Stéphane Mondou largue les Inouk

Le directeur général des Inouk, Stéphane Mondou, a... (Archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Le directeur général des Inouk, Stéphane Mondou, a démissionné au terme de sa première saison à la barre de l'équipe, invoquant, entre autres, des tensions intestines au sein de l'organisation.

Archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Plusieurs visages vont changer chez les Inouk la saison prochaine. Outre le fait de dénicher des recrues lors du repêchage de la Ligue de hockey junior du Québec (LHJQ) en juin à Granby, l'équipe devra aussi trouver un nouveau directeur général, car Stéphane Mondou vient de démissionner, a appris La Voix de l'Est.

Le hockey est un univers effervescent et Stéphane Mondou en est bien conscient. Malgré une fin de campagne positive chez les Inouk, les tensions intestines au sein de l'organisation ont poussé le DG à tirer sa révérence. «Ça a été une saison couronnée de succès. Mais à l'envers de tout ça, j'ai dû mener des combats qui ont laissé des traces, a illustré en entrevue Stéphane Mondou. J'avais le sentiment que je n'étais peut-être plus le bienvenu [chez les Inouk]. (...) Dans mon for intérieur, c'était un retour à Granby que je souhaitais. Mais tu ne peux pas avoir des bâtons dans les roues à même ton organisation.»

Appelé à préciser la teneur des différends qui l'ont mené à démissionner, Mondou a évoqué la «lourdeur» de son travail lors de difficultés pécuniaires temporaires de l'entreprise. «Un moment donné, il a fallu personnellement que je finance les activités de l'équipe. En janvier, février, j'ai remis ma lettre de démission. (...) Je devais payer les restaurants des joueurs, le tape et j'ai même avancé de l'argent à un "assistant coach" parce qu'on ne lui donnait pas son dû. Me rembourser ne semblait pas une urgence, a-t-il dit. Finalement [les dirigeants] ont réglé cette situation et c'est pour ça que j'ai continué.»

L'organisation des Inouk est-elle en bonne santé financière? «La fin de la saison, avec les séries éliminatoires, a été très bénéfique pour l'équipe [au niveau des revenus], a fait valoir M. Mondou. Il y a eu un moment difficile et c'est moi qui en ai subi les conséquences.»

Contrat

Selon Stéphane Mondou, le fait de tarder à reconduire son contrat a pesé lourd dans la balance. «À la fin de la saison, j'ai rencontré Marco Bernard [président des Inouk] pour discuter du renouvellement de l'entente. Il devait me revenir la semaine suivante. Puis, ça pouvait être deux semaines plus tard. J'avais une certaine frustration. Les attentes sont élevées pour la prochaine saison, a indiqué celui qui a été élu meilleur DG de la LHJQ au terme de sa première saison avec les Inouk, en mars dernier. Et là, on perd du temps à renouveler une entente aux mêmes conditions que l'an passé, alors que ça aurait dû être fait avant les séries.»

À quoi peut-on s'attendre pour Stéphane Mondou la saison prochaine? «J'ai décidé de passer à autre chose avec les Inouk. Est-ce que je vais prendre ma retraite ou si je vais aller avec une autre équipe? C'est trop frais pour décider», a-t-il dit, précisant que «deux équipes ont de l'intérêt» pour ses services. «J'ai discuté avec un des actionnaires qui a parlé à Marco Bernard samedi [dernier] pour lui dire que j'étais sollicité d'autre part», a-t-il souligné.

Divergence

Appelé à commenter au sujet de la démission de Stéphane Mondou, le président des Inouk a indiqué que «ce n'est pas une situation qui enchante l'organisation». «On va se retourner comme c'est arrivé par le passé, a-t-il dit, soulignant que Mondou est encore sous contrat jusqu'à la fin mai. On va continuer d'avancer avec des gens qualifiés.»

Mis au fait des propos du DG démissionnaire voulant qu'il ait dû injecter de l'argent personnel pour soutenir l'organisation, Marco Bernard a tenu à corriger le tir. «Il n'est aucunement question que M. Mondou ait eu à débourser de sa poche quoi que ce soit, a-t-il tranché. Si jamais il a eu à le faire parce qu'il était sur la route pour acheter des lunchs aux joueurs, il était remboursé toutes les fois.»

Le président des Inouk a toutefois concédé que plusieurs accrochages ont eu lieu au cours de la saison entre les dirigeants de l'organisation et l'entraîneur-chef David Lapierre. «Comme dans n'importe quelle famille, s'il n'y a pas de différends, c'est que des gens plient sur des valeurs qui ne sont pas les [leurs].»

La décision inopinée de Stéphane Mondou de quitter le navire laisse croire à Marco Bernard qu'il avait un «double agenda». «La dernière discussion que j'ai eue avec M. Mondou a eu lieu il y a 10 jours environ. Je lui avais signifié que d'ici deux semaines, on aurait une réunion avec les propriétaires de l'équipe et que je recommanderais la poursuite [de son contrat]. Et lundi, j'ai eu un courriel me disant qu'il ne désirait plus continuer. Il aurait préféré qu'on lui confirme [son retour] sans parler aux propriétaires, a-t-il déploré. Mais à Granby, ce n'est pas comme ça qu'on fait les choses.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer