Le respect, l'obsession des Prédateurs

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C'était la fête, dans le vestiaire des Prédateurs, à la suite de la conquête de la coupe du Président. Mais le travail était loin d'être fini...

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(Granby) Les Prédateurs venaient de vaincre les Petes de Peterborough et de remporter la Coupe Memorial. En entrevue au Réseau des sports, le directeur général Jean-Claude Morrissette, heureux et ému, a lancé: «On est là! Le Québec, on est là!»

La scène a marqué. Elle était tellement significative. Après 25 ans, la coupe Memorial revenait enfin au pays de Maurice Richard.

«On est débarqués au tournoi en pleine confiance, explique Michel Therrien. On était confiants, mais le reste du Canada ne nous respectait pas encore. C'est normal puisque le Québec n'avait rien gagné depuis si longtemps...»

Gagner le respect, les Prédateurs en ont fait une obsession en 1995-96. Mais cette obsession les a amenés loin. Jusqu'au bout, en fait. Ils avaient le talent, mais ils avaient aussi l'attitude.

«Ce n'est pas juste un trophée que l'on allait chercher à Peterborough, c'était le respect, explique Martin Chouinard, le meilleur marqueur des Prédateurs en 1995-96. Le respect pour nous, pour Granby, pour le Québec et pour notre ligue.»

Il fallait néanmoins avoir ce qu'il fallait pour montrer au reste du Canada que le Québec méritait d'être respecté.

Bons partout

«On était bons partout, à toutes les positions, souligne Xavier Delisle. On était forts en avant, en défense et devant le filet. En attaque, c'était quasiment impossible de faire la différence entre le premier, le deuxième et le troisième trio tellement on avait de la profondeur.»

Les Prédateurs, notamment grâce au travail du préparateur physique Stéphane Dubé, étaient aussi en forme. Ils avaient du souffle. Ce qui a fait la différence plus d'une fois.

«Si, en troisième période, on était en arrière par un but, on savait qu'on allait gagner, se rappelle Philippe Audet. On finissait toujours nos matchs en force parce que nous étions en shape.»

Mais les uns après les autres, les joueurs des Prédateurs affirment encore, 20 ans plus tard, que c'est cette mentalité de gagnant instaurée par l'entraîneur Michel Therrien et les frères Morrissette, les propriétaires de l'équipe, qui a été la raison première du succès du club.

«Michel et les Morrissette sont débarqués à Granby en tenant un discours totalement différent de ce qu'on avait connu avec les Bisons (les ancêtres des Prédateurs), note le gardien Frédéric Deschênes, qui a récolté deux blanchissages au tournoi de la Coupe Memorial. Entendre parler de Coupe Memorial et de victoires et rien d'autre, c'était nouveau. Mais j'ai embarqué. On a tous embarqué. Et on a tout gagné.»

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