la clientèle, notons les joueurs, officiels et juges de lignes provenant d'une vingtaine de pays différents.

Au final, chaque personne participant à un événement sportif génèrerait en moyenne 205,00$ par jour en retombées économiques dans la grande région de Granby, indique Mme Vandal. «Clairement, il y a des impacts positifs et importants», reconnaît-elle.

C'est sans compter la valeur du temps investi par les bénévoles pour contribuer au succès des événements. Du côté du Challenger, on estime que les 14 800 heures offertes par les quelque 300 bénévoles représentent l'équivalent d'un investissement de 300 000$.

«Le tourisme sportif, particulièrement celui des jeunes, est une bonne base. On a toute une gamme d'hôtellerie, on a beaucoup de restaurations familiales: toutes les bannières sont présentes dans les Cantons-de-l'Est. C'est une forme de tourisme productive. On compte de plus en plus de triathlons, de courses extrêmes. Je pense que les gens aiment se réunir dans des groupes identitaires et les activités sportives en font partie, reconnaît Alain Larouche, président sortant de Tourisme Cantons-de-l'Est. Ce qu'il faudrait nous développer plus, c'est la filière du sport individuel, les Iron Man de ce monde.»

Des retombées indirectes

Président et directeur général du Challenger, Alain Faucher est conscient de l'impact du tournoi sur l'économie régionale.

«Il y a les retombées directes, mais il y a les retombées indirectes aussi, souligne-t-il. Quand TVA Sports présente en direct nos matchs pendant trois jours de temps, c'est une visibilité exceptionnelle pour notre ville et pour notre région. Combien est-ce que ça vaut? Je ne sais pas. Et avec nos joueurs qui viennent de partout et qui font parler d'eux dans leur pays, le nom de Granby circule à travers le monde. Ce sont des choses qui ne se calculent pas, mais qui sont importantes.»

«Les événements sportifs ont de grandes retombées en visibilité, affirme également M. Larouche. Les gens prennent des photos et partagent leur expérience sur les réseaux sociaux. S'ils ont aimé leur visite, ça leur donne le goût de revenir; en partageant leur visite à leurs amis, ça peut en inciter d'autres à s'y rendre.»

Le Challenger est subventionné. Mais l'argent reçu a tôt fait d'être retourné dans la communauté, clame Me Faucher.

«On envoie les gens à l'hôtel, dans les restaurants, au zoo, partout. Nous sommes un plus pour la région.»

Le soccer fait sa place

Selon des statistiques récentes du Réseau de veille sur le tourisme de l'UQAM, «environ 13% de la population québécoise a assisté à une partie de hockey au cours des 12 mois précédant le sondage de 2015, et près de 3 ou 4% à d'autres événements sportifs.»

Ces données indiquent qu'entre 2005 et 2015, la fréquentation des parties de soccer a cru d'environ 4% alors que celle de la course automobile a pour sa part diminué d'autant de points.

«Quand j'ai fondé mon tournoi de soccer, je ne pensais jamais que l'événement allait avoir un aussi gros mot à dire un jour sur l'économie de la région, mentionne Jean-Yves Phaneuf. Les politiciens nous aiment, je peux vous le garantir. Ce n'est plus juste des jeunes qui donnent des coups de pied sur un ballon, mais un événement qui aide de nombreux commerçants à faire de bonnes affaires. La communauté sportive, on peut être fiers de ce que l'on apporte.»

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