Stock-car: la passion selon Caroline Champigny

«Quand j'entends un moteur qui tourne, mon coeur... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

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«Quand j'entends un moteur qui tourne, mon coeur bat très fort», lance Caroline Champigny.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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(Granby) Bébé, elle suivait son père aux courses à Granby et à Drummondville. Dire que Caroline Champigny est tombée dedans quand elle était petite est un euphémisme !

Caroline en est à sa quatrième saison en tant que relationniste de l'Autodrome Granby. Du stock-car, elle aime, elle adore, elle en mange. Et de son propre aveu, elle n'en a jamais assez.

«Quand j'entends un moteur qui tourne, mon coeur bat très fort, lance la dame de 30 ans. Et la course automobile, malgré toute la technologie qu'on retrouve maintenant dans les voitures, c'est de l'émotion à l'état pur. Voir un pilote être fou de joie après avoir gagné, ça m'émeut.»

Mme Champigny est proche des pilotes. Pour le site web de l'Autodrome, elle réalise plusieurs entrevues en vidéo. L'euphorie de la victoire, comme l'agonie d'un abandon à la suite d'un bris mécanique, elle comprend.

«Je suis relationniste, mais il y a une partie de mon travail qui relève du journalisme et ça, j'aime ça. Quand je recueille les commentaires d'un pilote à chaud, je sens que je fais de l'information. C'est un côté de mon boulot que j'apprécie particulièrement.»

Au cours de la saison de courses, cette responsable de l'animation dans une maison de retraités met de 20 à 25 heures par semaine dans sa passion. Il faut dire qu'elle est aussi relationniste au RPM Speedway de Saint-Marcel, qui est également propriété du groupe de Dominic Lussier.

«J'assiste aux programmes présentés à Granby et à Saint-Marcel, mais je vais aussi souvent aux courses à Drummondville et à Cornwall pour le plaisir. La saison est courte au Québec, j'essaie d'en profiter au maximum!»

Dans un monde d'hommes

La course automobile est perçue comme un univers assez macho. Mais voilà, Caroline Champigny vous dira qu'elle se sent tout à fait à sa place dans les puits à l'Autodrome.

«Mon père a travaillé dans un garage pendant 30 ans et les gens du stock-car ont toujours été très respectueux à mon égard, dit-elle. Je sens que j'appartiens au groupe, que je suis l'une des leurs. Il n'y a jamais eu de malaise, rien. Le stock-car est rempli de bonnes personnes, des gens passionnés par leur sport comme moi.»

Des femmes derrière le volant, il y en a quelques-unes à l'Autodrome. Mais Caroline n'a jamais véritablement pensé être pilote.

«On m'a déjà fait offert un volant. Mais moi, je suis gaffeuse. Et je ne me permettrais pas de gaffer avec une voiture qui ne m'appartient pas!»

Faire connaître le sport

Sans prétention, Caroline Champigny affirme qu'elle se voit un peu comme une ambassadrice du stock-car sur terre battue. Un sport qui, il faut le dire, est parfois vu de haut par certains.

«On a un super beau sport et il y a encore trop de gens qui ne le connaissent pas, souligne-t-elle. Ceux qui nous boudent savent-ils qu'il y a des milliers et des milliers de personnes qui assistent aux programmes de stock-car sur terre battue à toutes les semaines? On mérite le respect!»

Clairement.

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