Blue Jays: Joe Biagini réalisera un rêve à San Francisco

Joe Biagini, des Blue Jays, réalisera un rêve... (La Presse Canadienne)

Agrandir

Joe Biagini, des Blue Jays, réalisera un rêve en lançant au stade de AT&T Park de San Francisco.

La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Melissa Couto
La Presse Canadienne
Toronto

Joe Biagini s'est toujours imaginé lançant au AT&T Park de San Francisco portant l'uniforme des Giants. Il aura la chance de réaliser au moins la moitié de ce rêve au cours des prochains jours.

Biagini, choix de repêchage des Giants qui effectue actuellement ses premiers pas dans les Majeures dans l'enclos de relève des Blue Jays de Toronto, a grandi à moins de 70 kilomètres du AT&T Park, où son club disputera ses trois prochains matchs.

Assis dans le tunnel menant de l'abri des Blue Jays à leur vestiaire au Rogers Centre la semaine dernière, Biagini, dont la personnalité excentrique fait de plus en plus jaser, est devenu très sérieux au moment de parler de son retour à la maison.

«Ma conception du baseball a en grande partie été conçue par les Giants et l'AT&T Park, a-t-il dit. En étant repêché par les Giants, j'ai souhaité y jouer un jour. Ironiquement, je suis à peu près aussi loin que possible de San Francisco, mais j'espère avoir l'occasion de lancer dans la série et j'en suis très excité.»

Les Jays ont réclamé le droitier de 25 ans lors du repêchage complémentaire de la règle no 5 en décembre dernier et l'ont inséré à leur formation des Majeures après le camp d'entraînement même s'il n'avait jamais lancé au-delà du niveau AA.

Les joueurs réclamés dans ce repêchage coûtent 50 000 $ US chacun à leur nouvelle formation. S'il est retiré de la formation des 25 joueurs à quelque moment que ce soit dans la saison, son ancienne équipe peut le racheter pour la moitié de cette somme.

Bien que Biagini affirme être très heureux à Toronto - «ce repêchage de la règle no 5 a plutôt bien tourné pour moi» - il admet que son passage chez les Giants avait une grande valeur sentimentale.

Son père, Rob, a joué deux saisons au sein de cette organisation dans les années 1980 avant de s'établir dans la région et d'élever sa famille en compagnie de sa conjointe, Michele.

Les deux seront au AT&T Park cette semaine, comme ils étaient à Dunedin, en Floride, pour assister au premier match de Joe avec les Jays au camp d'entraînement, ainsi qu'au Rogers Centre pour ses débuts dans le Baseball majeur, le 8 avril.

«Mon père est un grand fan des Giants, alors, peut-être qu'il ne sera pas derrière moi cette semaine, a blagué Biagini. Je suis très près de lui et ce sera une autre facette de toute cette expérience, qu'il vienne me voir jouer au stade où il avait l'habitude de m'amener quand j'étais jeune. J'espère qu'il saura rester concentré, qu'il n'y aura pas trop de mouettes autour du stade pour le déranger.»

Quand on lui a demandé combien d'amis de Sunnyvale, en Californie, feront le court trajet jusqu'au stade, Biagini ne pouvait donner une réponse précise.

«Je me suis mis quelques personnes à dos dans le temps, alors je ne sais pas combien vont se présenter, a-t-il lancé, sarcastique. Mais oui, j'ai reçu quelques messages de vieux amis, des gens de mon église, de mon école secondaire, de l'université, même des sans-abri qui sont devenus des amis au fil du temps.»

Scott Efting, son professeur d'éducation physique au secondaire, sera sur place pour le match de mercredi, tandis que Stephanie Kellner, marqueuse officielle des matchs de son équipe secondaire, espère pouvoir s'y rendre. Joe Maemone, le directeur athlétique de son école secondaire King's Academy, ne pourra pas y être, mais il dit que ça a été «stupéfiant» de pouvoir suivre Biagini à la télévision.

«Au secondaire, Joey aurait été considéré comme ayant peu de chances de se rendre jusqu'aux Majeures, a indiqué Maemone. Il était grand, dégingandé, pas très fort et très honnêtement, tout juste au-dessus de la moyenne pour un joueur secondaire. Ça démontre ce que la confiance, le travail acharné et la persévérance peuvent faire.»

Biagini n'a pas de souvenir préféré du AT&T Park, du moins, pas encore. Mais il se rappelle le vent frais, la vue sur la baie et ses gens.

«Quand le stade a ouvert ses portes, j'étais très excité de m'y rendre, car je trouvais que c'était un endroit fantastique pour regarder un match. Souhaitons que ce soit un endroit super pour en jouer un également.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer