Alister Gardner à l'Ultra-trail du Mont-Blanc

Alister Gardner a bien fait à l'Ultra-Trail du... (photo fournie, Clothilde Mondor)

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Alister Gardner a bien fait à l'Ultra-Trail du Mont-Blanc en prenant la 86e position sur un total de près de 2600 participants.

photo fournie, Clothilde Mondor

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Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Bromont) Imaginez courir une distance de 169,9 km au beau milieu des Alpes françaises tout en surmontant un dénivelé total de 10 000 m. Voilà l'imposant défi qu'a relevé avec brio Alister Gardner en prenant part à l'Ultra-Trail du Mont-Blanc au cours du dernier week-end.

Le coureur bromontois s'en est bien sorti en terminant à la 86e place sur un total de près de 2600 participants. Pour donner une idée de l'ampleur de la tâche, ce dernier a mis 29 heures et 37 minutes pour terminer l'immense parcours faisant le tour du Mont-Blanc.

«Terminer dans le top-100, c'était mon objectif dans la mesure où c'était la première fois que je m'attaquais à une distance comme celle-là. Je suis bien content de mon résultat. Ça m'indique que j'ai bien fait», a indiqué Alister Gardner.

Le trentenaire a traversé trois pays, soit la France, l'Italie et la Suisse, durant l'épreuve qui a été marquée par des températures très chaudes. Pas moins de 931 coureurs ont d'ailleurs abandonné avant d'avoir la chance d'atteindre le fil d'arrivée.

«C'est vraiment plus un test de patience et d'endurance qu'une course. D'habitude, je vise à courir le plus rapidement possible, mais ce serait une grosse erreur dans une épreuve comme ça. Il faut plutôt y aller tranquillement et ménager son énergie en vue de la fin, qui est très éprouvante quand tu manques de sommeil.»

La course la plus dure

Le temps limite pour compléter le parcours d'environ 170 km avait été fixé à 46 heures et 30 minutes. À titre de comparaison, les randonneurs mettent habituellement de 7 à 10 jours de marche pour franchir le parcours du Mont-Blanc.

«Je savais que ça allait être la course la plus dure que j'ai faite dans ma vie et il n'y a aucun doute que ça a été le cas. J'ai fait plusieurs courses difficiles, certaines avec plus d'intensité, mais c'est la première fois que j'ai dû aller puiser aussi loin au fond de moi-même. Ça a été de loin le plus gros défi de ma carrière.»

Alister Gardner, qui a couru à une vitesse moyenne de 5,73 km/h, a reconnu que le défi s'est avéré beaucoup plus difficile que prévu sur le plan mental.

«Tu passes par diverses étapes émotionnelles et tu te poses beaucoup de questions, a reconnu cet habitué des marathons. Pourquoi je fais ça? Je peux juste m'arrêter et tout le monde va comprendre. Mais mon côté fonceur me disait, tu n'as pas d'excuses, il faut continuer. Ça demande beaucoup de volonté.»

Ça prend aussi une bonne dose de détermination pour s'y préparer, le Bromontois s'étant entraîné en moyenne plus de 20 heures par semaine en vue de cette épreuve hors du commun. Il a aussi fait des séances au cours desquelles il a monté et descendu le mont Brome à la course... cinq fois de suite.

Si la course a été pénible par moments, il n'exclut pas de répéter l'expérience. «Heureusement que ma blonde était là pour m'encourager. Elle était mon équipe pour ma course. Je ne pense pas le refaire dans un avenir proche, mais possiblement d'ici quelques années.»

Il a d'autres projets en tête pour l'instant, lui qui prévoit prendre part au marathon de Philadelphie en novembre et à celui de Houston en janvier. Mais avant ça, il assure qu'il participera au demi-marathon de Granby le 4 octobre prochain. Une chose est sûre, les côtes lui paraîtront certainement plus faciles à monter.

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