Un moteur qui fait jaser

Kayle Robidoux en train de célébrer à la... (Joe Labrie)

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Kayle Robidoux en train de célébrer à la suite de son triomphe de vendredi dernier. Une victoire qui n'a pas fait l'affaire de tous...

Joe Labrie

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(Granby) Les succès remportés par Kayle Robidoux et Steve Bernier en ce début de saison à l'Autodrome Granby en laissent plusieurs perplexes. À tort ou à raison. Et ça brasse pour la peine en coulisse.

«Ça a été une semaine d'enfer! , a lancé le promoteur de l'Autodrome, Dominic Lussier. Je vous le dis, une vraie de vraie semaine d'enfer!»

Vendredi dernier, à la suite du triomphe de Robidoux (deuxième une semaine plus tôt) et de la troisième place de Bernier (vainqueur la semaine d'avant), plusieurs pilotes se sont plaints à Lussier. Robidoux et Bernier sont les deux seuls pilotes en modifié à rouler avec un moteur Dodge et les autres réguliers de la classe, dont les voitures sont toutes équipées d'un moteur Chevrolet, se demandent s'ils ne bénéficient pas d'un quelconque avantage.

«On a 25 réguliers chez les modifiés, a repris Lussier. Et présentement, on en a deux qui sont heureux (Robidoux et Bernier, bien sûr) et 23 qui sont malheureux. Qu'est-ce qu'on fait? Est-ce qu'on laisse les choses aller au risque de perdre des pilotes ou est-ce qu'on réagit? On a décidé de réagir!»

Jeudi, DIRTcar, l'association de stock-car sur terre battue dont les règlements ont force de loi à Granby, a annoncé que les voitures de Robidoux et de Bernier devront peser 50 livres de plus que les autres à compter du prochain programme.

«C'est une décision arbitraire, c'est vrai, a avoué Lussier. Mais dans quelques semaines, les voitures de Kayle, de Steve et toutes les autres vont passer au dynamomètre afin de vérifier la force de moteur qu'elles dégagent. On saura alors exactement qu'est-ce qui en est.»

Bien sûr, Robidoux et Bernier n'étaient pas de bonne humeur lorsqu'on leur a demandé de réagir.

«C'est une injustice!», ont lancé les deux pilotes.

Robidoux a ajouté qu'il était en réflexion à savoir s'il participera au programme de vendredi.

«Honnêtement, je voyais venir les problèmes depuis un certain temps. J'ai connu une bonne fin de saison, l'an dernier, et ça a fait jaser. Et ça a continué à jaser encore cet hiver. Je me sens comme un automobiliste qui reçoit une contravention pour excès de vitesse dans une zone de 50 km/h alors qu'il roule à 40. Le policier a beau dire que je roulais à 60 km/h, je sais, moi, que je roulais à 40...»

Fin juillet, l'an dernier, la saison de Robidoux a pris un tournant positif lorsque les gens de DIRT lui ont permis de retrancher 100 livres au poids de sa voiture. Encore une fois, son moteur Dodge était en cause.

«DIRTcar l'a passé au dynamomètre et tout le monde a vu que mon moteur ne dégageait pas plus de force que celui de Chevrolet, a expliqué Robidoux. Ça a l'air qu'il va falloir recommencer le processus à nouveau...»

Les «braillards»

Bernier, lui, a parlé des «braillards qui polluent l'Autodrome».

«Je connais les braillards, je connais ceux qui paniquent après deux petites courses parce qu'ils n'aiment pas leurs résultats. Je vais être là au prochain programme et je vais leur montrer que même avec 50 livres de plus, je peux les battre. Et ils feront passer tous les tests qu'ils veulent à mon moteur, je sais que nous sommes tout à fait en règle!»

Les bolides de la série Empire Super Sprints ont beau débarquer en ville vendredi soir, les modifiés seront encore au centre de l'attention.

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