Un wake up call qui servira les Inouk

David Lapierre a résisté à la tentation de... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

Agrandir

David Lapierre a résisté à la tentation de «planter» ses joueurs à la suite de la performance gênante offerte par les Inouk vendredi contre les Forts.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Il fallait s'y attendre: les Inouk ont fait payer le prix au pauvre Titan de Princeville, dimanche, pour la triste performance qu'ils avaient servie à leurs partisans deux jours plus tôt.

Face aux Forts de Chambly, une équipe améliorée qui était débarquée à Granby pour jouer au hockey, mais qui accusait tout de même 20 points de retard sur eux, les Inouk ont été tout simplement horribles. Résultat, une défaite très gênante de 10-1.

David Lapierre avait pourtant prévenu ses joueurs de ne rien prendre pour acquis. Parlant des Forts et du Titan de Princeville, il avait affirmé dans La Voix de l'Est: «C'est certain que ce sont deux matchs à notre portée, mais il ne faudrait surtout pas devenir les victimes de deux équipes capables de surprendre».

Et les joueurs des Inouk, comme des enfants à qui on dit de ne pas s'approcher du rond du poêle, se sont bêtement brulés contre les Forts. Et ça a fait mal!

Face au Titan, comme l'écrivait mon collègue Jonathan Gagnon, les Inouk ont retrouvé leurs repères. Résultats, 64 tirs au but (!) et une victoire de 7-2. Puisque la troupe granbyenne avait des choses à se faire pardonner, j'aurais gagé ma maison sur un résultat semblable.

Après le match de vendredi, David Lapierre est resté calme. Il n'était pas content, il a parlé d'une performance «inacceptable», mais il n'a pas «planté» ses joueurs. Car ses joueurs lui en ont donné beaucoup depuis le début de la saison, beaucoup plus que ce à quoi on pouvait s'attendre.

Mais cette défaite très gênante est peut-être la meilleure chose qui pouvait arriver aux Inouk. Un wake up call nécessaire à une équipe qui, tout d'un coup, se pensait au-dessus de ses affaires.

Au-dessus de ses affaires parce qu'elle venait d'en gagner cinq de suite et parce qu'elle est maintenant considérée comme une aspirante aux grands honneurs de la Ligue de hockey junior du Québec.

Lorsque les Inouk seront en séries éliminatoires et que Lapierre sentira que ses joueurs sont trop sûrs d'eux, il pourra leur rappeler ce petit vendredi soir du mois de janvier face aux Forts. Les Inouk ont tellement eu l'air fou que, normalement, ils devraient retenir la leçon.

Les Inouk ont un bon club. Et en ce sens, la performance de vendredi dernier ne devrait pas inquiéter leurs partisans. On parle à mon avis d'un accident de parcours, d'un accident de parcours très gênant certes, mais d'une performance qui ne devrait pas avoir de conséquences sur la suite des choses.

Mais on le répète, il faut que la leçon serve!

Waterloo aime ses Maroons

Ce n'est pas tout le monde qui apprécie le spectacle offert dans la Ligue de hockey senior A de la Mauricie. Si personne ne conteste la qualité de jeu proprement dit, ils sont nombreux à en avoir contre les bagarres, parfois nombreuses, qui animent les matchs.

Mais on dira ce qu'on voudra, il se passe quelque chose à Waterloo. Samedi soir, ils étaient 1101 dans les gradins de l'aréna Jacques-Chagnon, un building qui peut asseoir 800 ou 900 personnes, ce n'est pas clair.

Voir une centaine de personnes faire la queue à moins 15 degrés pour mettre la main sur un billet pour un match du mois de janvier, pas un septième match de finale on s'entend, était assez impressionnant, merci.

En une soirée, les Maroons ont attiré plus d'amateurs que les Inouk en deux matchs en fin de semaine. C'est vous dire.

Waterloo est une bonne ville de hockey. Et les Waterlois s'identifient à des joueurs qui mettent leurs bottes de travail quand ils débarquent à l'aréna. Le mariage est parfait.

Après avoir remporté le championnat des séries dans la défunte Ligue des Cantons-de-l'Est, les Maroons viennent de gagner celui de la saison régulière dans la Ligue de la Mauricie. À un moment donné, il faudra rendre hommage au directeur général et entraîneur Michel Deschamps, qui sait trouver les bons joueurs et qui sait ensuite tirer le meilleur d'eux.

On dit de Deschamps qu'il n'est pas l'entraîneur le plus structuré, qu'il est un peu brouillon. Mais il gagne. Et au hockey senior, c'est tout ce qui compte.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer