Une Farnhamienne remporte son premier marathon à 40 ans

Andrée Germain a  remporté son premier marathon, à... (photo Janick Marois)

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Andrée Germain a  remporté son premier marathon, à 40 ans, se qualifiant du coup pour celui de Boston.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Acton Vale) Le 9 août dernier a été une journée de premières pour Andrée Germain. Ce jour-là, la Farnhamienne a terminé en première position chez les femmes au marathon de Saint John, au Nouveau-Brunswick, battant le record du temps le plus court. Du même coup, elle s'est qualifiée pour le réputé marathon de Boston.

Le plus beau, dans tout ça? Il s'agissait de son premier marathon à vie. À 40 ans...

Sa participation est le fruit d'un coup de tête. Un mois plus tôt, Mme Germain avait rencontré son nouveau copain. Au fil des entraînements à ses côtés, la coureuse, qui ne comptait alors que de demi-marathons à son actif, a décidé de s'inscrire avec lui.

«Je n'avais jamais fait de marathon au complet et je n'avais même jamais envisagé de le faire cette année, raconte-t-elle en entrevue. Je m'étais inscrite il y a deux ans au marathon de Toronto, mais j'ai eu un accident de voiture deux jours avant. Ç'a été remis à plus tard. Finalement, le plus tard s'est étiré.»

Durant la même période, elle a vécu une douloureuse séparation avec l'homme dont elle partageait la vie depuis 22 ans et le père de ses cinq enfants.

Pour se remettre de ces épreuves, Andrée Germain s'est fixé des défis. Des grands: un marathon de 42,2 km et la réalisation d'un demi-Ironman étaient du lot.

Pour ce qui est du demi-Ironman, sa première tentative s'est soldée par un transport à l'hôpital. Après la première des trois épreuves - la natation -, elle a été victime d'un oedème pulmonaire du nageur et d'une grave hypothermie.

Mais pas question de se laisser abattre. La dame est déjà inscrite à l'événement de l'an prochain, à Mont-Tremblant.

Haut niveau de difficulté

Une semaine avant le marathon de Saint John, Andrée Germain et son copain, Michel Trottier, ont exploré le parcours en voiture pour constater son niveau difficulté. Les 42,2 km comportaient plusieurs bons dénivelés, surtout durant les six derniers, franchis dans un parc nature. «C'est pas un marathon très populaire, mais c'est marathon avec lequel on peut se qualifier pour Boston. Déjà, terminer le marathon ça allait être un bon défi», dit-elle.

Seuls 68 coureurs prenaient part au marathon complet, dont 18 femmes.

Mme Germain a commencé l'épreuve en grande forme. Elle a rapidement pris une cadence qui lui convenait. «Je m'étais fait tatouer sur le bras les heures de passage au nombre de kilomètres que je devais avoir pour pouvoir me qualifier pour Boston, mais c'était là seulement pour le visuel. Je ne m'attendais pas du tout à rentrer dans ces temps. Plus ça allait, plus je gagnais de l'avance sur ce temps.»

«J'ai ouvert la machine»

En deuxième position, elle était déjà satisfaite de sa performance. En entrant dans le parc, elle savait que la suite serait «du bonbon».

«Je n'ai pas lâché. À trois kilomètres de la fin, j'ai rejoint la dame qui était en 1re position. Elle avait cassé, elle était en train de marcher. Quand elle m'a vue, elle a recommencé à courir, mais c'était fini pour elle. J'ai vu l'opportunité et je l'ai prise. J'ai ouvert la machine, je savais qu'il restait juste trois kilomètres et j'ai tout donné. J'avais une deuxième force qui est sortie parce que je savais que j'allais finir le marathon, je savais que j'étais première et je savais que j'allais me qualifier pour Boston. J'en ai encore des frissons. Et mon arrivée, c'était exactement comment je l'avais imaginée.»

Dans son petit sac à dos, à côté de ses grignotines pour la course, Andrée Germain avait glissé un drapeau du Nouveau-Brunswick. Et c'est en le brandissant qu'elle a fièrement franchi le fil d'arrivée, après un temps de 3.25.22. Un moment inoubliable pour elle et son amoureux, qui l'attendait de l'autre côté du fil, agréablement surpris de sa performance.

M. Trottier lui-même ne s'est pas qualifié pour le marathon de Boston, mais il compte bien se reprendre. Trois autres marathons, qui pourraient lui permettre de courir aux côtés de sa compagne, en 2016, sont au programme jusqu'en octobre.

Et ces trois marathons, SSQ Québec-Lévis, Montréal et Toronto, ils ont bien l'intention de les courir ensemble. Selon ses calculs, la maman pourrait même faire un podium si elle réussit à maintenir le rythme.

Et qui sait, peut-être verra-t-on un jour ses enfants suivre ses traces? Celle qui entreprendra un baccalauréat en enseignement de l'éducation physique, à l'automne, court régulièrement avec ses trois plus jeunes Béatrice, 12 ans, Florence, 10 ans, et Édouard, 7 ans. Ses deux aînés, âgés de 20 et 18 ans, ont quitté le nid, mais ils demeurent en forme.

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