Le meilleur Challenger en 20 ans?

Le président et directeur général du Challenger, Alain... (Photo Janick Marois)

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Le président et directeur général du Challenger, Alain Faucher, et son directeur, Eugène Lapierre, n'ont pas caché leur enthousiasme en pensant à la 20e édition du tournoi.

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(Granby) Se prépare-t-on à assister au meilleur Challenger Banque Nationale de tennis de Granby de l'histoire? Sur papier, chose certaine, ça s'annonce comme tel.

Avec trois joueurs classés dans le top 100 mondial (une première) et un favori classé au 51e rang, le 20e Challenger, du moins son volet masculin, promet une semaine de tennis particulièrement intéressante du 18 au 26 juillet.

Joueur le mieux coté à vie à Granby, l'Allemand Benjamin Becker va s'amener chez nous après avoir atteint le troisième tour à Roland-Garros et aux Internationaux d'Australie cette année. En 2006, année où il avait infligé à Andre Agassi sa dernière défaite en carrière, il avait atteint la quatrième ronde au US Open.

À 34 ans, Becker, qui a déjà été classé 35e au monde, compte près de quatre millions$ en bourse en carrière. Et il possède toujours ce service super puissant qui a fait sa renommée.

«Becker, c'est clair, sera une grosse attraction, a indiqué le directeur du tournoi, Eugène Lapierre. Même à son âge, il est encore capable de jouer du gros tennis.»

Le Japonais Go Soeda (91e), un habitué du Challenger, et le Slovaque Lukas Lacko (94e), finaliste en 2013, seront les autres membres du top 100.

Un seul Canadien figure toutefois parmi les 22 premiers inscrits. Il s'agit de l'éternel Frank Dancevic, trois fois champion du tournoi. Mais on sait déjà que les vétérans Peter Polanski et Philip Bester de même que les jeunes Filip Peliwo et Brayden Schnur recevront tous un laissez-passer. Les gens de Tennis Canada aimeraient bien aussi trouver une place à Félix Auger-Aliassime qui, à 14 ans, a offert une magnifique performance au Challenger de Drummondville.

Chez les dames, la Britannique Johanna Konta (126e) est la mieux classée. Les Canadiennes Françoise Abanda, demi-finaliste l'an dernier, Carol Zhao et Heidi El Tabakh ont déjà trouvé place à l'intérieur du tableau principal.

«C'est un très gros test pour Françoise qui, n'ayons pas peur des mots, fait du surplace depuis un an», a repris Lapierre, qui tient rarement de durs propos comme ceux-là envers les joueurs canadiens.

La jeune Charlotte Robillard-Millette, qui occupe le septième rang mondial chez les juniors et qui représente l'avenir du tennis féminin au pays, obtiendra assurément aussi un laissez-passer.

Les Japonais Hiroki Moriya et Miharu Imanishi, champions il y a un an, ne viendront pas défendre leur titre. La finaliste Stéphanie Foretz est toutefois attendue à Granby.

«Une nouvelle ère»

Eugène Lapierre avait le sourire facile, hier midi, dans les locaux de Tennis Granby, les anciens Tennis Saint-Luc. Et les raisons sont nombreuses: l'événement est encore là après 20 ans (quelque chose de plutôt rare pour un Challenger, il faut l'avouer), le site du tournoi est en train de se refaire une beauté (les travaux autour du court central progressent bien), les terrains ont été refaits et il n'y a jamais eu autant de bons joueurs au programme, probablement parce que les bourses ont été doublées.

«On entre dans une nouvelle ère, a-t-il dit sous l'oeil approbateur du président et directeur général Alain Faucher. Il y a 20 ans, nous avions un petit tournoi alors que, aujourd'hui, nous avons un beau gros tournoi. L'événement grandit sans cesse et c'est exactement ce que nous voulons. C'est pas compliqué, on dirait que rien n'est impossible à Granby!»

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