Inouk ou Maroons ?

Les Maroons sont deux en deux depuis le... (Julie Catudal, Archives La Voix de l'Est)

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Les Maroons sont deux en deux depuis le début de la saison. S'ils marchent un brin dans l'inconnu en débarquant dans un nouveau circuit, ça regarde plutôt bien.

Julie Catudal, Archives La Voix de l'Est

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La saison de hockey régional est encore jeune, nous ne sommes qu'à la mi-octobre, mais il y a déjà certaines tendances qui se dégagent. L'une d'elles: les Inouk ne seront pas les seuls à attirer l'attention au cours des prochains mois.

La compétition va venir de Waterloo, où les «nouveaux» Maroons, de la Ligue de hockey senior de la Mauricie, suscitent de l'intérêt.

Les Maroons ont remporté leurs deux premiers matchs et, surtout, ils ont attiré plus de monde que les Inouk lors des deux derniers week-ends: 683 et 487 spectateurs à l'aréna Jacques-Chagnon en comparaison des 490 et 366 au centre sportif Léonard-Grondin.

Les Inouk étonnaient avec leur fiche supérieure à ,500, mais ils viennent de subir trois défaites en autant de matchs. Ils ont maintenant disputé une douzaine de rencontres (5-6-1) et on ne sait toujours pas clairement ce que les hommes de David Lapierre ont dans le ventre. Ils sont capables de gagner, mais ils n'ont pas encore prouvé qu'ils sont capables de battre les bonnes équipes de la Ligue de hockey junior du Québec.

Pour tout dire, on ne s'attend pas à des miracles des Inouk cette saison. L'alignement est composé de jeunes joueurs et on ne gagne pas, au niveau junior, avec des jeunes. Certains ont dit que l'équipe était peut-être la pire de la LHJQ avec les Flames de Gatineau et les Rangers de Montréal-Est, ce qui est toutefois exagéré.

Les Inouk vont remporter leur part de matchs cette saison. Mais il est difficile de savoir combien. On verra à l'usage. Comptez toutefois sur coach Lapierre pour amener l'équipe un peu plus loin qu'elle ne le devrait.

Les attentes peu élevées qu'ont les amateurs de hockey envers les Inouk font en sorte que l'équipe ne battra pas de records d'assistance cette saison. Des vendredis soirs avec moins de 500 spectateurs dans les gradins de l'aréna, on en compte déjà deux (en quatre matchs) depuis le début de la campagne, ce qui est fort inhabituel. Le départ de joueurs comme Érik Longtin et Jason Crack, des athlètes populaires, n'aide pas non plus.

La bagarre, ça vend

À Waterloo, la présence des Maroons dans la Ligue senior de la Mauricie excite les gens. D'abord et avant tout, n'ayons pas peur de le dire, parce que ça se bat pour la peine dans ce circuit. On peut critiquer, on peut trouver ça épouvantable, mais la bagarre, c'est encore vendeur, ça met encore du monde dans les arénas.

Les Maroons ont toutefois commencé à se gagner une bonne clientèle le printemps passé lorsqu'ils ont remporté le championnat des séries de la défunte Ligue senior des Cantons-de-l'Est. Le buzz, c'est là qu'il a véritablement commencé. Et on a beau dire, leur formation compte de nombreux joueurs qui ont évolué dans la LHJMQ et même chez les pros. Au-delà des bagarres, le hockey qu'ils offrent est de qualité.

Les hommes de Michel Deschamps sont deux en deux depuis le début de la saison. Même s'ils marchent un brin dans l'inconnu en débarquant dans un nouveau circuit, ça regarde plutôt bien.

Les Inouk resteront toujours l'équipe numéro un de la région. Ils resteront toujours l'équipe qui aura le plus de visibilité dans les médias. Mais il y a des saisons, comme celle-ci, où ils ne seront pas seuls dans l'arène. Et pour le bien du sport de chez nous, c'est très bien comme ça.

Alors, chers lecteurs, Inouk ou Maroons?

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