Émotion au retrait du chandail d'Érik Longtin

Érik Longtin devant la bannière qui rappellera à... (Catherine Trudeau, La Voix de l'Est)

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Érik Longtin devant la bannière qui rappellera à jamais ses exploits avec les Inouk. «Je n'ai jamais osé rêver, lorsque je portais ce chandail, d'avoir mon numéro retiré», a-t-il dit.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

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(Granby) «Avec les Inouk, j'ai grandi, je suis devenu quelque chose qui ressemble à un homme. Je n'oublierai jamais mon passage ici.»

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«Ça a été un privilège de porter l'uniforme des Inouk de Granby», a affirmé le meilleur joueur de l'histoire de l'équipe.

Catherine Trudeau, La Voix de l'Est

Avant le match les opposant aux Braves de Valleyfield, vendredi soir, les Inouk ont retiré le chandail numéro 67 d'Érik Longtin. Et comme toujours lors de ces soirées toutes spéciales, il y avait de l'émotion dans l'air.

 

«Quand j'ai vu la bannière montée au plafond de l'aréna, j'ai eu des flashs de mes quatre saisons passées ici, a expliqué le meilleur joueur de l'histoire de la concession. Je me suis revu à mon arrivée à 17 ans, puis quand on a gagné la coupe Napa devant près de 3000 personnes et quand j'ai disputé mon tout dernier match. Honnêtement, je n'ai jamais osé rêver, lorsque je portais ce chandail, d'avoir mon numéro retiré. C'est très, très spécial...»

 

Les hockeyeurs réalisent souvent à quel point le hockey junior a été bon pour eux une fois que tout est terminé. C'est le cas de Longtin, un jeune homme de peu de mots qui, vendredi, s'est ouvert un peu plus que d'habitude.

 

«Ça a passé tellement vite, ça a été tellement l'fun. Je ne me rendais pas toujours compte à quel point c'était l'fun. Ça a été de très, très belles années. Et ça a été un privilège de porter l'uniforme des Inouk de Granby.»

 

Une bonne dizaine d'anciens coéquipiers de Longtin étaient sur place. Nicolas Nolet, devenu agent d'immeubles, est parti de Calgary pour venir assister à l'hommage rendu à son ami.

 

«Je n'aurais pas rater ça pour tout l'or du monde, a expliqué Nolet. Quand ta carrière se termine, tu ne vois plus la grande majorité des gars avec qui tu as joué. Mais Érik, c'est un chum, un vrai, c'est un ami pour la vie.»

 

Guillaume Lévesque, Jean-Philippe Robert et Jean-Christophe Plouffe comptent aussi parmi ceux qui avaient répondu positivement à l'invitation de Longtin.

 

Fiers, papa et maman

 

David et Huguette Longtin, les parents d'Érik, étaient bien sûr sur place. Et on vous le donne en mille : les deux semblaient terriblement fiers.

 

«C'est une belle soirée, a dit Mme Longtin. Quand ils ont hissé la bannière, j'ai revu mon petit garçon à quatre ans, alors qu'il faisait du patinage artistique pour apprendre à patiner. Il n'aimait pas ça parce que lui, il voulait jouer au hockey. Et il est devenu un très, très bon joueur...»

 

«Érik ne parle pas beaucoup, mais je sais que la conquête de la coupe Napa l'a profondément marqué, a enchainé M. Longtin. C'est quelque chose dont il parle encore souvent. Je suis fier de mon fils, mais lui, il peut être très, très fier de ce qu'il a accompli.»

 

Longtin est devenu le troisième joueur de l'histoire des Inouk à avoir son chandail retiré après Pierre-Luc Lacombe et Charles Power. Il domine l'équipe pour le nombre de buts, avec 148, et de points, avec 305. Il est enfin devenu le premier joueur de l'histoire la formation à marquer 50 buts en une saison.

 

Mais vendredi, il n'était pas question de chiffres, l'émotion prenant toute la place.

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