Un voyage «incroyable et inoubliable»

Steve Charbonneau en compagnie d'un de nos soldats.... (Fournie par Steve Charbonneau)

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Steve Charbonneau en compagnie d'un de nos soldats. «Ces gens-là ont besoin de nous, ils ont besoin de sentir que nous apprécions ce qu'ils font», explique l'ancien des Alouettes et des Eskimos.

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(Bromont) Steve Charbonneau avait les traits tirés quand on l'a rencontré mercredi. Il faut dire que, la veille, il était rentré d'un intense voyage effectué en Irlande et au Koweït en soutien aux soldats canadiens.

«Une expérience incroyable et inoubliable!, a lancé l'ancien des Alouettes et des Eskimos d'Edmonton et actuel directeur général de la Fondation des sports adaptés. Vraiment, je viens de vivre quelque chose d'exceptionnel!»

Charbonneau s'est rendu à l'autre bout du monde en compagnie d'une délégation de personnalités canadiennes. Du nombre, on comptait aussi les ex-Alouettes Étienne Boulay et Sylvain Girard de même que le président des opérations hockey des Flames de Calgary, Brian Burke, et l'ex-bagarreur des Leafs de Toronto et des Canucks de Vancouver Dave «Tiger» Williams.

«Nos soldats ont besoin de nous, ils ont besoin de sentir que nous apprécions ce qu'ils font, a repris le Bromontois. Ni en Irlande, ni au Koweït, ils ne sont là pour faire la guerre. Mais je me suis rendu compte d'une chose: leur présence est essentielle. Ils sont ni plus ni moins que le couvercle sur la marmite...»

Avec les soldats, Charbonneau et ses amis ont joué au dek hockey et au football (bien sûr), ont pris de bons repas et ont beaucoup discuté.

«Ces gens-là ont besoin de parler et d'être écoutés. Honnêtement, je ne changerais pas de place avec eux. Ils sont loin de leurs familles, ils sont des mois sans voir leurs femmes et leurs enfants et ils ne travaillent pas dans des conditions faciles, c'est évident. On dit souvent qu'il faut avoir la vocation pour être médecin, infirmière ou enseignant, mais je pense qu'on parle de la même chose dans le cas de nos soldats.»

Charbonneau a rencontré plusieurs Québécois et plusieurs amateurs de football de l'autre côté de l'océan.

«Les gars étaient contents de parler français et de jaser de sport. Il y avait beaucoup de partisans des Alouettes dans le groupe, mais aussi plusieurs partisans des Eskimos. Moi, j'étais gagnant de tous bords, tous côtés!»

«Ça valait la peine...»

En tant que directeur général de la Fondation des sports adaptés, Steve Charbonneau travaille avec des vétérans, des soldats qui ont été blessés dans l'exercice de leurs fonctions. Les rencontres privilégiées qu'il a faites en Irlande et au Koweït lui serviront, dit-il, à mieux comprendre ces hommes (et parfois ces femmes) qu'il côtoie au quotidien dans la région.

«Moi, j'ai joué au football, un sport très dur, et je me suis parfois fait très mal, a-t-il rappelé. Mais voilà, je n'ai pas perdu de membre, je n'y ai pas laissé ma santé. Quand tu parles à nos soldats, tu comprends ce qui les anime, tu comprends bien des choses. Juste pour ça, ça valait la peine d'aller là, d'aller les rencontrer sur leur propre terrain.»

Charbonneau ne s'en cache pas: il retournera rencontrer nos soldats aussi souvent qu'on lui demandera.

«C'est un échange extraordinaire. J'ai donné, mais j'ai aussi reçu. Je me sens privilégié...»

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