Les superstars du Canadien

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Le Canadien compte sur trois super étoiles en P.K. Subban (76), Max Pacioretty (67) et Carey Price (31).

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Le Canadien gagne et fait rêver ses partisans. L'équipe est belle à regarder aller et l'enthousiasme des partisans est beau à voir. Bref, c'est le bonheur!

J'ai couvert deux matchs de hockey en fin de semaine: celui des Inouk, vendredi au centre sportif Léonard-Grondin, et celui des Braves de Farnham, dimanche à l'aréna Madeleine-Auclair. Et aux deux endroits, j'ai vu une tonne de jeunes et de moins jeunes avec leur chandail du Canadien sur le dos. En fait, j'en ai vu plus que jamais.

Le Canadien est bon, mais il a maintenant des images fortes à proposer. Les amateurs aiment l'équipe, mais ils peuvent maintenant s'attacher à des héros, à des idoles. Les Glorieux (car on peut recommencer à les appeler les Glorieux) ne misent plus seulement sur de «bons p'tits joueurs»; ils misent maintenant sur quelques-uns des meilleurs joueurs de la ligue, rien de moins que quelques-uns des meilleurs joueurs au monde.

On enviait les amateurs de hockey de Pittsburgh et de Washington parce qu'ils avaient des superstars, des vraies, à applaudir: Crosby et Ovechkin sont des athlètes plus grands que nature, des athlètes plus gros même que leur équipe, même si on dit qu'aucun joueur n'est plus gros que son club. Mais voilà qu'avec Carey Price, P.K. Subban et Max Pacioretty, le Canadien compte maintenant sur ce type de super étoiles.

Price est le meilleur gardien de la ligue. Subban, lui, fait partie des cinq meilleurs défenseurs du circuit. Quant au nouveau capitaine Pacioretty, il est certainement dans l'élite des attaquants de la Ligue nationale.

J'ai commencé à regarder le hockey vers la fin des années 70. J'ai appris à aimer le hockey en regardant cette formidable équipe du Canadien qui a remporté quatre coupes Stanley consécutives de 1977 à 1980. Le Tricolore de l'époque était mené par les Lafleur, Shutt, Lemaire, Robinson, Lapointe, Savard et Dryden.

Sur la rue Pérodeau, dans mon Longueuil natal, les ti-culs qui jouaient au hockey portaient le chandail numéro 10 de «Flower», le 19 du grand Larry et le 29 de l'élégant Ken. Les trois dominaient la Ligue nationale, les trois étaient des superstars, des vraies.

Aujourd'hui, sur ma rue, les ti-culs s'affichent fièrement avec le chandail de Price, de P.K. et de «Pacio».

Pendant des années, les jeunes qui portaient le chandail bleu-blanc-rouge le faisaient sans aucun nom d'écrit dans le dos. Bon, on a bien vu quelques Naslund et quelques Kovalev à l'endos des chandails au fil des ans, mais absolument rien à comparer avec tous les Price, Subban et Pacioretty que l'on voit présentement.

Le Canadien est plus vendeur que jamais. Parce qu'il gagne, mais aussi parce qu'il a des superstars à proposer à son public. Le hockey a beau être un sport d'équipe, il y a toujours des joueurs qui vont se hausser au-dessus de la mêlée. Comme Price, Subban et Pacioretty. Et les athlètes plus grands que nature, ici comme ailleurs, on aime ça.

Inouk, Maroons ou... Braves ?

Les Inouk ont attiré 527 spectateurs vendredi, les Maroons en ont attiré 722 samedi et les Braves, qui faisaient leurs débuts à Farnham dimanche, 702. Ça fait du monde dans nos arénas.

La semaine passée, j'ai écrit une chronique dont j'ai entendu parler énormément. On m'a envoyé des courriels de bêtises, de félicitations, on m'a apostrophé je ne sais trop combien de fois ici et là.

La question était simple: Inouk ou Maroons ? Mais voilà, est-ce qu'il faudrait plutôt dire: Inouk, Maroons ou... Braves ?

J'ai aimé l'ambiance familiale qu'il y avait au junior AA de Farnham dimanche. Évidemment, c'était le match d'ouverture et il n'y aura pas 700 personnes toutes les semaines. Mais Farnham est une bonne ville de hockey, les Braves ne devraient pas perdre souvent cette saison et j'ai apprécié l'emballage du produit. Depuis les rénovations, l'aréna Madeleine-Auclair est enfin un endroit fort agréable à fréquenter.

Je le répète, les Inouk resteront toujours l'équipe numéro un de la région. Mais il y a des saisons, comme celle-ci, où ils ne seront pas seuls dans l'arène. Et cette année, vraiment, la compétition est forte.

En fin de compte, c'est l'amateur qui en sort gagnant.

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