«Oui, j'en suis absolument convaincu!»

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«Une manifestation d'une envergure comme celle-là ne s'organise pas sans heurts. S'il n'y avait pas de problèmes, on n'aurait pas besoin d'un DG !», a lancé Luc Fournier, le directeur général du comité organisateur des Jeux équestres mondiaux de Bromont.

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(Bromont) Luc Fournier en est convaincu. Malgré les embuches et malgré une certaine résistance de la part de la population locale, Bromont présentera les Jeux équestres mondiaux en août 2018.

«Oui, j'en suis absolument convaincu!, a lancé le directeur général du comité organisateur des Jeux en conférence de presse mardi matin au Château Bromont. Si je n'en étais pas certain, c'est pas compliqué, je ne serais pas là devant vous.»

Luc Fournier avait réuni la presse locale afin de faire le point sur l'organisation de l'événement. En clair, il voulait démontrer que les choses ne vont pas si mal que ça, qu'elles vont même plutôt bien.

«Une manifestation d'une envergure comme celle-là ne s'organise pas sans heurts. S'il n'y avait pas de problèmes, on n'aurait pas besoin d'un DG! Rappelez-vous ce qu'on disait des Jeux olympiques de Rio deux ans et demi avant la présentation de l'événement: ce n'était que du négatif et on prévoyait la pire des catastrophes. Pourtant, Rio aura ses Jeux au mois d'août et il semble bien que ce sera de beaux Jeux.»

Et le timing de la conférence de presse était parfait. La veille, Investissement Québec avait annoncé aux organisateurs de l'événement qu'il allait injecter 5 millions$ dans le programme d'immobilisation des Jeux. De l'argent qui, essentiellement, servira à la construction du manège intérieur où certaines compétitions auront lieu.

«C'est vrai que la construction d'un manège n'est pas essentielle à la présentation des Jeux, a souligné M. Fournier. Mais moi, je pense qu'il faut laisser quelque chose derrière nous. Sans legs, ça ne vaut pas la peine. Sans legs, je ne sais même pas si j'aurais embarqué dans l'aventure.»

Pas en retard

Un peu tout le monde a l'impression que l'organisation des Jeux équestres mondiaux a pris du retard, qu'août 2018 va arriver trop vite. Luc Fournier n'est pas d'accord.

«J'ai parlé encore dernièrement aux responsables des Jeux de Normandie (2014) et je peux vous assurer que, à deux ans et demi de l'événement, nous sommes en avance sur où ils en étaient au même moment. Les choses vont bon train.»

Il a fait un parallèle avec les Jeux du Canada de Sherbrooke de 2013, un des nombreux événements d'envergure dont il a été à la tête.

«Le dossier des commandites des Jeux de Sherbrooke a été finalisé environ trois mois avant la présentation de l'événement. Alors, ne me dites pas que nous sommes en retard à deux ans et demi de l'arrivée des chevaux chez nous!»

Dans la même veine, M. Fournier a comparé les préparatifs en vue de la présentation des Jeux équestres mondiaux à la construction d'une maison.

«On a toujours hâte de décider de la couleur de la peinture que l'on va mettre sur les murs, du type de rideaux qu'on va poser, des trucs l'fun du genre. Mais avant d'en arriver là, il faut faire le solage, il faut partir du début. On en est là. Le financement, les affaires du genre, ce ne sont pas les éléments les plus sexy, c'est vrai, mais il faut passer par là.»

De l'essence

L'automne dernier, a rappelé Luc Fournier, ils étaient nombreux à prévoir la mort pure et simple des Jeux équestres mondiaux de 2018 à Bromont. Une prédiction qui a eu l'effet de motiver le DG.

«J'entendais ces gens qui disaient: "Aux Fêtes, le projet va être mort et enterré". Mais nous sommes encore là. Et nous serons bel et bien là du 12 au 26 août 2018, je vous le dis.»

Les chevaux ne fonctionnent pas à l'essence, mais selon M. Fournier, les Jeux équestres mondiaux en ont besoin pour avancer dans leur organisation. L'essence, c'est l'argent. Et ça reste le nerf de la guerre.

«Mais là, on commence tranquillement à remplir le réservoir. Des nouvelles comme celle qu'on vient de recevoir d'Investissement Québec nous permettent de régler un problème et puis un autre.»

«C'est beau, un cheval, c'est beau, le sport... (photo archives La Voix de l'Est) - image 2.0

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«C'est beau, un cheval, c'est beau, le sport équestre. Et c'est vrai que c'est ce qu'il faut vendre aux gens», a admis Luc Fournier.

photo archives La Voix de l'Est

Un mea-culpa à faire

Luc Fournier l'avoue: les promoteurs des Jeux équestres mondiaux de Bromont doivent faire leur mea-culpa. S'il y a de la résistance dans la population locale et s'il ne semble n'y avoir que peu d'intérêt dans la région, c'est probablement de la faute des organisateurs.

«On a peut-être mal vendu le projet, a-t-il dit. Il y a de l'inquiétude par rapport au financement et par rapport à l'environnement et au développement durable, et c'est notre travail de rassurer les gens. Il faut travailler plus fort de ce côté-là...»

Mardi, le directeur général de Bromont 2018 a parlé de passion, d'un rêve. C'est la première fois qu'on entendait ces mots depuis le début de l'aventure des Jeux équestres mondiaux.

«C'est beau, un cheval, c'est beau, le sport équestre, a-t-il repris. Et c'est vrai que c'est ce qu'il faut vendre aux gens.»

En même temps, M. Fournier a souligné que 800 personnes avaient déjà sollicité un poste de bénévole au sein de l'organisation. «Il me semble que ça veut dire quelque chose. Peut-être que la majorité silencieuse est de notre côté, finalement.»

Parler de sport

Luc Fournier a hâte de parler de sport, véritablement de sport.

«En fait, j'ai très hâte de parler d'autre chose que d'argent. Mais je le répète, il faut passer par là. Mais j'ai hâte qu'on dévoile la programmation, j'ai hâte qu'on parle des cavaliers et des chevaux qui seront chez nous. Là, la passion va prendre toute la place.»

Et à ceux qui considèrent Bromont et la région trop petites pour accueillir un évènement comme celui des Jeux équestres mondiaux, Luc Fournier a répliqué en citant l'exemple de Lillehammer.

«Lillehammer, petite ville de Norvège, a présenté les plus beaux Jeux olympiques d'hiver de l'histoire en 1994. Et Lillehammer est située loin d'Oslo, la capitale et grand centre de Norvège. Nous, nous sommes près de Montréal et de Sherbrooke. Honnêtement, on a tout pour réussir et pour recevoir le monde de belle façon.»

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