Réjean Boulet est en deuil de son idole Gordie Howe

Réjean Boulet avec quelques articles de sa collection... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

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Réjean Boulet avec quelques articles de sa collection de souvenirs de Gordie Howe, notamment la précieuse photo des deux hommes. «Il m'a fait vivre de beaux moments», dit M. Boulet.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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(Granby) «J'ai mis 70 ans avant de rencontrer mon idole. Et je peux vous assurer d'une chose: il n'y aura jamais un autre Gordie Howe...»

Le nom de Réjean Boulet, on le sait, est associé de près au monde du tennis de Granby. Dans les années 1960 et 1970, il a été de l'organisation des grands tournois tenus chez nous. Et plus récemment, il a été à la tête du Panthéon du tennis granbyen.

Mais voilà, M. Boulet est aussi un grand amateur de hockey. Et il est en deuil depuis vendredi, soit depuis l'annonce du décès de Gordie Howe, dit «Monsieur Hockey».

«On savait tous qu'il était malade et qu'on finirait par avoir une mauvaise nouvelle, avoue-t-il. Malgré tout, ça a été un choc lorsque son décès a été annoncé. Quand j'ai appris la nouvelle, je suis immédiatement retourné dans ma collection de souvenirs de Gordie.»

M. Boulet a commencé à s'intéresser à Howe et aux Red Wings de Detroit alors qu'il avait 12 ans, dans les années 1950. Il n'a jamais cessé de suivre le no 9 par la suite.

«Nous habitions Acton Vale et je montais sur un petit banc pour écouter les matchs de hockey à la radio qui se trouvait sur le comptoir de la cuisine. Mon amour du hockey part de là. À l'école, j'étais le seul à aimer Howe et les Wings parce que tout le monde, évidemment, adorait Maurice Richard et le Canadien. Ce qui faisait que je recevais souvent des taloches. Mais j'étais comme Gordie: je ne m'en laissais pas imposer!»

Une rencontre mémorable

Réjean Boulet a vu évoluer Gordie Howe plus d'une fois au vieux Forum. Mais ce n'est qu'en 2012, lors d'une exposition de cartes de hockey tenue au centre Pierre-Charbonneau de Montréal, qu'il a rencontré son idole. Et ce fut marquant.

«Rencontrer son idole à l'âge de 70 ans, c'est spécial, raconte-t-il. J'étais parti de Granby à 6 h du matin question d'arriver tôt et d'être certain de ne pas manquer mon coup. J'étais le premier sur place, mais ça a quand même été long avant que je rencontre Gordie. La rencontre a été brève, mais j'étais tellement content de lui serrer la pince!»

M. Boulet s'est fait photographier avec la légende et il a obtenu son autographe. Des souvenirs très précieux à ses yeux.

«Je n'étais pas en forme cette journée-là et ça aurait été facile de déclarer forfait. Mais je savais que Gordie vieillissait, qu'il était malade et que c'était ma chance ou jamais de rencontrer mon idole. Il était déjà atteint de la maladie d'Alzheimer, il ne m'a pas beaucoup parlé, mais il a regardé attentivement mes scrapbooks. J'étais très ému.»

Ému comme il l'est depuis qu'il a appris son décès.

«Il sera exposé en chapelle ardente à l'aréna des Red Wings mardi. Mon épouse Nicole m'a demandé si j'aurais aimé y aller. Peut-être, mais je suis en paix depuis que je l'ai rencontré. J'ai parlé à Gordie Howe, je lui ai serré la main. Et je me considère privilégié.»

Pas le meilleur, mais...

Réjean Boulet a beau porter un immense respect à Gordie Howe, il sera le premier à prétendre qu'il y a eu meilleur joueur de hockey que lui.

«Bobby Orr est le meilleur joueur que j'ai vu jouer, dit-il. C'était un défenseur et il pouvait tout faire sur la patinoire. Mais Gordie était unique parce qu'il avait du talent, parce que c'était un grand leader, parce qu'il était intense. Il a fait énormément pour le hockey.»

Et vous ne lui ferez jamais dire que Howe était «cochon» sur la glace!

«Il était tellement bon que tout le monde essayait de l'arrêter. Et comme il avait du caractère, il ne se laissait pas faire. Dans sa biographie, il a dit: "Je préférais donner (des coups) qu'en recevoir." C'était une déclaration savoureuse, du bon Gordie Howe!»

Réjean Boulet va se remettre du décès de son idole. Mais il n'oubliera jamais son joueur préféré.

«Il m'a fait vivre de beaux moments. C'était tout un joueur de hockey et tout un homme. Je le répète, il n'y aura pas d'autre Gordie Howe...»

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