Pospisil, le gentil bagarreur

Vasek Pospisil... (photo la Presse Canadienne)

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Vasek Pospisil

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(Granby) Quand on parle des joueurs de chez nous qui sont passés par le Challenger de Granby et qui ont connu de beaux succès par la suite, les noms d'Eugenie Bouchard et de Milos Raonic reviennent tout le temps. Mais voilà, on a tendance à oublier Vasek Pospisil, champion du tournoi en 2012, qui a rendez-vous avec Andy Murray aujourd'hui en quarts de finale de Wimbledon.

Pospisil, de la Colombie-Britannique, est venu à Granby plusieurs fois. Il avait à peine 16 ans lorsqu'il a débarqué en ville la première fois. On l'a vu triompher, mais on l'a vu perdre souvent aussi. Bref, on l'a vu grandir, on l'a vu évoluer.

Les amateurs de tennis de la région se souviennent d'un charmant garçon, un des joueurs les plus sympathiques à avoir foulé les terrains granbyens.

«Je suis un peu étonné de le voir en quarts de finale à Wimbledon, admet Eugène Lapierre, vice-président de Tennis Canada, grand patron de la Coupe Rogers de Montréal et toujours directeur du Challenger. Mais lorsque Nadal a perdu, il y a eu une ouverture et Vasek en a profité. Il a disputé de gros matchs et il n'a volé aucune de ses victoires jusqu'ici.»

Pospisil, aujourd'hui âgé de 25 ans, a toujours joué du bon tennis sur gazon. Selon Lapierre, le fait qu'il ait triomphé en double l'an dernier avec Jack Sock à Wimbledon lui donne encore plus de confiance.

«On sent qu'il se sent bien sur le gazon anglais, on sent qu'il se sent bien à Wimbledon. Il sert bien, il est solide en fond de terrain et il se bat pour chacun des points. C'est un bagarreur. J'aime ce que je vois de sa part.»

Mais contre Murray, un autre ancien du Challenger, ce ne sera pas de la tarte.

«C'est pas compliqué, Vasek a rendez-vous avec le joueur le plus hot présentement! Pas de farces, Murray ne rate aucune balle par les temps qui courent. Ça va être très difficile, c'est clair. Je ne sais pas s'il peut gagner, mais il peut certainement donner de la misère à Murray.»

Murray est actuellement classé troisième au monde et Pospisil, 56e. Mais le Canadien, en janvier 2014, s'était hissé jusqu'au 25e rang. Et n'oublions pas qu'il n'est rien de moins que cinquième au monde en double.

Niemeyer: «Un vrai»

Frédéric Niemeyer, peut-être le joueur le plus populaire de l'histoire du Challenger, a été l'entraîneur de Vasek Pospisil en 2011 et 2012. C'est lui qui le dirigeait lorsqu'il a triomphé à Granby et c'est lui qui l'a conduit jusqu'au top 100 mondial. Et selon lui, il ne faudrait pas croire que son ancien protégé est battu d'avance face à Andy Murray.

«Vasek, c'est un guerrier, c'est un vrai, et il va tout donner ce qu'il a dans le corps, affirme celui qui s'occupe maintenant des joueurs de la relève au sein de Tennis Canada. Mais même s'il perdait, il pourrait toujours dire qu'il s'est rendu en quarts en simple à Wimbledon. En soi, c'est déjà un exploit exceptionnel.»

Niemeyer est impressionné par la force mentale de Pospisil.

«On dirait que rien ne l'abat. Quand il saute sur le terrain, il est toujours prêt pour un match de cinq manches, il est toujours prêt pour plusieurs heures de jeu. Il est très fort entre les deux oreilles et c'est une des raisons pourquoi il est rendu là où il est rendu.»

Niemeyer, qui a aussi coaché Milos Raonic, est resté très proche de Pospisil.

«On se parle souvent, on s'écrit souvent. Et je peux vous dire qu'il est aussi gentil qu'il l'était à l'époque où il venait à Granby. C'est un chic type et il mérite tout ce qui lui arrive.»

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