Ces imprévisibles Inouk

«On a passé la saison à travailler comme... (Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

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«On a passé la saison à travailler comme des fous pour prouver notre valeur. Et on va encore se battre pour le faire en séries», affirme l'entraîneur-chef des Inouk, David Lapierre.

Alain Dion, archives La Voix de l'Est

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David Lapierre a lâché un coup de fil au bureau au lendemain de la défaite de ses Inouk aux dépens des Braves de Valleyfield. Et l'appel n'a eu beau durer que cinq minutes, le coach a été très intéressant.

«C'est vrai que nous venons d'offrir deux performances décevantes et que nous jouons du hockey plus ordinaire depuis un certain temps, a-t-il commencé par dire. Mais il ne faut pas oublier que personne ne voyait l'équipe connaître la campagne qu'elle connaît. Des défis, nous en avons relevé plusieurs cette saison. Et nous sommes mûrs pour un nouveau: celui des séries éliminatoires.»

 Lapierre est ce qu'on appelle un «players coach». Il est proche de ses joueurs et ça lui en prend beaucoup, mais vraiment beaucoup, pour les «planter», publiquement du moins. Même mardi, tout en admettant qu'il était inacceptable que ses hommes aient encore levé le pied, il a tenté de les protéger en parlant d'une réaction «humaine».

 Il est vrai que les Inouk savent déjà depuis longtemps qu'ils affronteront les Mustangs de Vaudreuil-Dorion en séries et que le seul véritable enjeu était de savoir quelle équipe aurait l'avantage de la patinoire. Un enjeu qui, manifestement, n'allumait pas les joueurs de la troupe granbyenne. Et parce qu'ils n'étaient pas allumés, ils ont pris de mauvaises habitudes au cours des dernières semaines.

 Il y a d'abord eu cette fameuse défaite de 10-1 à domicile contre Chambly. Puis un revers de 11-10 à Princeville. Puis deux défaites à Valleyfield et une victoire arrachée de peine et de misère à Gatineau. À chaque fois contre des équipes inférieures au classement. Et enfin, ces deux contre-performances contre Vaudreuil-Dorion et Valleyfield.

 Au début de la semaine passée, j'écrivais que les Inouk semblaient en mode séries à la suite de victoires convaincantes remportées à Terrebonne et à Princeville. Tout d'un coup, ça augurait bien. Mais il y a eu ces très plates défaites face aux Mustangs et aux Braves, à la maison en plus.

 «Je ne suis pas inquiet, a répété Lapierre lorsque je lui ai fait la nomenclature de la série de mauvais matchs disputés par sa troupe depuis six semaines. C'est évident que j'aurais préféré qu'on entre en séries après avoir fini la saison en jouant du gros hockey, mais je sais que les gars seront prêts quand la cloche annonçant le début des éliminatoires va sonner. Je dirige des joueurs travaillants, des joueurs qui ont à coeur la cause de l'équipe et de bonnes personnes.»

 Tant mieux si le coach n'est pas inquiet. Et tant mieux, surtout, s'il ne faut pas s'inquiéter. Mais il n'en demeure pas moins que les Inouk ne jouent pas du bon hockey présentement et qu'ils disputeront leur premier match des séries dans une dizaine de jours.

Faire mentir

 Au fil de la saison, les Inouk sont devenus une équipe imprévisible. En fait, ils ont passé la campagne à nous faire mentir.

 Lorsque la saison a commencé, l'auteur de ces lignes leur a prédit les pires misères. Quand ils se sont mis à gagner, j'ai écrit qu'ils venaient juste à bout des p'tits clubs. Et quand ils se sont mis à battre les gros clubs comme les p'tits et que j'ai affirmé que les Inouk pouvaient se permettre de rêver aux grands honneurs, les victoires ont commencé à se faire plus rares.

 «On a passé la saison à travailler comme des fous pour prouver notre valeur, a repris David Lapierre. Et on va encore se battre pour le faire en séries.»

Une partie du problème se trouve peut-être là. Les Inouk sont-ils fatigués mentalement? Avoir constamment à démontrer sa valeur, ça peut être épuisant.

 Ou sont-ils tout simplement satisfaits? Ont-ils l'impression d'avoir fait ce qu'ils avaient à faire? Après 54 matchs, après tout, leur fiche de 31 victoires, 20 défaites et trois défaites en bris d'égalité est TELLEMENT supérieure à ce qu'on prévoyait.

 Fatigués ou encore satisfaits? Ou simplement mûrs pour un nouveau défi? On aura la réponse assez vite.

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