Valcourt retrouve son mononcle

«Quand j'ai annoncé que j'en avais fini avec... (Jessica Garneau, Spectre Média)

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«Quand j'ai annoncé que j'en avais fini avec la motoneige, j'étais sincère, mais je vivais mal avec la décision dans mon for intérieur», a expliqué Jacques Villeneuve.

Jessica Garneau, Spectre Média

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Conférence de presse fort courue, mercredi matin, à Valcourt. Plein de journalistes, plein de caméras de télé, du monde rien qu'en masse.

Qu'on le veuille ou non, le Grand Prix de Valcourt n'est pas le même lorsque mononcle Jacques Villeneuve n'y est pas. Mais cette année, du 12 au 14 février pour être précis, il y sera. Et voilà pourquoi ça se bousculait au club house du Club de golf de Valcourt, où se tenait la conférence de presse.

Les journalistes étaient là pour écouter oncle Jacques. Il a parlé - toujours aussi vite - à tout le monde. Les reporters ont tous eu leur petit bout d'entrevue. Tout le monde était content.

«Je suis heureux d'être là, je suis heureux d'être de retour, a expliqué Villeneuve dans un petit coin de la salle à l'auteur de ces lignes. Quand j'ai annoncé que j'en avais fini avec la motoneige, j'étais sincère, mais je vivais mal avec la décision dans mon for intérieur. Mais là, le cancer me laisse tranquille, je n'ai rien de brisé et j'ai des commanditaires pour me permettre de courir. Dans le fond, pourquoi est-ce que je resterais à la maison à ne rien faire?»

L'an dernier, Villeneuve avait été honoré par les gens du Grand Prix, qui croyaient qu'ils ne reverraient plus mononcle en piste. Le président de l'événement, Donald Lemay, a fait rigoler la galerie, mercredi, en disant que Villeneuve était le Dominique Michel de la motoneige.

«Nous aussi, on a notre Dodo!», a-t-il lancé.

Vaut mieux en rire, en effet.

Pas d'accord, Céline

Je revois encore la scène: pendant que son homme était honoré par Valcourt, l'épouse de Villeneuve, Céline, semblait heureuse, tout simplement heureuse. En entrevue, elle m'avait dit: «Je suis soulagée qu'il se retire. Et je pense qu'il va le faire pour vrai, cette fois».

Elle s'est trompée. Et quand on a demandé à oncle Jacques si Céline était d'accord avec son retour, il a hésité un moment.

«Non, elle n'est pas d'accord. Mais elle comprend que c'est ma vie, que c'est ma peau. Pis elle sait que je vais m'ennuyer à mourir dans la maison. Quand je travaille dans le garage ou que je suis en piste, je suis bien...»

Et il en a passé du temps dans le garage au cours des derniers mois! En fait, ça fait trois mois qu'il travaille sur sa «machine», comme il dit, parce qu'il ne revient pas en piste pour simplement participer.

«Y'a pas un pilote qui veut finir quatrième ou cinquième. Quand j'embarque sur ma motoneige, je pèse sur la suce pis je veux gagner. Là, je n'ai pas encore fait d'essais sur ma motoneige pis ça m'énerve. Ça manque de glace dans mon coin...»

«La maudite piasse»

Le Grand Prix de Valcourt est un bel événement, un événement en santé. Mais on peut tout de même se demander quelles seront les conséquences sur le Grand Prix le jour où Jacques Villeneuve va se retirer pour vrai.

«Faut pas capoter! , a lancé mononcle. Écoute, mon frère Gilles est mort et les Québécois ont continué à suivre le sport automobile, ils ont continué à aller au Grand Prix du Canada. Le problème, le vrai problème, c'est la maudite piasse. Dans le temps, ça me coûtait 5000$ pour faire une saison; aujourd'hui, ça m'en coûte 65 000$. Moi, je suis chanceux, j'ai des commanditaires. Mais pour un jeune qui commence, c'est dur en maudit!»

Les jeunes pilotes étaient justement nombreux mercredi à la conférence de presse. Il y en avait même un de 10 ans. Mais aucun n'avait l'attrait de mononcle. Même pas proche à part ça.

Le sourire de Jimmy

Jimmy Bérard avait le sourire facile, mercredi, à la conférence de presse du 34e Grand Prix de Valcourt. Et ce n'était pas à cause de Jacques Villeneuve!

Bérard, de Roxton Pond, avait l'impression d'entrer dans les ligues majeures. Voyez-vous, la série Eskape Québec, qu'il a mise au monde l'an dernier, comptera une manche dans le cadre du Grand Prix, tel que l'annonçait La Voix de l'Est le mois dernier. C'est un gros pas en avant pour son organisation, qui présente des courses de motos et de VTT sur glace.

«On a été très flattés quand la direction du Grand Prix nous a approchés, a-t-il dit. Mais on a rapidement rencontré un os: nous, on fait des courses sur circuit routier, pas sur ovale. On a réglé le problème en débarquant avec nos propres équipements et en s'occupant nous-mêmes de faire la piste!»

La série Eskape Québec comptera cinq épreuves cette année: Lavaltrie (ce week-end), Beauharnois, Valcourt, Roxton Pond (le 21 février) et Berthierville.

«Valcourt sera notre plus gros événement, a souligné Bérard. Honnêtement, c'est un honneur d'avoir la confiance des gens du Grand Prix.»

Oui, il avait l'air très fier...

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