Noah Corson déjà à l'aise

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«Il y aura toujours des gens qui diront que je suis là parce que je suis le fils de Shayne Corson. Pour le reste, j'aimerais suivre les traces de mon père et atteindre la grande ligue, mais ça reste un gros défi» , affirme Noah Corson.

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(Granby) «Je suis au meilleur endroit pour mon développement. J'aime beaucoup mieux avoir du temps de glace dans la Ligue de hockey junior du Québec que de jouer un match sur trois dans la LHJMQ...»

Non, Noah Corson n'est pas débarqué à Granby la tête entre les deux jambes. Bel espoir des Wildcats de Moncton, il savait pertinemment qu'il ne jouerait pas beaucoup au cours des prochains mois au sein d'une équipe qui vise les grands honneurs dans le circuit Courteau.

«Avant de me rapporter aux Inouk, j'ai eu une bonne discussion avec les dirigeants de l'équipe, raconte le fils de Shayne Corson. J'ai 17 ans et les Wildcats, c'est clair, vont surtout faire confiance à des vétérans d'ici à la fin de la saison. Je comprends la situation. En même temps, on m'a fait comprendre qu'on avait toujours confiance en moi. Le message ressemblait à: "Va jouer du gros hockey dans la LHJQ et reviens-nous en force au camp d'entraînement! "»

Corson a été le choix de deuxième ronde des Wildcats en 2014. Il a disputé deux matchs la saison dernière avec l'équipe du Nouveau-Brunswick à l'âge de 16 ans et 23 autres (un but et une passe) cette saison.

«Je jouais sur le quatrième trio et j'avais une mission défensive, explique-t-il. Ça s'annonce pas mal différent avec les Inouk. C'est l'fun!»

Corson a deux buts à son actif en autant de matchs. On le répète, celui qu'il a réussi face aux Mustangs de Vaudreuil-Dorion, vendredi dernier, valait le prix d'entrée à lui seul. Le numéro 23 ans est rapide, il est habile et il a du chien.

«J'ai eu beaucoup de plaisir le week-end dernier. On a un bon club et l'esprit d'équipe est excellent. Je me sens déjà très à l'aise ici.»

Corson aime l'idée que les Inouk pourraient jouer longtemps au printemps.

«Gagner, c'est l'fun. Et il n'y a rien comme le hockey des séries. On a deux gros matchs en fin de semaine contre Saint-Léonard et Longueuil. Ça va nous donner un bon indicatif d'où on se situe par rapport aux meilleures équipes de la ligue.»

De la pression

La question est inévitable: quand on est le fils d'un athlète qui a joué pendant 18 ans dans la Ligue nationale, y'a-t-il une pression supplémentaire?

«Il y aura toujours des gens qui diront que je suis là parce que je suis le fils de Shayne Corson, affirme-t-il. Pour le reste, j'aimerais suivre les traces de mon père et atteindre la grande ligue, mais ça reste un gros défi. Je vais travailler fort et on verra ce que ça va donner...»

Son père suit sa carrière de près. On risque de le voir à Granby à un moment donné.

«On se parle souvent, il me donne beaucoup de conseils. Quand il a appris que les Wildcats m'avaient cédé à la LHJQ, il n'était pas content, mais il a compris que c'était pour le mieux. Il ne l'a pas toujours eu facile lui non plus pendant sa carrière. Faire un pas en arrière pour ensuite en faire deux en avant, il sait ce que c'est.»

Son père a beau être un anglophone de Toronto, Noah Corson parle très bien français. À peine un léger accent. Il faut dire qu'il vit à Sherbrooke avec sa mère, une francophone. Il étudie aussi en français.

«Les gens sont parfois surpris quand ils m'entendent parler en français. Et ça me fait toujours plaisir quand on me dit que je me débrouille bien...»

Du talent en masse et sympathique, en plus.

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