Nicolas Blanchard veut impressionner le Canadien

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(Brossard) Le camp d'entraînement du Canadien s'est ouvert hier à Brossard avec la tenue des traditionnels examens médicaux. À travers les gros noms et les jeunes espoirs se trouvait un Granbyen qui ne désire qu'une chose: poursuivre sa carrière chez les pros.

Même s'il a passé la majorité de sa vie à Saint-Hyacinthe, Nicolas Blanchard est originaire de Granby. C'est d'ailleurs chez nous, plus précisément chez sa mère et en compagnie de sa conjointe et de bébé Sophia, qu'il a passé l'été.

Blanchard, 28 ans, a disputé neuf matchs avec les Hurricanes de la Caroline en 2012-2013. Après avoir fait carrière chez les juniors avec les Saguenéens de Chicoutimi, il a joué à Albany et à Charlotte, dans l'organisation des Hurricanes, et à St. John's, dans celle des Jets de Winnipeg.

«J'étais très, très content lorsque Marc (Bergevin) a communiqué avec mon agent afin de me proposer un essai dans l'organisation du Canadien, a expliqué l'attaquant, hier après-midi. Pour n'importe quel Québécois, faire partie de cette organisation, c'est un rêve. En grandissant, je regardais le Canadien à la télé, j'étais un gros fan. Honnêtement, c'est très spécial de me retrouver ici présentement.»

Blanchard est toutefois réaliste: il a beau avoir été invité au camp de l'équipe de la Ligue nationale, c'est dans la Ligue américaine qu'il va se retrouver... s'il réussit bien sûr à convaincre les gens du Canadien. Et il vit bien avec cette réalité.

«Ça fait huit ans que je joue dans la Ligue américaine et je n'ai pas honte de ça. La LAH, c'est du gros hockey, c'est du gros calibre, c'est la deuxième meilleure ligue de hockey au monde. Et tu peux gagner ta vie convenablement en jouant dans la LAH. La Ligue nationale, j'y ai goûté et c'est extraordinaire. Mais le simple fait de jouer dans la LAH est un privilège.»

Un grand frère

Ironiquement, Blanchard va jouer dans la même ville que la saison dernière, mais pas dans la même organisation, s'il impressionne suffisamment les gens du Canadien au cours des prochaines semaines. Le Tricolore, on le sait, a déménagé son club-école de la LAH de Hamilton à St. John's à la fin de la dernière campagne.

«Il vente et il ne fait pas chaud à St. John's (Terre-Neuve) pendant l'hiver, mais c'est une excellente ville de hockey, a-t-il mentionné. La saison dernière, les IceCaps jouaient régulièrement leurs matchs à guichets fermés. Ma fille est née à St. John's au printemps et j'ai un attachement pour cette ville...»

La saison dernière comme au cours de ses autres campagnes passées dans la LAH, Blanchard a toujours amassé autour d'une centaine de minutes de pénalités. Pour être efficace, il doit se servir de son physique. C'est ce qu'on appelle un joueur d'énergie.

«À mon âge et avec mon expérience, je veux être un grand frère pour mes coéquipiers. En aidant les plus jeunes à grandir, je grandis comme athlète et comme homme moi-même. Je veux que mes coéquipiers sachent que je suis là pour eux...»

Blanchard, qui fait 6'3'' et 205 livres, ne connaît pas une tonne de joueurs au camp du Canadien. Il peut toutefois se fier sur David Desharnais, avec qui il a joué avec les Saguenéens dans la LHJMQ, pour lui faire faire le tour du propriétaire.

«David est dans la Ligue nationale, mais il sait aussi ce que ça veut dire, se battre pour conserver son job. Moi, je suis un joueur de hockey de carrière et je veux jouer chez les pros le plus longtemps possible.»

L'Europe pourrait bien sûr être une option pour lui. Mais ça ne l'intéresse pas, du moins pas à court terme.

«Je veux rester en Amérique du Nord. Et depuis que je suis papa, j'ai une raison de plus de vouloir rester proche», a-t-il conclu.

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