• La Voix de l'Est > 
  • Sports 
  • > Bobsleigh aux Jeux olympiques de la jeunesse: Yannik Morin dirigera le Canada 

Bobsleigh aux Jeux olympiques de la jeunesse: Yannik Morin dirigera le Canada

L'ancien athlète olympique et propriétaire du gymnase La... (photo Janick Marois)

Agrandir

L'ancien athlète olympique et propriétaire du gymnase La Taule à Waterloo, Yannik Morin.

photo Janick Marois

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Waterloo) L'entraîneur et propriétaire du gymnase La Taule à Waterloo, Yannik Morin, s'envolera le mois prochain pour la Norvège où il sera aux commandes de l'équipe canadienne de bobsleigh aux Jeux olympiques de la jeunesse.

M. Morin, qui est originaire de Roxton Falls, sera en terrain connu à Lillehammer. Après s'être initié au bobsleigh à la fin des années 1990, il a vite gravi les échelons de la discipline avant de représenter le Canada aux JO de Salt Lake City en 2002.

«Pour moi, ce n'est pas rien. C'est la première fois que je vais pouvoir coacher dans des grands Jeux et j'espère que ce ne sera pas la dernière. Je m'attendais à le faire en cyclisme sur piste avant de le faire en bobsleigh, mais tant mieux si ça arrive comme ça», souligne-t-il.

En effet, l'entraîneur à la longue feuille de route a aussi fait sa marque dans le milieu du cyclisme. Il a notamment remporté le titre de champion canadien de vitesse par équipe à cinq reprises de 2003 à 2007.

Il a toutefois toujours conservé sa passion pour le bobsleigh, un sport qu'il tente de développer davantage au Québec depuis quelques années. C'est d'ailleurs avec cet objectif en tête qu'il a fondé la fédération Bobsleigh Skeleton Québec il y a un peu plus d'un an.

Il est donc très heureux d'avoir maintenant la chance de travailler avec certains des jeunes bobeurs les plus prometteurs au pays. «C'est Bobsleigh Canada qui m'ont approché pour ça. Ça va être spécial, surtout que c'est la première fois qu'il va y avoir des mono-bobs, soit des bobs à une seule personne», explique M. Morin.

Habituellement, le bobsleigh se pratique en équipe de deux ou quatre personnes. Mais étant donné l'âge des athlètes prenant part aux JOJ, soit 16 à 18 ans, les organisateurs ont décidé de s'ajuster à cette réalité.

«C'est une grosse responsabilité de mettre un adolescent avec une autre personne en arrière de lui alors qu'il descend une piste à 130 km\h. Ils ont donc trouvé cette option pour préparer les jeunes au bobsleigh qui est normalement réservé pour les 18 ans et plus», précise M. Morin.

Préparer la relève

Comme cette deuxième édition des JOJ d'hiver aura lieu en même temps que d'autres compétitions importantes de bobsleigh, la fédération canadienne a choisi de faire confiance à Yannik Morin pour superviser les jeunes qui défendront l'unifolié dans cette discipline.

«Il y a un circuit où les athlètes ont été sélectionnés et se sont entraînés tout l'hiver, mais Bobsleigh Canada avait besoin de quelqu'un pour les encadrer lors de grands Jeux comme ceux-ci. Ils ont fait appel à moi parce que tout leur staff se consacre déjà aux épreuves de la Coupe du monde, Coupe Amérique et Coupe Europe qui se déroulent au même moment.»

Entraînant déjà des athlètes en plus d'être coach de pilotage, Yannik Morin était tout désigné pour remplir ce rôle, d'autant plus qu'il possède un bagage olympique. Le défi sera tout de même de taille puisque c'est en Norvège que M. Morin rencontrera sa jeune équipe pour la première fois.

«L'unique occasion que j'aurais de travailler avec ces athlètes va probablement être là-bas lors des Jeux. Je suis présentement les résultats de cinq athlètes potentiels avec qui je pourrais travailler, mais je ne sais pas encore combien d'entre eux vont se qualifier», note M. Morin.

Parmi ceux-ci, il n'y a aucun Québécois. La plupart sont originaires de l'Ouest canadien et ont fait leurs premières armes en luge, une discipline qui peut être pratiquée dès l'âge de 8-9 ans. Ils ont donc déjà une bonne expérience des sports de glisse.

«Ça va vraiment être bon pour le sport. Ça va donner une chance à ces jeunes-là d'être déjà formés comme pilotes. C'est une bonne nouvelle pour la discipline.»

«Quand ces athlètes vont arriver en bob à deux à 19 ans, ils vont déjà avoir deux ou trois ans d'expérience. Ça va leur donner la possibilité d'exceller à un plus bas âge. Quand tu commences à faire du bobsleigh vers 19-20 ans, ça peut prendre deux cycles olympiques avant d'atteindre une maturité de pilotage», fait valoir l'ancien athlète olympique.

Une belle expérience

Yannik Morin est aussi excité à l'idée de pouvoir fouler les installations olympiques de Lillehammer, chance qu'il n'a pas eue durant sa carrière de bobeur.

«Cette piste-là ne faisait pas partie du circuit de la Coupe du monde quand j'étais athlète parce que c'était trop loin, trop coûteux d'y aller. C'est vraiment le fun pour moi de pouvoir aller sur ce site qui a accueilli les Jeux olympiques d'hiver de 1994.»

S'il s'attend à voir l'Allemagne et la Suisse, deux puissances mondiales de la discipline, s'illustrer comme toujours, il n'a pas fixé d'objectifs précis pour son équipe.

«J'espère simplement pouvoir faire une différence et aller chercher quelques positions de plus avec eux autres. C'est vraiment ça mon but. Je vais faire de mon mieux pour les aider selon les difficultés que nos athlètes vont avoir et les défis que la piste va présenter», indique M. Morin.

Une rampe de bobsleigh à Waterloo?

Yannik Morin caresse le rêve de voir un jour les Québécois prendre leur place à l'avant-scène du bobsleigh canadien. Depuis longtemps, ce sont d'abord et avant tout les athlètes provenant de l'Ouest canadien qui récoltent les honneurs dans cette discipline.

C'est ainsi qu'il a fondé une fédération québécoise de bobsleigh en 2014 avec Marquise Brisebois, qui a été substitut au sein de l'équipe nationale féminine lors des Jeux olympiques de Sotchi. Leur but: faire en sorte que les Québécois soient mieux représentés sur les pistes glacées.

Plus d'un an plus tard, ils ont déjà commencé à recruter de futurs bobeurs potentiels et ont offert un camp de formation à Waterloo l'été dernier. «On est en train de faire de Waterloo le quartier général du bobsleigh au Québec. C'est ici qu'on fait les camps d'entraînement et les camps de sélection», indique M. Morin.

Question d'avoir une chance de rivaliser avec les athlètes de l'Ouest qui peuvent profiter des installations olympiques de Calgary, il souhaite maintenant faire construire une rampe de bobsleigh à Waterloo.

«On est en train de voir avec la Ville si ce serait possible d'avoir une piste de poussée. Avoir un bobsleigh sur rail à l'extérieur pour le pousser sur une distance d'une centaine de mètres nous permettrait de faire des tests comparatifs entre les athlètes», note M. Morin.

«Présentement, il faut aller jusqu'à Calgary pour ça. Dans l'Est canadien, il n'y a pas ce genre d'installations», poursuit-il.

La piste comprendrait une petite descente afin de pouvoir aussi pratiquer l'embarquement à haute vitesse. L'ex-athlète a d'ailleurs déjà un site dans sa ligne de mire, soit le parc situé en face de la voirie municipale.

«On a déjà eu des discussions avec les gens de la Ville. Notre prochaine rencontre aura lieu le 14 janvier. Il reste tous les fonds à débloquer, mais tout le monde est bien positif par rapport au projet. On va voir ce que ça va donner.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer