Le retour du «vrai» Robidoux?

«Je veux gagner chacune des courses auxquelles je... (Joe Labrie)

Agrandir

«Je veux gagner chacune des courses auxquelles je participe. C'est juste que ça ne m'empêche pas de dormir ni avant, ni après une course», explique Kayle Robidoux, qui a néanmoins entrepris la saison en force vendredi dernier.

Joe Labrie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Granby) Les habitués de l'Autodrome Granby le savent : les dernières saisons n'ont pas été faciles pour Kayle Robidoux. Mais la deuxième place qu'il a arrachée, vendredi dernier, a fait dire à plusieurs que le vrai Robidoux est bel et bien de retour.

Le pilote de Saint-Constant est ainsi monté sur le podium après être parti 19e. Il n'a pas remporté la finale de 50 tours chez les modifiés, mais c'était tout comme à voir sa réaction.

«J'étais content et presque surpris, explique Robidoux. Après tout, j'avais obtenu des temps très ordinaires lors des essais chronométrés et ça avait été correct, sans plus, lors des qualifications. En finale, j'ai été aidé par tous les abandons qu'il y a eus. L'idée, c'était de survivre!»

Survivre. C'est aussi ce qu'il a tenté de faire au cours des deux dernières saisons, qu'il n'hésite pas à qualifier «d'années de merde».

«La roue a commencé à tourner vers la fin juillet, l'an dernier, quand les gens de DIRT ont accepté de revoir à la baisse le poids du moteur Dodge. Cent livres de moins, croyez-moi, ça fait toute une différence. Depuis, j'ai l'impression de lutter à armes égales avec les autres pilotes.»

Il a terminé au huitième rang du classement la saison dernière. Il appartient davantage au top 5.

«J'ai remporté le championnat en 2008 à Granby et ç'a été un beau moment. En même temps, ça n'a pas changé grand-chose à ma vie. Je ne suis pas devenu plus riche et personne ne m'a reconnu le lendemain matin au déjeuner au restaurant. Moi, honnêtement, je cours parce que j'aime courir et je ne fais pas une fixation avec le championnat.»

Mais dans la même veine, il a l'impression que Steve Bernier, vainqueur la semaine dernière, sera l'homme à battre cette saison.

«Steve met énormément de temps sur sa voiture. C'est un passionné. Et il commence à se sentir chez lui en modifié. Moi, je gagerais sur lui...»

Les courses... et le reste

Kayle Robidoux a 33 ans. Cette saison, il va courir à Granby et, quand ça va adonner, pour reprendre ses propres mots, à Drummondville et à Cornwall. Un jour, Stéphane Richer a dit qu'il n'y a pas que le hockey dans la vie. Robidoux, lui, vous dira qu'il n'y a pas que le stock-car.

«J'aime courir, mais j'aime aussi mon travail (l'entreprise familiale développe, fabrique et vend des pièces automobiles) et ma famille est importante, dit-il. Je suis de près la carrière en go-kart de mon fils Matthew et je me promène pas mal au Québec et dans l'État de New York avec lui. Les courses, c'est l'fun, mais c'est vrai qu'il y a autres choses dans ma vie.»

Ce n'est pas la première fois qu'il tient des propos du genre. Ce qui ne veut pas dire, précise-t-il, qu'il ne se défonce pas quand il enfile sa combinaison de pilote.

«Je veux gagner chacune des courses auxquelles je participe. C'est juste que ça ne m'empêche pas de dormir ni avant ni après une course. C'est ma façon de voir les choses et je ne l'impose pas à personne.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer