Deux saisons de plus au contrat de Plekanec

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Le Tricolore a démontré qu'il mise sur le vétéran Tomas Plekanec en lui consentant une prolongation de contrat de deux saisons qui s'élève à 12 millions $ US.

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Robert Laflamme
La Presse Canadienne

Le Canadien n'a jamais envisagé de se départir de Tomas Plekanec, malgré les rumeurs d'échange à son sujet qui ont circulé au cours de la dernière année.

Le Tricolore a démontré qu'il mise sur le vétéran tchèque en lui consentant une prolongation de contrat de deux saisons qui s'élève à 12 millions $ US.

«Il y a eu plusieurs rumeurs, certaines depuis le début du camp, a souligné l'entraîneur Michel Therrien, vendredi. Pour nous, la direction, les entraîneurs, on savait où on s'en allait dans son cas. Marc (Bergevin, le directeur général) n'a pas voulu que ça traîne en longueur.»

Plekanec, qui écoule la dernière année du contrat de six ans se chiffrant à 30 millions $ US paraphé en 2010, touchera un salaire de 7 millions $ en 2016-17 et de 5 millions $ en 2017-18. Bientôt âgé de 33 ans, le patineur natif de Kladno aurait pu se prévaloir du statut de joueur autonome sans compensation à la conclusion de cette saison.

«Je m'étais déjà retrouvé dans une situation semblable. Je n'aurais eu aucun problème à composer avec, a-t-il commenté, en minimisant l'importance du dénouement hâtif du dossier. Mais là c'est réglé, c'est parfait, et je suis heureux.»

La situation n'avait pas l'air de le décontenancer puisqu'il a réussi quatre buts dans les cinq victoires du CH jusqu'à maintenant.

«Je tenais à rester»

Les négociations amorcées dernièrement se sont déroulées rondement.

«Je tenais à rester, a déclaré Plekanec. Il n'y a pas de meilleur endroit où gagner la coupe Stanley qu'à Montréal. C'est l'organisation qui m'a repêché et je crois fermement que nous pouvons accomplir de grandes choses au cours des prochaines saisons.»

Plekanec a dit qu'il n'a jamais accordé une attention particulière aux rumeurs de transaction, même s'il a admis que c'est difficile de les balayer du revers de la main.

«J'essaie de rester éloigné de ça et de me concentrer sur ma tâche. J'ai connu une mauvaise saison, il y a quelques années, et j'ai procédé à un examen de conscience. La conclusion à laquelle je suis arrivé, c'est que je devais tout recentrer sur ce que je dois faire afin d'avoir du succès.»

Plekanec n'a pas fait inclure de clause de non-échange dans l'entente et la possibilité de se retrouver sans contrat à l'âge de 35 ans vient loin dans ses préoccupations.

«On verra à ce moment-là», a-t-il réagi.

En attendant, le Canadien est très heureux de l'avoir dans ses rangs, au moment où l'équipe est en voie d'atteindre sa pleine maturité.

«Une équipe a besoin d'un joueur de sa trempe, très polyvalent, a relevé Therrien. Un joueur qui peut maîtriser les meilleurs trios adverses, qui remporte des mises au jeu importantes et qui est très impliqué à l'attaque. Si tu n'en as pas un, tu le remplaces par qui? Ce sont des questions auxquelles on réfléchit avant d'ar­river à une décision. Tomas est un joueur très important pour nous.»

L'entraîneur a mentionné que Plekanec, qui totalise 503 points en 766 rencontres dans la LNH, s'avère de plus un excellent modèle pour tous les jeunes joueurs de l'organisation

«Nous avons besoin de bons vétérans et de bons meneurs afin de montrer aux jeunes comment être un professionnel. Nous, les entraîneurs, nous pouvons leur indiquer le chemin, mais il n'y a rien de mieux que d'avoir des modèles et Tomas en est un.»

Pacioretty pas jaloux

Le capitaine Max Pacioretty a été un des premiers coéquipiers à féliciter Plekanec, vendredi matin.

Pacioretty s'est avancé près de la patinoire, où Plekanec patinait en compagnie de huit coéquipiers dans le cadre d'une séance d'entraînement facultative. Les joueurs ont réagi en tapant leur bâton sur la glace.

«Je suis très heureux pour lui. Il mérite d'être l'attaquant le mieux payé de l'équipe parce qu'il est l'attaquant le plus important, a répondu Pacioretty, qui a paru agacé quand on lui a fait remarquer la chose. Il joue de grosses minutes de jeu. On lui demande de contrer les meilleurs trios adverses et il trouve le moyen d'amasser des points. C'est un meneur par l'exemple, un vrai professionnel. J'apprends énormément en le côtoyant.»

Pacioretty touche un salaire de 4,5 millions $ jusqu'à la fin de la saison 2017-18. Il a accepté un contrat de six ans se chiffrant à 27 millions $ en 2012.

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