Baseball à temps partagé à Montréal: un projet improbable

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La Presse a rapporté, vendredi, que «la chute du dollar canadien a refroidi les ardeurs des partisans du retour des Expos» et que «d'importants acteurs du monde des affaires réfléchissent à acheter la moitié des Rays de Tampa Bay pour qu'ils jouent la moitié de leurs matchs à Montréal».

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La Presse Canadienne
Montréal

Ceux qui pensent que la solution pour faciliter le retour du Baseball majeur à Montréal est d'acheter la moitié d'un club afin de le faire évoluer dans deux marchés se trompent: autant les gens impliqués dans le dossier que le Baseball majeur sont contre l'idée.

La Presse a rapporté, vendredi, que «la chute du dollar canadien a refroidi les ardeurs des partisans du retour des Expos» et que «d'importants acteurs du monde des affaires réfléchissent à acheter la moitié des Rays de Tampa Bay pour qu'ils jouent la moitié de leurs matchs à Montréal».

Selon cette proposition, l'équipe partagerait ainsi son temps entre deux domiciles.

«Ce serait le pire des deux mondes! On se retrouverait avec une équipe, tentant de se faire construire - et de payer - deux stades et ne jouant que la moitié des matchs pour les rentabiliser, a révélé à La Presse Canadienne une source au fait du dossier. Le nerf de la guerre de toute équipe sportive, c'est la façon de payer son stade. Si c'était simple de financer la construction de stades, les équipes ne déménageraient pas et la vie serait belle pour les propriétaires.»

«Une équipe qui aurait besoin de deux stades pourrait difficilement être viable. Et on l'appelle comment? Les ExRays de Montréal Bay?»

Quant à la fluctuation du dollar canadien, cette source ne voit pas du tout cela comme un obstacle.

«Si vous êtes assez riche pour vouloir vous porter acquéreur d'un club de baseball, ce ne sont pas quelques dizaines de millions de dollars dus à la fluctuation qui vont faire la différence.»

Tampa en bonne position

Du côté du Baseball majeur, une source consultée par La Presse Canadienne a rappelé à quel point la situation avait changé au cours des derniers mois pour les Rays, qui ont obtenu la permission du conseil municipal de St. Petersburg de chercher un site dans la région de Tampa pour un nouveau stade.

«(Stuart Sternberg, le propriétaire des Rays) cherche par tous les moyens de trouver une solution pour que ça fonctionne à Tampa Bay et on sent une nouvelle ouverture de ce côté, a-t-elle indiqué. Par ailleurs, jamais il n'a évoqué la possibilité de vendre, en tout ou en partie, sa concession.»

«Toute l'attention du propriétaire est tournée vers la recherche d'un site potentiel, non pas de vendre la moitié de son club pour n'y jouer que la moitié des matchs.»

Dans l'éventualité où l'équipe atteindrait les séries, La Presse explique qu'elle disputerait les rondes éliminatoires en alternance, commençant par exemple en Floride avant de jouer à Montréal au deuxième tour et de retourner à Tampa pour une éventuelle Série mondiale. L'ordre serait inversé à la prochaine participation éliminatoire.

«Comment vendez-vous ça aux partisans?, s'est demandée cette source des Majeures. Après 1994, Montréal accepterait-elle de voir la Série mondiale disputée à Tampa Bay?»

Précédents

La Presse évoque des précédents, notamment le cas des Expos, qui ont disputé des rencontres locales à Porto Rico, en 2003 et 2004. Mais on semble oublier la grogne qu'ont entraîné ces matchs et à quel point la réponse du public montréalais a en chaque occasion été mauvaise au retour du club à Montréal.

«On ferait quoi? Jouer les matchs d'avril et mai à Tampa et revenir pour les mois d'été, quand l'école est terminée, à Montréal?, s'est questionnée la personne proche du dossier montréalais. On dit quoi aux partisans? Merci pour vos encouragements, on va maintenant aller gagner nos séries en Floride? Comment voulez-vous bâtir votre noyau de partisans de cette façon?»

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau ... (La Presse) - image 2.0

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Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau 

La Presse

Péladeau trouve l'idée intéressante

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau trouve «intéressante» l'idée que Montréal héberge une équipe de baseball à temps partiel, à défaut d'en avoir une à temps plein.

«Du baseball à temps partiel, qu'est-ce que vous en pensez?» lui a-t-on demandé.

«J'avoue que je n'ai pas eu l'occasion de regarder ça très en détail, mais ça peut être une formule intéressante», a-t-il commenté.

Interrogé quant à l'idée d'injecter des fonds publics dans un stade de baseball à Montréal, il est demeuré vague.

«C'est difficile (à dire) parce qu'effectivement, il y a plusieurs intervenants à l'intérieur de cette situation, de cette opportunité aussi. Je pense que purement et simplement, sur des généralités, ce serait inapproprié. Il faut nécessairement rentrer dans les détails, lorsqu'on regarde tout ça, pour que tout le monde puisse avoir son propre bénéfice», a-t-il conclu.

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