Tennis: le Challenger bousculé par les Jeux de Rio

Alain Faucher affirme qu'il a dû faire contre... (Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

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Alain Faucher affirme qu'il a dû faire contre mauvaise fortune bon coeur.

Alain Dion, archives La Voix de l'Est

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(Granby) Pour la première fois de son histoire, le Challenger de tennis sera présenté au mois d'août l'été prochain.

Ainsi, la 21e édition du tournoi aura lieu du 30 juillet au 7 août. Pour les amateurs comme pour les bénévoles de l'organisation, le changement de dates entraînera un changement important dans les habitudes.

Par deux fois, soit en 2009 et en 2010, le Challenger a «touché» au mois d'août, le tournoi se terminant respectivement le 2 puis le 1er du huitième mois de l'année. Mais il n'a jamais été principalement présenté pendant le mois d'août comme ce sera le cas en 2016.

«Très honnêtement, ça ne faisait pas vraiment notre affaire au début, mais nous avons choisi de faire contre mauvaise fortune bon coeur, explique le président et directeur général du Challenger, Alain Faucher, au sujet du calendrier imposé par l'ATP et l'ITF. Et quand on y regarde de plus près, il y a des avantages intéressants...»

Le principal avantage, selon Me Faucher, est que le tournoi suivra la Coupe Rogers et précédera les compétitions de tennis des Jeux olympiques de Rio, ce qui risque d'amener de bons joueurs à Granby. Évidemment, faudra voir.

«On est placés exactement entre les deux événements, ce qui ne peut qu'être bon pour nous.»

Avant de dire oui aux nouvelles dates, Alain Faucher a pris soin d'en parler à ses bénévoles. Car comme il se plait à le répéter souvent: pas de bénévoles, pas de tournoi.

«Mes gens vont suivre, assure-t-il. L'amour du tennis, c'est fort.»

S'ajuster

Le directeur du Challenger, Eugène Lapierre, affirme quant à lui que la présentation des Jeux de Rio va forcer un peu tout le monde à s'ajuster l'été prochain sur la planète tennis.

«La Coupe Rogers a dû être devancée de deux semaines, souligne-t-il. Les Jeux olympiques, c'est gros, pas mal plus gros que la Coupe Rogers et le Challenger...»

Lapierre, qui vient incidemment de se casser un poignet en jouant au hockey dans la ligue du dimanche soir au centre sportif Léonard-Grondin, est aussi d'avis que les nouvelles pourraient attirer de bons joueurs à Granby.

«Ceux et celles qui n'auront pas réussi à se qualifier pour la Coupe Rogers ou qui auront été éliminés de bonne heure et qui n'iront pas aux Jeux de Rio pourraient être tentés de venir à Granby. Il n'y a pas de garantie, mais c'est très possible.»

Matchs truqués: où il y a de l'homme...

On parle beaucoup de matchs truqués ces temps-ci dans le monde du tennis. Des noms circulent, notamment des noms de joueurs qui sont déjà passés par le Challenger.

«Le tennis a pris les choses en main en créant une unité pour l'intégrité de notre sport, souligne Eugène Lapierre. Mais bon, où il y a de l'homme il y a de l'hommerie et il y aura probablement toujours des gens qui vont tenter de corrompre le système...»

Dans une liste publiée la semaine passée, il a été question de Lukas Lacko, Michael Russell et Alex Bogomolov Jr, qui ont tous connu du succès à Granby.

«Évidemment, il faut faire attention, reprend Lapierre. On parle de soupçons, personne n'est reconnu coupable de quoi que ce soit. Est-ce qu'il faut se surprendre que les plus petits tournois intéressent les gens malhonnêtes? Je ne sais pas. Vrai qu'un joueur qui n'est pas riche peut être tenté par l'idée de faire un p'tit coup d'argent. Mais en même temps, il ne montera jamais au classement s'il est prêt à sacrifier tous les points qui sont à l'enjeu dans les tournois comme le Challenger en retour de quelques dollars...»

L'analyse est pertinente.

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