Bérard ne fera pas le Challenger

Jean-François Bérard s'est qualifié pour le Challenger trois... (photo archives La Voix de l'Est)

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Jean-François Bérard s'est qualifié pour le Challenger trois fois, soit en 2006, 2007 et 2011.

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(Granby) Du 18 au 26 juillet, le Challenger Banque Nationale de tennis va célébrer ses 20 ans. Et pour la première fois en 20 ans, Jean-François Bérard n'y sera pas.

Non, le Granbyen, même s'il est âgé de 40 ans, ne prend pas sa retraite. Il est plutôt victime d'un resserrement des règles de l'ATP.

Depuis le 1er janvier, les joueurs qui veulent participer aux qualifications des tournois de l'ATP doivent obligatoirement posséder un classement mondial. Et Bérard n'est plus classé mondialement depuis quelques années.

«L'ATP veut éviter que des joueurs qui ne sont pas de calibre se faufilent dans ses tournois, a expliqué Richard Quirion, un des adjoints d'Eugène Lapierre à Tennis Canada. C'est triste pour Jean-François, qui a toujours joué du bon tennis et qui a battu plus d'une fois des joueurs de niveau international. Clairement, ce ne sont pas des gars comme lui que l'ATP voulait éliminer.»

Bérard pourrait prendre part aux qualifications du tournoi de Granby s'il recevait une des six invitations disponibles. Mais voilà, Tennis Canada a l'habitude de réserver ses laissez-passer à des joueurs de la relève.

«C'est dommage, mais je ne peux pas faire grand-chose, a mentionné Bérard. Honnêtement, je ne sais pas si je me rendrai sur le site du tournoi lors du week-end des qualifications. Car ça risque d'être trop difficile de regarder les autres jouer...»

À ce jour, Bérard demeure le seul et unique joueur de Granby et de la région à s'être qualifié pour le Challenger. Et il l'a fait trois fois, soit en 2006, 2007 et 2011.

Bérard faisait partie de la tradition du Challenger. En fait, il est le seul joueur à avoir participé aux 19 premières éditions, même si son parcours s'est arrêté plus souvent qu'autrement aux qualifications. Il a contribué à populariser le tournoi. Et il aurait certes mérité d'être là pour le 20e anniversaire.

Aucun joueur du coin ne prendra donc part aux qualifications. Ce qui, il faut le dire, enlèvera un brin d'intérêt pour le pré-tournoi. Car ce sont bien souvent les locaux qui mettaient des gens dans les gradins à l'occasion du premier week-end de l'événement.

«Des moments extraordinaires»

Un homme calme, posé, Jean-François Bérard n'a jamais été du genre à vouloir entrer en guerre avec qui que ce soit. S'il est déçu, il accepte néanmoins la décision de l'ATP avec philosophie.

«J'ai vécu des moments extraordinaires grâce au Challenger, a-t-il dit. Je me suis qualifié trois fois, j'ai joué sur le court central devants des gradins bondés à l'intérieur du tableau principal et j'ai joué contre de grands joueurs, comme David Nalbandian, qui a déjà été classé troisième au monde. Les règles ne sont plus les mêmes et c'est correct ainsi. J'ai eu mes années, j'en ai profité en masse.»

Bérard n'a pas joué beaucoup au cours de la dernière année, lui qui a été ennuyé par une blessure au poignet. Il a quand même quelques tournois de niveau québécois devant lui cet été.

Hier, il se demandait s'il n'allait pas faire une demande de laissez-passer pour le Challenger. Sans nécessairement se faire d'illusions.

«Je n'ai jamais eu d'invitations à l'époque où j'étais plus jeune et où je me qualifiais. Mais bon, on ne sait jamais...»

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