Des casques de football détectant les commotions au Mont-Sacré-Coeur

Question de rassurer les parents et de protéger... (photo Alain Dion)

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Question de rassurer les parents et de protéger ses étudiants, le Collège Mont-Sacré-Coeur s'est doté de nouveaux casques de football équipés de capteurs de chocs afin de détecter et prévenir les commotions cérébrales.

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Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Granby) Pratiqué par quelque 30 000 jeunes Québécois, le football est un sport de contact où le risque de commotions cérébrales est très élevé si bien que de plus en plus de parents hésitent à laisser leurs enfants enfiler crampons et épaulettes.

Question de rassurer ceux-ci et de protéger ses étudiants, le Collège Mont-Sacré-Coeur s'est doté de nouveaux casques équipés de capteurs de chocs afin de détecter et prévenir ce type de blessure.

«On est bien contents puisque l'on est l'une des premières écoles secondaires à avoir ça au Québec. On les a achetés le printemps passé et on commence à les utiliser cette saison», indique l'entraîneur des Élites juvéniles du Mont-Sacré-Coeur, Benoit Penelle.

Le fonctionnement des capteurs est très simple. Dispersés à plusieurs endroits à l'intérieur du casque, ceux-ci envoient une alerte au personnel d'entraîneurs lorsqu'un choc plus important est détecté.

«Ça permet de voir si un impact est assez fort pour avoir provoqué une commotion. Si c'est le cas, on envoie immédiatement le joueur voir le soigneur ou le physiothérapeute. On peut aussi dénombrer combien de chocs un joueur peut avoir subis», explique M. Penelle.

Ainsi, les entraîneurs n'ont pas seulement à se fier à la bonne foi du joueur qui pourrait mentir à la suite d'un contact afin de demeurer dans le match même s'il ne se sent pas très bien.

«On parle souvent des impacts qu'on voit, mais il y a aussi ceux qu'on ne voit pas. Par exemple, si le jeune tombe et que sa tête frappe le sol par en arrière, c'est moins flagrant. Mais avec le système, on va tout de suite pouvoir détecter s'il y a eu un impact majeur», note M. Penelle.

Mieux vaut prévenir

Les 80 casques des deux équipes (cadet et juvénile) du Mont-Sacré-Coeur sont dorénavant tous équipés de cette nouvelle technologie. Celle-ci servira à ajuster les façons de frapper et les entraînements à la lumière des données obtenues.

«L'an passé, il n'y a pas eu de commotions. En fait, il y en a eu deux, mais c'était des joueurs qui les ont subies en faisant du vélo de montagne. Toutefois, j'aime mieux que ça sonne et qu'il n'y ait rien que de risquer d'en manquer une. Ça rassure les parents et c'est un outil de plus pour nous. On n'est jamais assez prudents», fait valoir M. Penelle.

Cette technologie sera utile pour les matchs, les pratiques et... même en dehors du terrain.

«Nous n'avons rien détecté de majeur jusqu'ici. Le plus gros impact que nous avons eu à date est un casque tombé en bas des escaliers. Je suis allé voir mon joueur pour vérifier s'il avait eu un gros contact. Il m'a répondu, non, je n'ai même pas frappé personne encore avant de se rappeler qu'il avait échappé son casque quelques instants plus tôt», raconte M. Penelle.

Selon ce dernier, la formation des entraîneurs, la sensibilisation et le fait que les joueurs frappent moins avec leur tête qu'avant ont grandement aidé à réduire le nombre de commotions cérébrales.

«Maintenant on frappe moins durant les pratiques. On fait plus de technique. Il y a un paquet d'affaires qui fait en sorte que c'est mieux aujourd'hui qu'avant et cette technologie est un atout de plus», note ce coach qui enseigne le football aux jeunes depuis plus de 25 ans.

Le Collège Mont-Sacré-Coeur suit les traces du cégep St-Laurent et de l'Université de Sherbrooke qui ont également adopté ce type de technologie au courant de la dernière année pour prévenir les blessures à la tête.

«C'est environ 125 $ de plus par casque, mais c'est surtout un investissement à long terme pour assurer la sécurité des joueurs», affirme M. Penelle qui dressera ensuite un bilan au terme de la saison.

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