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Bonne chance au jeune Jacob Graveline, qui espère entendre son nom samedi lors du repêchage de la LHJMQ.

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La Voix de l'Est

LHJMQ: la fameuse liste de la Centrale

Les décideurs de la planète LHJMQ attendent ce jour depuis plusieurs mois avec impatience: celui de la séance de sélection annuelle du circuit Courteau qui se tient à compter de 10 heures samedi au Eastlink Centre de Charlottetown, domicile des Islanders de l'endroit.

Si les dirigeants en connaissent tous les rouages, la situation est très différente pour bon nombre de familles, lesquelles ne sont guère habituées de voir leur progéniture recevoir des appels provenant de l'une ou l'autre des équipes de la ligue.

En effet, elles ont été plusieurs à s'enflammer cet hiver dès le premier coup de fil reçu ou dès la première publication de la désormais célèbre liste de la «Centrale», organisation financée à même le budget annuel de la ligue et qui a pour but de répertorier le talent afin d'aider les différentes formations dans leur recrutement.

Pour avoir évolué dans la LHJMQ en tant que dirigeant et/ou recruteur pendant plus d'une quinzaine d'années (17 pour être exact!), j'ai toujours vu la Centrale - dont le vocable véritable est le Centre de soutien au recrutement (CSR) - comme n'étant rien de plus qu'un guide pour les équipes et non comme étant la détentrice de la vérité absolue, du moins en ce qui concerne les sélections de chacune des équipes.

Comme le mandat de l'organisme est de répertorier uniquement le talent disponible et que bon nombre d'équipes ne possèdent pas les mêmes critères d'évaluation, cela veut donc dire qu'un même joueur peut se voir apparaître à des rangs différents dépendamment de l'équipe qui l'a évalué.

Je vous donne un exemple: au début des années 2000, le Drakkar de Baie-Comeau dirigé par Richard Martel avait comme premier critère d'évaluation la robustesse. Leur dépisteur-chef du temps, Pierre Parent, qui adorait les joueurs prônant ce style de jeu, avait sélectionné en 2003 le défenseur format géant Patrick Simard en fin de première ronde même si celui-ci n'était répertorié qu'au milieu du sixième tour sur la dernière liste de la Centrale qui, elle, est généralement publiée trois semaines avant ledit repêchage. Sur la mienne, j'avais cet ex-défenseur de l'Extrême du Saguenay (midget espoir) en début de 7e ronde.

Cette année-là, j'en étais à ma cinquième saison en tant qu'adjoint de Serge Savard Jr., DG du Rocket de Montréal qui allait déménager à Charlottetown au cours de l'été suivant ce repêchage. Nous avions le joueur Derick Brassard au quatrième rang au total sur notre liste et il est finalement sorti au 18e rang, étant réclamé par les Voltigeurs de Drummondville. La Centrale, elle, l'avait listé de mémoire en troisième ronde, 47e au total en raison de son petit gabarit du temps. C'est donc vous dire l'écart qu'il peut y avoir entre la liste du CSR et celles des 18 formations.

Bref, des exemples comme ceux-là, je pourrais vous en donner des centaines...

Alors lorsque je voyais - ou que j'entendais - des familles me dire que leur fils allait être repêché lors d'une telle ou telle ronde puisque la Centrale l'avait prédit, je ne pouvais m'empêcher bien humblement, d'avoir un petit sourire en coin.

Pour ma part, j'ai toujours cru qu'il ne fallait jamais accorder trop d'importance à ces relevés (bien qu'ils soient rédigés par une gamme de recruteurs compétents) et que leur publication dans les différents médias ne servait ni plus ni moins qu'à donner de la visibilité à une séance de sélection en manque de publicité. Dommage, car le hockey pratiqué dans la LHJMQ est un très beau produit.

En ce qui me concerne, je pense que le tout devrait rester à l'interne, soit entre les autorités de la ligue et ses équipes, car il ne faut pas se le cacher, les listes de la Centrale, malgré la bonne volonté de l'organisme, vont plus souvent qu'autrement créer de fausses attentes chez un trop grand nombre de familles.

Gilles Côté soulèvera-t-il la coupe Stanley avant de... (fournie) - image 2.0

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Gilles Côté soulèvera-t-il la coupe Stanley avant de prendre sa retraite? 

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Francis Moisan et Jérémy Ménard, deux joueurs de... (fournie) - image 2.1

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Francis Moisan et Jérémy Ménard, deux joueurs de dek hockey qui représenteront le Québec au championnat canadien des métiers et technologies. 

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On jase autour d'un bon cigare

Parlant de cette séance de sélection, je profite de cette tribune pour souhaiter notamment la meilleure des chances à trois personnes de la région. Il s'agit de Jacob Graveline, Serge David et d'Alain «Pee-wee» Préfontaine. Si le jeune Graveline, un kid extraordinaire, espère pour la première fois entendre son nom prononcer par l'une ou l'autre des formations du circuit Courteau, la réalité en est toute autre pour les vieux routiers que sont David et Préfontaine, respectivement recruteur-chef de l'Océanic de Rimouski et du Phoenix de Sherbrooke. D'ailleurs, ils sont quelques-uns à me chuchoter que l'ami Alain aurait le fils de Martin Graveline et de Magalie Laplante en très haute estime...

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Vous me pardonnerez cet élan de partisanerie, moi qui suis d'ordinaire neutre en ce qui concerne les activités de la LNH, mais je souhaite de tout coeur une victoire des Sharks de San Jose aux dépens de Penguins de Pittsburgh. Non pas parce que j'en ai contre la bande à Crosby, mais bien parce que l'un de mes «intimes», le dépisteur Gilles Côté, qui besogne pour les Sharks depuis près de 20 ans, mériterait, après toutes ces années, de soulever ENFIN la coupe Stanley.

La situation semble de plus en plus pressante pour Côté, qui fut mon patron immédiat lors de mon séjour de deux saisons avec les Voltigeurs de Drummondville - il m'avait embauché et nous avions démissionné en même temps! - à la fin des années 90, car l'homme de 72 ans réfléchirait depuis quelque temps à l'idée de prendre sa retraite à la fin de la présente saison, du moins comme recruteur à temps complet.

Pour les amateurs de généalogie, notons que l'ami Gilles est le père de Jean-François Côté, ex-dépisteur de nos défunts Prédateurs - il est maintenant directeur du supermarché Maxi de Saint-Hyacinthe - et beau-père de la pétillante Annick Claing, ex-directrice du Maxi de la rue St-Jacques à Granby. Il est à noter qu'Annick occupe maintenant les mêmes fonctions, mais au magasin de Beloeil.

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À ceux qui prétendent que les hockeyeurs seraient dénués de toute culture et ne possèderaient qu'un minimum d'intelligence, les jeunes Francis Moisan et Jérémy Ménard viennent entre autres de leur prouver le contraire en remportant les Olympiades des métiers et des technologies qui se tenaient récemment au Centre de foire de Québec.

Adeptes de dek hockey qu'ils pratiquent assidûment au complexe Pile ou Face, nos deux compères se sont mérité la médaille d'or en «mécatronique», une technique industrielle consistant à utiliser simultanément la mécanique, l'électronique, l'automatisation ainsi que l'informatique. En raison de leurs succès, ils représenteront le Québec dès demain, et ce, pour les quatre prochains jours au championnat canadien qui se déroule à Moncton.

Les deux étudiants en électronique au Cégep de Granby tiennent d'ailleurs à remercier les entreprises suivantes pour leur précieuse contribution, soit Emplois Compétences, Granby Industriel, Fives (Liné Machines) ainsi que Les Plastiques Fiola.

Un peu d'humour

Ma conjointe fatigue toujours avec le ménage de la maison. L'autre jour, je lui ai dit: «Chérie, arrête de t'embêter, quand nous allons recevoir de la visite, mets des draps sur les meubles et dis-leur que l'on peinture!»

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