«Un club bâti pour le senior»

Selon le capitaine Mathieu Asselin, les Maroons vont... (Julie Catudal)

Agrandir

Selon le capitaine Mathieu Asselin, les Maroons vont se frotter à une équipe qui ne lâche jamais.

Julie Catudal

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Waterloo) Le capitaine des Maroons, Mathieu Asselin, connaît plutôt bien le Condor de Saint-Cyrille, l'adversaire de son équipe en demi-finale de la Ligue de hockey senior de la Mauricie. Et parce qu'il le connaît bien, il s'attend à ce que ses coéquipiers et lui en aient plein les bras à compter de vendredi soir.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, la série au meilleur de sept matchs débute à Saint-Cyrille... même si les Maroons ont l'avantage de la glace. Les rencontres no. 2 (samedi), 4 et, si nécessaire, 6 et 7 seront présentées à l'aréna Jacques-Chagnon.

«Ça va faire drôle de commencer sur la route quand on a l'avantage de la patinoire, mais dans le senior, tout est possible!, lance en riant Asselin. Par contre, qu'importe l'endroit où on joue, nous devrons être prêts. Car de l'autre côté, ils vont l'être!»

La saison dernière, alors que les Maroons évoluaient dans la Ligue des Cantons-de-l'Est, Asselin a disputé une dizaine de matchs avec le Condor. Des joueurs comme lui qui se promenaient entre les deux circuits, il y en avait une tonne.

«Ce n'est pas tout à fait la même équipe, mais l'identité du club reste la même. C'est une formation bâtie pour le senior: elle a du talent, mais elle est aussi capable de brasser et d'intimider. Également, c'est une équipe qui ne lâche jamais. Non, ça ne sera pas facile...»

Bien qu'il connaisse bien le Condor, Asselin n'aura pas de message particulier pour ses coéquipiers.

«Dans cette ligue, tout le monde connaît tout le monde. Jonathan Dick, un des meilleurs joueurs du Condor, est un ancien des Maroons. Ce que je vais dire à mes coéquipiers, c'est qu'il va falloir commencer chacun des matchs en force et faire preuve de discipline.»

Mais le no. 23 des Maroons a confiance en son équipe.

«On a du talent, on veut gagner et j'ai beaucoup aimé de la façon dont on a terminé notre série contre Lac-Mégantic. On parle souvent de notre attaque, mais je suis très impressionné par le travail effectué par les gars en arrière (le gardien Olivier Laliberté et ses défenseurs) depuis le début des séries.»

Heureux à Waterloo

Mathieu Asselin, un ancien de l'Océanic de Rimouski et des Inouk, en est à sa cinquième saison avec les Maroons. L'athlète d'Acton Vale, qui est âgé de 25 ans, semble heureux dans l'uniforme waterlois.

«On a toujours une belle équipe, j'habite tout près et, en plus, je joue avec mon frère Kevin, explique-t-il. À l'heure où on se parle, je suis très heureux ici.»

Mais il avoue qu'il le sera encore davantage si les Maroons soulèvent à nouveau le gros trophée dans quelques semaines.

«Gagner, tout gagner, y'a rien de mieux que ça. Après avoir triomphé dans la Ligue des Cantons-de-l'Est, ce serait extraordinaire de répéter dans la Ligue de la Mauricie. À mon avis, on a ce qu'il faut pour réussir.»

Après avoir amassé une douzaine de points en 19 matchs au cours du calendrier régulier, Asselin a été limité à un but en cinq rencontres dans la série face au Turmel.

«On aimerait toujours en faire plus, mais l'important, la seule chose qui compte, c'est la victoire», tranche le capitaine.

Les Maroons ne voulaient pas perdre leur samedi soir

Le premier match de la série opposant les Maroons au Condor aurait pu être disputé à l'aréna Jacques-Chagnon vendredi soir. Mais il aurait commencé à 21 h 30!

«Les dirigeants de la Ligue de hockey senior de la Mauricie veulent absolument que les demi-finales se jouent sur un maximum de trois week-ends, ce qui devient impossible à partir du moment où on commence la série le samedi et que le duel se prolonge au-delà de cinq matchs, explique l'entraîneur et directeur général des Maroons, Michel Deschamps. L'aréna Jacques-Chagnon aurait été disponible vendredi, mais pas avant 21 h. Est-ce qu'on avait envie de convier nos partisans à une rencontre à 21 h 30 et, du même coup, perdre notre samedi soir? La réponse est non.»

 Le calendrier très particulier de cette série fera en sorte que les Maroons vont disputer les matchs no. 6 et 7 à domicile, ce qui est un avantage plutôt intéressant. Par contre, c'est un dernier week-end de trois matchs en autant de jours qui attendra les deux équipes si jamais la série se rend à la limite.

 «J'espère qu'on ne se rendra pas jusque-là, reprend Deschamps. Mais tout le monde sait que ça s'annonce difficile.»

 Deschamps respecte le Condor, en particulier ses attaquants Jonathan Dick, Mathieu Tremblay et Alec-Jon Banville et son gardien Alexandre Rajotte.

 «Saint-Cyrille a plus de profondeur que Lac-Mégantic. C'est une meilleure équipe que le Turmel. Il va falloir élever notre jeu d'un cran.»

 Les Maroons débarqueront à Saint-Cyrille avec essentiellement la même formation que lors du dernier match à Mégantic, si ce n'est que Mike Ménard va céder sa place à Mathieu Papineau, qui était suspendu un match.

 «Mike a fait son travail à Mégantic. Et il n'est pas impossible qu'on le revoie éventuellement», précise Deschamps.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer