Auger-Aliassime: à surveiller !

Au Challenger de Drummondville, Félix Auger-Aliassime avait réussi... (photo Julie Catudal)

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Au Challenger de Drummondville, Félix Auger-Aliassime avait réussi à se qualifier après avoir renversé l'Australien Chris Guccione (ancien 67e joueur mondial) et le Sud-Africain Fritz Wolmarans, tous deux âgés de 29 ans.

photo Julie Catudal

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(Granby) Il n'a que 14 ans, mais les performances qu'il a offertes au Challenger de Drummondville, en mars dernier, font en sorte que les amateurs vont avoir Félix Auger-Aliassime à l'oeil lors des qualifications du 20e Challenger Banque Nationale de tennis de Granby, qui débutent ce matin.

À Drummondville, Auger-Aliassime avait réussi à se qualifier après avoir renversé l'Australien Chris Guccione (ancien 67e joueur mondial) et le Sud-Africain Fritz Wolmarans, tous deux âgés de 29 ans. Capitaine de l'équipe canadienne de Coupe Davis, Martin Laurendeau avait parlé «d'un exploit incroyable».

«Ce sont de beaux souvenirs, a dit Auger-Aliassime, hier après-midi, alors qu'il s'apprêtait à aller s'entraîner. J'étais content, mais il a vite fallu passer à autre chose parce que c'est comme ça que ça fonctionne au tennis. Tu gagnes, tu en profites un peu... et tu t'attaques au prochain défi.»

Auger-Aliassime a ensuite poursuivi sur sa lancée, lui qui a atteint les quarts de finale, les demi-finales puis la finale de tournois en Europe. Le Montréalais est actuellement classé au 67e rang mondial chez les juniors.

«Je suis content de ma progression, c'est certain. Quand je joue avec combativité et que mon coup droit et mon service fonctionnent, j'ai généralement du succès.»

Bien sûr, il aimerait refaire le coup et se qualifier en fin de semaine. Mais il ne veut surtout pas se mettre de pression sur les épaules.

«J'ai très peu d'expérience dans le corps face aux professionnels. Je suis un junior. L'idée, c'est de faire de mon mieux et m'amuser.»

«On est capables»

À 6'1'' et 165 livres, Auger-Aliassime en impose déjà sur le terrain. Il fait partie de cette nouvelle génération de Québécois et de Canadiens pour qui rien ne semble impossible sur un terrain de tennis.

«C'est l'fun de voir les succès de tout le monde présentement. Quand je regarde ce que font Milos (Raonic) et Vasek (Pospisil), ça m'inspire. Nous aussi, au Canada, on est capables de jouer au tennis...»

Reste que les modèles de Auger-Aliassime sont Roger Federer et Jo-Wilfried Tsonga.

«Je vise une carrière chez les professionnels. J'ai commencé à jouer au tennis à l'âge de quatre ans et j'adore mon sport. Je suis heureux sur un terrain.»

Auger-Aliassime s'entraîne au Centre national d'entraînement de Tennis Canada, à Montréal. Les yeux des gens de la fédération s'illuminent littéralement quand ils parlent de lui.

«Les journalistes ont commencé à s'intéresser à moi à Drummondville. C'est une autre chose à laquelle je dois m'habituer. Mais ça va assez bien...»

Certains croyaient que Tennis Canada allait accorder un laissez-passer pour le tableau principal à Auger-Aliassime. Eugène Lapierre a expliqué que l'adolescent a besoin de disputer le plus de matchs possible et que, en ce sens, l'option de passer par les qualifications était la meilleure.

«Je suis entièrement d'accord», a conclu le principal intéressé.

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