«Il faut que je continue» - Jean-Yves Phaneuf

Jean-Yves Phaneuf, accompagné de son épouse Jeannine, et... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Jean-Yves Phaneuf, accompagné de son épouse Jeannine, et du «Maurice» qu'il vient de remporter. «Si ce n'était pas d'elle, j'en aurais fait pas mal moins pour le soccer et je ne recevrais pas tous ces hommages», dit-il.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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(Granby) «Je suis ému. À chaque fois que je reçois une récompense, je pense à nos jeunes qui jouent au soccer et à tous ces bénévoles que j'ai côtoyés au fil des ans.»

Jean-Yves Phaneuf a ajouté un autre hommage à sa collection déjà impressionnante lorsqu'il a reçu un «Maurice» au 43e gala Sports-Québec, tenu mercredi soir au Stade olympique. Il a triomphé dans la catégorie «Action bénévole nationale Dollard-Morin».

«Honnêtement, j'étais nerveux en me rendant à Montréal, a avoué celui que tout le monde à Granby appelle Johnny. Et quand ils ont dit mon nom, ça m'a fait vraiment quelque chose, j'ai même eu besoin d'un peu d'aide pour aller chercher mon prix. J'ai toujours travaillé pour les jeunes, pas pour les trophées, mais ça reste toujours des moments spéciaux...»

C'est la deuxième fois que le père du soccer chez nous reçoit cet honneur prestigieux. La première fois, c'était en 1999.

«Comme à l'époque, ça veut dire que je serai reçu à l'Assemblée nationale et que je vais passer un beau week-end à Québec avec ma belle Jeannine...»

Il en parle souvent, de sa belle Jeannine. Avec raison, car elle l'a toujours supporté dans son bénévolat. Et ce sont des milliers de jeunes de Granby qui en ont profité.

«Si elle n'était pas là, je ne serais pas là non plus. Si ça n'avait pas été là, j'en aurais fait pas mal moins pour le soccer et je ne recevrais pas tous ces hommages. Ma femme, c'est mon amour et ce n'est pas n'importe qui!»

À son bureau

Une douzaine d'heures après avoir été honoré, Jean-Yves Phaneuf était de retour à son bureau. Jeudi matin, il préparait la conférence de presse du prochain Défi à l'entreprise et il avait des trucs à voir au sujet de son prochain Tournoi international Jean-Yves-Phaneuf. Bref, il n'arrête pas deux minutes, même à 79 ans.

«C'est certain que je pourrais m'assoir et regarder tranquillement la télé, a-t-il dit. Mais si je fais ça, je vais mourir dans six mois! Il faut que je continue. Pour ma santé physique et mentale, il faut que je continue.»

Tout de même, il prend un peu plus soin de lui qu'à une certaine époque.

«Avec Jeannine, je suis allé à Cuba il n'y a pas longtemps. Je travaille, mais je repose un peu aussi. Ne vous en faites pas trop pour moi...»

Le curriculum vitae sportif de Jean-Yves Phaneuf est aussi impressionnant que le nombre de récompenses qu'il a reçues. Mais ce dont il est le plus fier, encore et toujours, c'est d'avoir aidé une tonne de petits joueurs de soccer grâce à sa fondation.

«Je travaille pour les jeunes, a répété le membre du Temple de la renommée du soccer québécois. Les jeunes, c'est notre avenir. Rien de ce que je fais n'aurait du sens si ce n'était pas d'eux...»

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