Challenger : Millot l'emporte sur Bester en finale

Vincent Millot a joué du bon tennis hier.... (- Photo Sarah-Jade Champagne)

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Vincent Millot a joué du bon tennis hier. «C'est ma troisième présence chez vous et on dirait que je joue mieux à chaque fois», a-t-il dit.

- Photo Sarah-Jade Champagne

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(Granby) GRANBY - Ce n'est pas un Québécois ni même un Canadien qui a remporté le 20e Challenger Banque Nationale de tennis. Mais quand on parle de Vincent Millot, on s'en approche drôlement.

Millot est un Français qui a marié une Sherbrookoise. Une Sherbrookoise qu'il a rencontrée en 2005 alors qu'il participait au tournoi Futures présenté au Centre récréatif de Rock Forest. Depuis, ils ont eu un enfant ensemble. Et hier, les membres de la belle-famille, venus d'Eastman, étaient là pour l'encourager dans son duel de finale l'opposant au Vancouvérois Philip Bester.

«Gagner au Québec, c'est très spécial, a lancé Millot, qui l'a emporté en deux manches identiques de 6-4. La seule chose, c'est que ma femme et ma fille sont en France présentement en raison d'un problème de passeport. Mais je les embrasse, je les embrasse très fort.»

Millot, 29 ans et 207e joueur mondial, a affirmé que gagner au Québec était encore plus spécial que gagner en France à ses yeux.

«En France, il y a plein de tournois. Ici, il y en a très peu. Alors, c'est encore plus significatif.»

Millot, vainqueur de l'Italien et septième favori Matteo Donati en demi-finale, a joué du bon tennis hier. Non, il n'a pas volé le chèque de 14 000 $ US que lui ont remis les organisateurs.

«J'ai plutôt bien servi, ce qui a probablement fait la différence. J'ai possiblement aussi profité du fait que Philip a joué en double pendant toute la semaine et qu'il était peut-être un peu fatigué aujourd'hui.»

Le champion avait atteint les quarts de finale du Challenger l'an dernier.

«C'est ma troisième présence chez vous et on dirait que je joue mieux à chaque fois. Mais c'est facile d'être bon ici. Les gens sont nombreux dans les estrades, ils vous encouragent, ça joue énormément dans la motivation.»

Millot allait rejoindre femme et enfant en France dès hier soir. Il participera à un Challenger en Espagne la semaine prochaine avant de revenir de ce côté-ci de l'océan afin de tenter de se qualifier pour les Internationaux des États-Unis.

La défaite fait mal

Philip Bester semblait particulièrement déçu lorsqu'il a rencontré les journalistes.

«Je sais que j'ai connu une bonne semaine, mais, à l'heure où on se parle, la défaite fait très mal, a-t-il dit. Je n'ai pas bien servi, j'ai commis des doubles fautes quand ce n'était pas le temps et je n'ai pas retourné aussi bien que j'aurais dû. Oui, je suis très déçu...»

Après avoir fait les demi-finales à Granby en 2012 et en 2013, Bester atteignait la finale d'un Challenger pour la première fois de sa carrière. La veille, lui et son partenaire Peter Polansky avaient remporté le titre en double.

«Je vais rentrer à la maison, je vais me reposer un peu et là, je vais sûrement regarder ce que je viens d'accomplir et être fier de moi. En remportant l'argent en double mixte aux Jeux panaméricains et en faisant la finale ici, j'ai pris beaucoup de confiance. J'en avais besoin.»

Samedi, il avait surpris le Japonais Yoshihito Nishioka, quatrième favori et tombeur de Félix Auger-Aliassime, en demi-finale.

Bester, on le sait, ne l'a pas toujours eu facile. Il a souvent été blessé et il a connu plus de bas que de hauts sur le terrain au fil des ans. Il a même songé à tout abandonner, il n'y a pas si longtemps.

«À un moment donné, ça devient une question financière aussi. Mais il y a encore des gens qui croient en moi et qui m'ont donné un coup de main dernièrement. J'espère qu'ils sont heureux de mes récentes performances.»

Ce matin, lorsque l'ATP publiera son nouveau classement, Bester devrait passer du 305e rang mondial au 250e. On le reverra lors de la Coupe Rogers, à Montréal, où il obtiendra un laissez-passer pour les qualifications, peut-être même pour le grand tableau.

«Je sens que je suis sur la bonne voie. Honnêtement, j'y crois plus que jamais.»

Et selon ce qu'on a vu au cours de la dernière semaine, il a raison d'y croire.

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