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Martin Jacques s'en souviendra: il a eu la mâchoire fracturée à trois endroits en arbitrant au tournoi bantam

«Je suis K.O. pour au moins six semaines.... (photo Julie Catudal)

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«Je suis K.O. pour au moins six semaines. J'en ai pour un bout à boire à l'aide d'une paille et à manger de la purée. Et il y a la douleur. Même avec la morphine, ça fait mal», décrit l'arbitre Martin Jacques.

photo Julie Catudal

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(Granby) Martin Jacques va se souvenir longtemps de sa participation en tant qu'arbitre au 46e Tournoi international de hockey bantam de Granby.

Ça se passait samedi dernier lors d'un match opposant le TGV Desjardins de Mont-Joli aux Grenadiers du Lac-Saint-Louis, dans la classe AA. Après avoir effectué une mise au jeu, Jacques a été victime d'une seconde d'inattention et il a reçu une rondelle en plein visage. Aussitôt que les amateurs assis dans les gradins ont vu l'homme au chandail rayé tomber sur la glace et qu'ils ont vu tout le sang couler à flots, ils ont compris que la situation était grave.

Et elle l'était: le Granbyen a eu la mâchoire fracturée à trois endroits, il a eu quatre dents de cassées et plusieurs points de suture - autant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la bouche - ont été nécessaires afin de refermer la plaie.

«Je suis K.O. pour au moins six semaines, a expliqué Jacques, vendredi soir, alors qu'il était de retour au centre sportif Léonard-Grondin pour saluer les gens qui sont venus à son secours. J'en ai pour un bout à boire à l'aide d'une paille et à manger de la purée. Et il y a la douleur. Même avec la morphine, ça fait mal.»

L'accident subi par Jacques a ébranlé les gens du tournoi bantam. Un tournoi de hockey, même quand il est de fort calibre comme celui de Granby, est conçu pour s'amuser, pas pour se blesser aussi sévèrement.

«La direction du tournoi a investi plus de sous cette année dans son équipe de premiers soins, a repris Jacques. Et ça a paru dans mon cas, car on s'est rapidement et très bien occupé de moi. C'est pour ça que je suis ici: pour dire merci.»

Jacques a été opéré à Sherbrooke et on lui a mis une plaque pour aider au soutien de sa mâchoire. On s'en doutera, il parle difficilement.

«Pour l'instant, je dors beaucoup. Anyway, je ne peux pas faire grand-chose d'autre...»

Tout de même, il garde le moral. Comme il dit, ça aurait pu être pire.

«Si j'avais reçu la rondelle juste un peu plus bas, à la hauteur de la gorge, ce n'aurait pas été drôle. On peut presque dire que j'ai été chanceux dans ma malchance. En tout cas, je vois ça comme ça.»

Hockey et baseball

Martin Jacques a 37 ans. Si son nom et sa photo vous disent quelque chose, c'est qu'il fait partie du personnel d'entraîneurs des Guerriers junior élite et qu'il est un ancien des défunts Guerriers senior.

«Ça fait huit ans que j'arbitre et j'aime ça, a-t-il expliqué. En fait, j'adore le sport. Je coache mon garçon de sept ans au hockey et au baseball. J'adore le sport, mais des accidents peuvent arriver. J'en suis la preuve.»

Jacques avoue qu'il ne sait pas s'il va enfiler à nouveau son chandail d'arbitre.

«Peut-être, je ne sais pas. En tout cas, ma saison est finie, c'est sûr. Est-ce que je vais être craintif si je reviens? Possiblement. Pour l'heure, je vais me contenter de récupérer. On verra pour le reste plus tard...»

C'est sage.

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