À Nicolet vendredi soir : les Braves s'attendent au pire

«On n'a pas l'impression que Nicolet prend les... (Photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

Agrandir

«On n'a pas l'impression que Nicolet prend les moyens pour faire baisser la tension. On a l'impression que la direction donne du pouvoir à la polémique et l'encourage. Et ça nous inquiète», fait valoir le DG des Braves, Jean-Charles Lajoie.

Photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Farnham) En raison des incidents survenus à Farnham dimanche dernier, les Braves ont pris leurs précautions avant de se rendre à Nicolet, où ils affronteront les Pétroles Courchesne tard vendredi soir. L'organisation a demandé la supervision des autorités de la Ligue de hockey junior AA Estrie-Mauricie et du responsable des arbitres. Mais aussi celle de la Sûreté du Québec.

«On veut avoir des garanties que nos gars vont être protégés. On ne veut pas qu'un de nos joueurs, dont sept universitaires, se fasse casser le cou par un double échec», affirme le directeur général des Braves, Jean-Charles Lajoie.

Deux de ses fils portent d'ailleurs les couleurs de Farnham.

Dimanche à l'aréna Madeleine-Auclair, les Braves ont remporté 7-4 un match frôlant parfois la disgrâce. Avant même que la rondelle ne tombe sur la patinoire, le climat était tendu en raison d'un protêt pour joueur illégal déposé contre Farnham, puis rejeté par Hockey Québec. Une controverse entourant les chandails portés par les Pétroles Courchesne a jeté davantage d'huile sur le feu.

Malmenés par leurs adversaires, les Braves ont fini par répliquer. Après avoir été expulsés de la partie, des joueurs de Nicolet auraient déféqué dans le vestiaire local, précise Jean-Charles Lajoie.

Le DG des Braves ne cache pas qu'il s'attend au pire lors de la partie disputée à l'aréna de Nicolet, vendredi en fin de soirée. «On n'a pas l'impression que Nicolet prend les moyens pour faire baisser la tension. On a l'impression que la direction donne du pouvoir à la polémique et l'encourage. Et ça nous inquiète», a-t-il fait valoir.

Les statistiques semblent indiquer que la robustesse fait partie intégrante du style de jeu pratiqué par les Pétroles Courchesne. Avec 81 minutes passées au cachot, Nicolet aligne l'équipe la plus punie depuis le début de la saison. Parmi les cinq clubs du circuit, les Braves (59 minutes de pénalité) occupent le quatrième rang à ce chapitre.

«On dirait qu'ils pensent que s'ils ne brassent pas, ils n'attireront personne. Mais je n'accuse pas les kids pour ça. Ça relève de la direction, répète Jean-Charles Lajoie. (...) Nous, on veut présenter du beau et bon hockey.»

Trois points à l'enjeu

Quoi qu'il en soit, trois points - y compris le fameux «Franc jeu» - seront à l'enjeu dans cette partie. Les Braves tenteront d'ailleurs de signer un troisième gain consécutif.

«On est là pour jouer au hockey et gagner des matchs, tempère l'entraîneur-chef des Braves, Patrick Bergeron. Ça va être difficile sur la gestion de l'émotion, donc on va pouvoir voir la force de caractère de nos joueurs.»

La défensive farnhamienne sera mise à l'épreuve par un adversaire comptant sur deux de meilleurs marqueurs du circuit, soit Vincent Francoeur (24 points en 11 parties) et Jérémie Beauchemin (21 en 11).

Les Braves auront un peu plus d'une journée pour laisser la tension retomber. Dimanche après-midi (16 h 20), ils recevront le Hockey Experts de Sherbrooke, qui tire la patte au dernier rang du classement.

Les Farnhamiens auront à coeur de demeurer invaincus à leur domicile. Jonathan Cloutier (18 points, dont 11 buts) constituera la principale menace dans le camp des visiteurs. «Il faut faire attention. Il ne faut pas regarder Sherbrooke de haut, ils sont capables de nous surprendre», prévient l'entraîneur Bergeron.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer