Athlétisme: un dirigeant de la fédération kenyane quitte

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Isaac Mwangi a déclaré dans une lettre transmise au président de la fédération que les allégations de Joy Sakari et de Francisca Koki Manunga sont «sans fondement» et lui ont causé beaucoup «d'angoisse psychologique».

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Tom Odula
Associated Press
Nairobi, Kenya

Le chef de la direction de la Fédération kenyane d'athlétisme (AK) a temporairement quitté ses fonctions après que deux athlètes eurent allégué, dans un entretien accordé à l'Associated Press, qu'il leur avait exigé un pot-de-vin afin de réduire leur suspension pour dopage.

Isaac Mwangi a déclaré dans une lettre transmise au président de la fédération que les allégations du spécialiste du 400 m Joy Sakari et de Francisca Koki Manunga, qui coure le 400 m haies, sont «sans fondement» et lui ont causé beaucoup «d'angoisse psychologique».

Il a demandé de s'absenter pendant 21 jours tandis que ces allégations sont sous enquête.

Au cours de l'entretien avec AP, Sakari et Manunga ont indiqué que Mwangi leur avait chacun demandé un pot-de-vin de 24 000 $ lors d'une rencontre qui s'est tenue le 16 octobre, mais qu'ils avaient décliné l'offre. Ces athlètes, qui sont également policiers au Kenya, ont échoué à un test antidopage à un diurétique lors des Championnats du monde de 2015 à Pékin. Ils ont écopé une suspension de quatre ans.

Aucune plainte criminelle

Ils ont ajouté qu'ils n'avaient jamais déposé de plainte criminelle formelle contre Mwangi puisqu'ils n'ont aucune preuve concrète pour appuyer leurs accusations de tentative de corruption et qu'ils craignaient les conséquences.

Dans une entrevue distincte avec AP, Mwangi a nié les allégations et dit que c'était «une vraie farce», niant même avoir rencontré en privé les deux athlètes. Il a ajouté qu'AK n'avait pas le pouvoir nécessaire pour réduire les sanctions imposées à Sakari et Manunga.

Dans une lettre adressée au président de la fédération, Jackson Tuwei, datée de lundi, Mwangi a demandé au comité disciplinaire d'AK d'enquêter dans ce dossier.

«Je m'inquiète de ma réputation, a-t-il écrit, dans une copie de la lettre expédiée à l'AP. J'espère que l'enquête sera expéditive, équitable et qu'elle impliquera les autorités compétentes.»

Le congé de Mwangi était volontaire et a commencé lundi, a précisé Tuwei lors d'une conférence de presse tenue à Nairobi mardi.

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