Un rêve d'enfance qui se réalise

Félix Guilbault (à gauche) a eu la chance... (photo fournie)

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Félix Guilbault (à gauche) a eu la chance de côtoyer de nombreux joueurs du Tricolore dans le vestiaire du centre d'entraînement de l'équipe à Brossard, dont Carey Price.

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Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Granby) Pratiquement tous les Québécois ayant déjà joué au hockey ont rêvé un jour ou l'autre d'arborer le chandail du Canadien de Montréal, s'imaginant sur la glace en train de patiner aux côtés de leurs idoles.

Pour le jeune gardien de but granbyen Félix Guilbault, le rêve est devenu réalité il y a deux semaines, après un appel qu'il ne croyait jamais recevoir.

L'entraîneur des gardiens des IceCaps de St. John's, Vincent Riendeau, qui est aussi l'assistant-DG du club-école du Tricolore, se trouvait à l'autre bout du fil pour l'inviter à prendre part à une série de pratiques avec l'équipe la plus célèbre du hockey.

«Il voulait savoir si je pouvais venir pratiquer avec eux parce qu'il leur manquait un gardien. J'ai dit oui immédiatement. J'étais tout excité. Je ne m'attendais jamais à avoir la chance de vivre ça», raconte le Granbyen de 18 ans.

Les deux se connaissent bien puisque Guilbault s'entraîne au sein de l'école de gardien de but de Riendeau durant l'été. Quelques jours plus tard, il se retrouvait sur la glace du centre d'entraînement du Canadien à Brossard pour recevoir les lancers des Plekanec, Gallagher, Galchenyuk et compagnie.

«Tu les vois à la télé et du jour au lendemain, tu pratiques avec eux... C'est vraiment quelque chose de spécial. C'est tout un feeling d'embarquer sur la glace avec tous ces joueurs-là. Je n'aurais jamais pensé que ça me serait arrivé», raconte Guilbault.

Le simple fait d'enfiler le mythique chandail du Canadien revêtait une saveur très particulière dans ces circonstances. «Quand j'ai mis le chandail, j'avais des frissons. J'étais vraiment content. C'est vraiment un rêve d'enfant qui se réalisait.»

Bien accueilli par les joueurs du tricolore

Le jeune gardien, qui a joué quelques parties avec les Inouk de Granby la saison dernière, admet qu'il était très nerveux dans le vestiaire avant sa première pratique. Il faut dire qu'il y a tout un monde entre le junior AAA et la Ligue nationale de hockey.

«J'étais vraiment stressé. Au début, j'étais pas mal intimidé, mais quand les joueurs sont venus me voir et que j'ai commencé à parler avec eux, ça a été beaucoup moins pire», dit-il.

Depuis, il a pris part à quatre autres entraînements, dont un vendredi dernier avec l'alignement presque complet du club. Max Pacioretty et Carey Price l'ont notamment approché pour le remercier d'être venu leur donner un coup de main.

«Ils m'ont très bien accueilli. Pas mal tous les joueurs sont venus me voir. Ils se sont tous présentés et ont été vraiment gentils. Plusieurs m'ont aussi fait des compliments. Il y en avait gros qui pensaient que je jouais junior majeur, alors j'étais content.»

Il dit n'avoir pas eu beaucoup de temps pour parler avec eux puisqu'il fallait qu'il se dépêche à la fin des pratiques pour retourner à... l'école. Sur la patinoire, ce sont surtout la vitesse des lancers et la rapidité d'exécution des joueurs qui l'ont impressionné.

«C'est vraiment différent. Les tirs viennent pas mal plus vite. Au début, c'était difficile, mais j'ai fini par prendre le beat et ça a bien été par la suite. J'en ai quand même arrêté pas mal. Dans les matchs trois contre trois, je trouvais que ça tournait pas mal vite, mais je faisais mon possible pour bloquer les lancers», note Guilbault.

L'expérience n'a fait qu'accroître son admiration pour le travail effectué par Carey Price, qui a notamment décroché les trophées Vézina et Hart à la suite de sa saison exceptionnelle de l'an dernier. S'il a seulement côtoyé ce dernier dans le vestiaire,Guilbault a néanmoins eu la chance de partager le filet avec le jeune espoir du Canadien Zachary Fucale.

Une expérience unique

Retranché du camp d'entraînement des Inouk à la mi-août, Félix Guilbault tente présentement de se tailler un poste avec le Hockey Expert junior AA de Sherbrooke en vue de la prochaine saison.

Il avait ressenti une grande déception lorsque le club granbyen l'avait laissé partir, mais son expérience unique avec le Tricolore a ravivé sa flamme. «C'est sûr que ça me motive beaucoup, lance-t-il. Ça me donne le goût de remonter les échelons afin de pouvoir jouer au niveau professionnel un jour.»

D'ici là, il participera demain à sa dernière pratique avec les joueurs du Bleu-Blanc-Rouge. Et il compte bien en profiter au maximum. «Je vais me donner à fond. J'ai l'intention de toutes les arrêter», laisse-t-il tomber en riant.

Mais peu importe ce qui l'attend par la suite, il assure que ce souvenir restera à jamais ancré dans sa mémoire. «C'est quelque chose d'incroyable. J'ai vraiment aimé ça qu'ils aient pensé à moi. Je vais m'en rappeler toute ma vie, ça, c'est certain.»

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