Peliwo: à chacun son parcours

Filip Peliwo à l'entraînement hier. À 21 ans,... (photo Alain Dion)

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Filip Peliwo à l'entraînement hier. À 21 ans, l'ex-numéro un au monde chez les juniors est classé 526e au monde.

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(Granby) En 2012, Filip Peliwo s'est hissé au premier rang mondial, rien de moins, chez les juniors. Il était alors aussi bien coté qu'Eugenie Bouchard et on lui prédisait une aussi belle carrière. Mais si Genie a atteint le cinquième rang mondial chez les pros, le Vancouvérois, lui, n'a jamais réussi à monter plus haut que le 223e rang.

Peliwo revient à Granby, cette année, après avoir changé d'entraîneur et après avoir déménagé en France question, justement, d'être plus proche de son nouveau coach. Il débarque à Granby en tant que très modeste 526e joueur mondial. Ses performances en Coupe Davis, le week-end dernier en Belgique, l'ont toutefois encouragé.

«J'ai perdu mes deux matchs, mais j'ai bien joué, a analysé l'athlète de 21 ans. J'ai poussé David Goffin, le 14e meilleur joueur au monde, à la limite de trois manches. C'est sur ce genre de performances que je dois construire...»

Pour le reste, Peliwo a surtout joué des Futures depuis le début de l'année. Il en a gagné un et il a fait les demi-finales de deux autres, à chaque fois en Europe. Il a aussi raté plusieurs semaines en raison d'une blessure à la hanche.

«Avec mon nouvel entraîneur (Nicolas Copin, qui travaille avec Jo-Wilfried Tsonga et Nicolas Mahut), j'ai décidé de me concentrer sur de plus petits tournois pendant un certain temps. Jusqu'ici, la stratégie porte ses fruits. À l'heure où on se parle, mon niveau de confiance est assez élevé.»

Peliwo a perdu au deuxième tour l'an dernier à Granby. Mais en 2013, il avait atteint les demi-finales. Il avait perdu contre Frank Dancevic, futur vainqueur du tournoi, son coéquipier en Coupe Davis le week-end dernier.

«Tous les Canadiens aiment jouer ici, moi le premier. Les gens sont toujours nombreux dans les estrades, ils nous encouragent tout le temps et, surtout, ils connaissent leur tennis. C'est un bonheur de venir jouer ici.»

Parcours assumé

Filip Peliwo sait trop bien qu'il a déjà été à la même place qu'Eugenie Bouchard, qu'on lui prédisait les mêmes belles choses. Mais il est capable d'assumer son parcours.

«J'ai 21 ans et je ne suis pas là où je voudrais être, c'est clair, a-t-il avoué. Mais j'ai appris une chose: tous n'ont pas le même parcours. Moi, je savais que ce serait plus long avant que je me retrouve là où je veux être. Mais je sais que je vais y parvenir. J'en ai la conviction.»

Aujourd'hui, il a rendez-vous avec l'Américain Eric Quigley, 332e joueur mondial. Il a confiance.

«C'est un bon joueur, un gars qui frappe fort, mais c'est aussi un joueur qui commet des erreurs. Je suis capable de le battre. Comme je suis capable de battre tout le monde ici si je joue le tennis dont je suis capable.»

Peliwo, comme les autres membres de l'équipe canadienne de Coupe Davis, est rentré à Montréal lundi après-midi en provenance de Belgique. À l'entraînement, hier après-midi à l'intérieur, il avait encore le mot «décalage horaire» écrit dans le visage. «Ce n'est pas des conditions idéales, mais ça va être OK. On joue, on voyage, on joue, on voyage. C'est notre vie. Ça va être OK...», a-t-il conclu.

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