Reconnaissant Dale Weise

Dale Weise, qui salue ici la foule venue... (Julie Catudal)

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Dale Weise, qui salue ici la foule venue l'entendre,  affirme n'avoir jamais regretté d'avoir fait une place à Dieu dans sa vie.

Julie Catudal

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(Granby) Dale Weise a tout ce dont il a rêvé: une carrière dans la Ligue nationale, une femme «merveilleuse» et des enfants «extraordinaires». En prime, il porte les couleurs du Canadien de Montréal, l'équipe de son enfance.

Et Weise est reconnaissant. Reconnaissant envers Dieu. Et c'est de Dieu et de sa foi dont il est venu parler, mercredi soir, à l'Auditorium Desjardins du cégep, à l'invitation des gens de l'Église de la victoire du Québec, fondée à Granby par le pasteur Joel Spinks.

Un joueur du Canadien qui débarque à Granby, ce n'est pas rien. Avec le temps moche qui sévissait, ça prenait honnêtement un certain courage pour sortir de la maison. Qu'importe, quelque 350 personnes, dans une salle comble, s'étaient donné rendez-vous afin d'entendre le numéro 22 du Tricolore.

On a croisé plusieurs amateurs de hockey et on a vu plusieurs chandails du Canadien. Il y avait des gens de tous âges, véritablement de sept à 77 ans. Et Weise a été accueilli comme une vedette rock, avec les clameurs qui l'accompagnent. Mais lorsqu'il s'est mis à parler, la foule s'est tue et l'a écouté avec grande attention.

«Je me considère très privilégié, a-t-il dit alors qu'il était interviewé par le pasteur Spinks. Mais tout ce que j'ai, c'est grâce à Dieu. Il m'a donné des parents formidables qui m'ont toujours soutenu, il m'a donné les habilités pour faire carrière au hockey, il m'a donné la détermination et la persévérance pour ne jamais abandonner dans les moments les plus difficiles. Je lui dois tout...»

Celui qui est en voie de connaître sa meilleure saison dans la Ligue nationale (il a déjà amassé 15 points, dont neuf buts en 26 matchs) a raconté que Dieu avait toujours fait partie de sa vie, bien qu'il ne vienne pas d'une famille religieuse.

«Ma famille n'était pas religieuse au sens où nous n'allions pas à l'église tous les dimanches. Mais mes parents me parlaient souvent de Dieu et de ce qu'il faisait pour nous. Je lui ai rapidement fait une place dans ma vie... et je ne l'ai jamais regretté.»

Trouver sa place

Weise, qui est natif de Winnipeg, aime parler de sa foi. Non, il n'a pas honte de ses croyances. Et il aime surtout parler de sa foi devant des jeunes, «qui ont besoin d'espoir».

«Je pense honnêtement que tout est possible dans la vie. Mais il faut être bien entouré et il faut trouver sa véritable place. Ma destinée, c'est sur la glace et dans un uniforme de hockey qu'elle se trouvait. Et parce que je suis un hockeyeur professionnel, les gens ont tendance à m'écouter quand je parle. Je ne suis pas une meilleure personne parce que je joue au hockey, mais je peux peut-être avoir une influence positive sur certains.»

L'athlète de 27 ans semblait néanmoins un brin étonné, mercredi, de voir la réaction des Granbyens à son égard. On le répète, il a été accueilli comme une vedette rock.

«Le hockey dans ce pays, c'est fou! Encore une fois, je suis privilégié. Et c'est un honneur de porter les couleurs du Canadien de Montréal. J'ai reçu beaucoup, je reçois beaucoup et j'essaie d'en redonner un peu.»

Mercredi, en tout cas, il a fait le bonheur de plusieurs.

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