Les Braves s'inclinent deux fois face au V. Boutin

Les Braves se sont inclinés 7-1 face au... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Les Braves se sont inclinés 7-1 face au V. Boutin de Plessisville, dimanche soir, à l'aréna Madeleine-Auclair.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Farnham) Les Braves de Farnham se retrouvent en bien mauvaise posture après avoir perdu les deux premiers matchs de la finale devant leurs partisans. Ils se sont inclinés coup sur coup 8-4 et 7-1 face au V. Boutin de Plessisville en fin de semaine.

Le V. Boutin, qui les a talonnés tout au long du calendrier régulier dans la Ligue de hockey junior AA Estrie-Mauricie, mène donc la série 2-0. Il y a péril en la demeure puisque Plessisville aura aussi la chance de disputer les deux prochains duels à domicile.

En somme, on peut certainement parler d'une fin de semaine à oublier pour les Braves. Leur entraîneur-chef Patrick Bergeron, qui était clairement de mauvais poil après le revers de 7-1 encaissé dimanche, voyait toutefois les choses d'un autre oeil.

«Non. Il faut s'en souvenir parce qu'on a carrément été battus par une meilleure équipe. Une équipe qui avait plus de détermination, une équipe qui était prête à faire les choses qu'il faut pour gagner un match de séries, ce qu'on n'a pas fait du tout de notre côté. Point à la ligne.»

Si les Braves avaient bien géré leurs émotions contre Nicolet en demi-finale, il en est allé autrement face au V. Boutin. Autant samedi que dimanche, ils ont semblé baisser rapidement les bras après avoir vu leurs adversaires prendre les devants.

Pire encore, leur frustration a fait place à de l'indiscipline, ce qui n'a fait que faciliter le travail du V. Boutin, qui a marqué rien de moins que 15 buts en deux matchs. Un départ rêvé pour eux, mais un véritable cauchemar pour les Braves.

«Ça a été un copier-coller lors des deux matchs. Aussitôt que ça a commencé à tourner en leur faveur, on a commencé à faire preuve d'indiscipline. Au lieu de trouver des solutions, on a essayé de jouer aux fier-à-bras, ce qu'on ne peut pas faire contre une équipe comme ça. Ils ont les moyens de nous faire payer le prix et c'est ce qu'ils ont fait», a noté Bergeron.

Ne pas céder à la frustration

Alors que Bergeron parlait d'une saine rivalité entre les deux équipes à l'aube de la finale, les Braves semblent plutôt avoir la mèche courte face au V. Boutin.

Après avoir fait 1-0 tôt en première période dimanche, le V. Boutin est vite rentré dans la tête des joueurs de Farnham à la suite de quelques coups de bâton et d'insultes échangés des deux côtés lors des arrêts de jeu.

«Quand un problème est là depuis le début de l'année, le mot se passe dans la Ligue. Ils nous picossent, ils nous parlent, ils nous trash-talk. Nous autres, on embarque dans ce genre de game là et on voit aujourd'hui (dimanche) les résultats que ça donne», a déploré Bergeron.

«On peut s'en sortir contre une équipe qui a moins de profondeur, mais pas face à une équipe comme ça qui a prouvé tournoi après tournoi qu'elle faisait partie de l'élite du Québec», a-t-il ajouté.

Profitant de nombreux avantages numériques, Plessisville s'est rapidement bâti une avance de 4-0. David Grégoire a inscrit le seul but des Braves, réduisant l'écart à 4-1 avec neuf secondes à faire à la deuxième période. V. Boutin est toutefois revenu à la charge avec trois buts lors du dernier tiers.

Alex Corriveau a mené l'offensive de Plessisville, lui qui a récolté un tour du chapeau. Charles-Olivier Lajoie n'a pas eu grand-chose à se reprocher devant le filet des Braves. Son vis-à-vis, Steven Brassard, n'a pas été très sollicité, mais a fait quelques arrêts clés pour le V. Boutin.

Un affrontement crucial

Le prochain match s'annonce crucial puisqu'un retard de 3-0 serait très difficile, voire impossible à surmonter. «On a les deux pieds au bord du gouffre. Maintenant, il faut éviter de manger un coup de pied dans le chest et de tomber en bas», a imagé Bergeron.

Selon lui, les Braves doivent simplement revenir à ce qu'il leur a permis de connaître du succès cette saison. «Il faut aller là-bas et se battre de la bonne façon. Jouer les fier-à-bras, ça n'a jamais été notre marque de commerce. Ce n'est pas de cette façon qu'on gagne des matchs. Si on ne trouve pas de solution, ça va aller vite.»

«On est une équipe de hockey qui utilise la vitesse, qui bouge la rondelle et qui est déterminée, mais présentement, l'autre équipe a l'avantage de ce côté. On va se présenter pour aller chercher les deux matchs à Plessisville et ramener les pendules à zéro. C'est la seule chose qui nous reste à faire. Le prochain match, on ne peut pas se permettre de l'échapper», a indiqué Bergeron.

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