Arès St-Onge aux Jeux panaméricains

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La Granbyenne Christina Arès St-Onge (troisième à partir de la gauche) représentera le Canada en handball féminin à compter de jeudi aux Jeux panaméricains qui se déroulent présentement à Toronto.

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Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Granby) Christina Arès St-Onge attendait ce moment depuis longtemps. Après cinq ans de préparation, c'est dans deux jours qu'elle défendra enfin les couleurs du Canada en handball aux Jeux panaméricains qui se sont amorcés vendredi dernier à Toronto.

La Granbyenne âgée de 23 ans fait partie de l'équipe canadienne senior qui effectuera son entrée en scène jeudi avec un premier duel face au Mexique.

«C'est un adversaire qui est à notre portée. Le gros club dans notre groupe, c'est plutôt les Brésiliennes qui sont les championnes du monde en titre. Tout le monde les voit déjà en finale», confie-t-elle.

Le groupe de quatre formations dans lequel se retrouve le Canada comprend aussi Porto Rico. Au terme de la ronde préliminaire, les deux meilleures formations des deux groupes obtiendront automatiquement une place pour les demi-finales.

Elles se mériteront surtout la chance d'atteindre la finale avec à l'enjeu une place assurée aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Comme le Brésil est déjà qualifié en tant que pays hôte, si jamais celui-ci remporte le tournoi, c'est l'équipe en deuxième position qui obtiendra un billet pour Rio.

«Nous, on vise un top-4. On serait déçues de ne pas atteindre cet objectif. On sait que l'on a ce qu'il faut pour battre le Mexique et Porto Rico. Il s'agit de ne pas échapper ces matchs-là pour ensuite jouer le match de notre vie en demi-finale, atteindre la finale et possiblement accéder aux Olympiques», résume la handballeuse.

Adaptation

Les représentantes de l'unifolié sont débarquées dans la Ville reine samedi et sont à l'entraînement depuis ce moment. L'équipe dirigée par l'Albertain, Mike Nahmiash comprend 15 joueuses, dont 9 Québécoises.

Celles-ci ont été choisies au terme d'un long processus de sélection qui s'est conclu en avril dernier. Les joueuses se sont retrouvées à plusieurs reprises par la suite pour peaufiner leur jeu, prenant notamment part à un camp d'entraînement en Alabama il y a deux semaines.

«Ça a été une adaptation pour toutes les filles. Nous ne sommes pas habituées de jouer ensemble, mais on a appris à se connaître et on est confiantes en vue du tournoi», assure Arès St-Onge.

Cela ne l'empêche pas d'éprouver un peu de nervosité à l'approche du début des hostilités. «Pour l'instant, je le ressens pas trop puisqu'on pratique beaucoup, c'est comme une routine. Mais quand le premier match va arriver, je crois que le stress risque de remonter un peu», avoue-t-elle.

C'est que la Granbyenne habituée d'évoluer comme arrière-garde a dû s'habituer à un nouveau rôle au cours des dernières semaines.

«Je vais évoluer à deux positions durant les Jeux (panaméricains) dépendamment des défensives que les autres équipes vont utiliser contre nous. Si elles jouent de façon agressive, je vais rentrer comme pivot, mais si elles sont passives et nous attendent, on va utiliser ma grandeur comme arrière, la position à laquelle j'ai toujours joué.»

«Je n'ai travaillé que sur ça au cours du dernier mois. Il y a quelques semaines, j'étais un peu craintive, mais là, ça va bien. Les bases sont assimilées. Je vais devoir adapter un peu mon jeu, mais ça devrait bien aller pour moi», estime-t-elle.

«Des mini-Jeux olympiques»

Enfin, il y a le fait que les Jeux panaméricains représentent la plus importante compétition internationale de sa jeune carrière et qu'elle est présentée de surcroit en sol canadien.

«C'est comme des mini-Jeux olympiques, souligne-t-elle. On a aussi su entre les branches que tous les billets auraient été vendus. Plusieurs d'entre nous n'ont jamais eu la chance de jouer dans un stade plein et une foule qui risque d'être très intense.»

«Toutefois, ça va être une belle expérience de pouvoir jouer devant notre public, devant du monde qu'on connaît. Comme ce n'est pas très loin du Québec, ma famille et des amis seront notamment là pour nous encourager. Ça va être une fierté d'être là et de porter les couleurs du Canada devant eux», conclut-elle.

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