Jean Perron: le respect, la clé du succès

Jean Perron était présent au Tournoi international bantam... (photo Julie Catudal)

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Jean Perron était présent au Tournoi international bantam de Granby.

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

Jean Perron était de passage, dimanche, au centre sportif Léonard-Grondin. Le président d'honneur du Tournoi international bantam de Granby et l'avant-dernier à avoir remporté la coupe Stanley derrière le banc des Canadiens de Montréal, en 1986, a notamment assisté à la finale dans la catégorie AA.

C'est en toute simplicité que Jean Perron a accepté le titre de président d'honneur de l'événement, lorsque les organisateurs l'ont contacté. Il se fait un devoir de remplir ce type de fonction une fois par année.

«C'est pour redonner à la population ce que j'ai reçu. Parce que moi, je le dis à tout le monde: si je n'avais pas eu de bénévoles, je n'aurais pas fait de hockey mineur et je ne me serais pas rendu dans la Ligue nationale», affirme-t-il.

D'après lui, un mot ressort du lot lorsqu'il est question de hockey.

«Il faut qu'ils apprennent le mot respect. Le respect d'eux-mêmes, le respect des entraîneurs, le respect des arbitres et le respect de l'opposition. Il faut qu'ils sachent que dans le sport, tu vas gagner si tu [apprends] ce mot. C'est le mot le plus important pour tout athlète», juge-t-il.

En ce qui concerne les professionnels qui peuvent servir de modèles aux jeunes, Jean Perron s'est prêté volontiers au jeu. Devant le filet, Carey Price constitue à ses yeux la référence incontournable. À l'attaque, les qualités athlétiques, mais surtout de leadership que présente Jonathan Toews lui confèrent un statut unique. Et à la ligne bleue, les Drew Doughty et Shea Webber font partie des joueurs dominants, alors que P.K. Subban n'est pas loin derrière.

Une saison «décevante» pour les Canadiens

Jean Perron n'a pas coutume de se défiler et il n'a pas hésité à commenter les performances de l'équipe qu'il a déjà menée aux plus grands honneurs. Pour lui, l'équipe n'a pas été fidèle à sa devise: «pas d'excuses».

«Une saison décevante, c'est clair. [...] L'organisation du Canadien qui va nous dire: "On ne peut pas faire de transactions, parce que le plafond salarial est trop serré. C'est difficile, donc on va avoir de la misère à remplacer Carey Price". Un instant là! Tous les gars du Canadien ont dit, au début de l'année: "On veut prouver à tout le monde qu'on est capables de gagner sans Carey Price". Et soudainement, ils s'écrasent», opine-t-il.

Jean Perron n'est pas d'avis que les Glorieux vont abandonner cette saison difficile et tenter de couler vers le fond du classement, mais il croit que Michel Bergevin doit fournir plus d'outils à Michel Therrien.

«Il faut se rendre à l'évidence: c'est une équipe qui manque de leadership», croit-il. Et sa critique n'est pas tant dirigée à l'endroit du capitaine Max Paciorrety qu'à ses assistants. D'après lui, Andrei Markov et Tomas Plekanec «ne disent jamais un mot» et P.K. Subban est «trop enthousiaste».

Brendan Gallagher est le seul, selon lui, qui s'est montré irréprochable jusqu'à maintenant. D'ailleurs, en matière de leadership, il avoue s'ennuyer de celui qui s'est occupé de Gallagher à ses débuts: Josh Georges.

«Lui, c'était une présence vraiment rassurante», affirme-t-il.

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