La plus belle édition des Inouk?

Rarement une équipe a-t-elle mérité autant de respect... (Julie Catudal, archives La Voix de l'Est)

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Rarement une équipe a-t-elle mérité autant de respect en vertu de la résilience dont elle a fait preuve et en vertu du chemin qu'elle a parcouru alors que tout semblait jouer contre elle.

Julie Catudal, archives La Voix de l'Est

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Il y a deux ans, les Inouk ont remporté la Coupe Napa, symbole de suprématie dans la Ligue de hockey junior du Québec. Non, impossible de demander plus à une équipe. Mais voilà, la question se pose tout de même: la cuvée 2015-2016 des Inouk est-elle la plus belle de l'histoire des 11 saisons de l'équipe?

Ils n'ont rien gagné, les Inouk de 2015-2016. Ni la Coupe Napa, ni le championnat de la saison régulière, ni même le championnat de leur section. Mais rarement une équipe a-t-elle mérité autant de respect en vertu de la résilience dont elle a fait preuve et en vertu du chemin qu'elle a parcouru alors que tout semblait jouer contre elle.

Parce que les Inouk étaient jeunes et qu'ils avaient peu d'expérience, j'avais prédit une saison difficile à l'équipe. Et tout au long de la saison, à chacune des fois que la formation étonnait, un dirigeant de l'équipe ou un joueur se faisait un malin plaisir de me rappeler ma prédiction. Ça devenait tannant à la longue, mais c'était de bonne guerre.

En remportant 32 victoires en 55 matchs du calendrier régulier, les Inouk ont fait énormément plus que ce à quoi tout le monde s'attendait. En se moquant des Mustangs de Vaudreuil-Dorion à leur premier tour des séries, ils ont encore surpris. Et en venant à bout des puissants Montagnards de Sainte-Agathe en demi-finale, ils ont carrément renversé le petit monde de la LHJQ.

Contrairement à ce que David Lapierre et ses joueurs ont raconté, je suis convaincu qu'il ne restait plus d'essence dans le réservoir des Inouk. S'ils ont laissé beaucoup d'énergie et d'émotion dans la série face aux Montagnards, ils en ont laissé tout au long de la saison à constamment repousser leurs limites. À constamment démontrer que les observateurs avaient tort dans leurs analyses.

Se battre, toujours se battre pour se prouver, ça use.

Ceci dit, les Inouk se sont inclinés face à une superbe machine de hockey, comme le soulignait le capitaine Jérémy Brown. Et Pierre Petroni a beau être détesté à Granby, il faut avouer qu'il ne rate jamais son coup quand il a les mains pleines. Le Collège Français était la meilleure des deux équipes en finale.

La plus grande victoire de Lapierre

Il est toujours difficile de dire jusqu'à quel point un entraîneur a son mot à dire dans les succès ou les insuccès de son équipe. Mais une chose est claire: David Lapierre a accompli du travail exceptionnel, cette saison, derrière le banc des Inouk.

Lapierre aura été un enseignant hors pair pour ses jeunes joueurs. Mais sa plus grande victoire aura été d'amener ses patineurs à croire en eux, à croire qu'ils pourraient élever les Inouk au rang d'une des meilleures équipes de la LHJQ. Le défi était de taille.

Lapierre aura assurément la chance d'exercer son métier à un niveau supérieur. Reste simplement à savoir quand.

En attendant, il a raison d'être fier de ce que ses joueurs et lui ont réalisé cette saison.

Non, les Inouk de 2015-2016 n'étaient pas aussi puissants que les champions de la Coupe Napa d'il y a deux ans. Mais ce qu'ils ont accompli, contre toute attente, fait en sorte qu'ils doivent être considérés comme une des grandes éditions de l'histoire de l'équipe.

Assurément pas la meilleure. Mais peut-être, peut-être bien même, la plus belle.

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