Érik Longtin accroche ses patins

Érik Longtin a décidé de mettre le hockey... (Photo Julie Catudal, archives la voix de l'Est)

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Érik Longtin a décidé de mettre le hockey de côté afin de se concentrer à 100 % sur ses études. Le meilleur joueur de l'histoire des Inouk aurait aimé jouer au hockey universitaire, mais les pourparlers qu'il a eus avec Concordia et l'Université de Moncton n'ont pas abouti.

Photo Julie Catudal, archives la voix de l'Est

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(Granby) «Je n'ai pas reçu les offres que j'espérais. J'aurais pu jouer en France, mais ça ne valait pas la peine de mettre mes études sur la glace pour l'argent qu'on m'offrait. À un moment donné, il faut savoir s'arrêter et passer à autre chose. C'est ce que je fais.»

À 21 ans, Érik Longtin a réfléchi longuement et il a pris une décision. Une décision difficile, avouera-t-il. Après s'être imposé comme le meilleur joueur de l'histoire des Inouk, l'athlète de Farnham a décidé de mettre un terme à sa carrière, du moins pour le moment.

À l'automne, il étudiera en marketing à l'université Bishop's. Et il ne fera que ça.

«Ce que je voulais, d'abord et avant tout, c'était jouer au hockey universitaire, explique-t-il. J'ai eu des pourparlers avec les gens de Concordia et de l'Université de Moncton, mais ça n'a pas abouti. C'est dommage parce que ça aurait été le meilleur des deux mondes, le set-up parfait pour moi: jouer du hockey de fort calibre tout en étudiant. Mais ça n'a pas marché.»

Ça n'a pas marché et c'est plutôt étonnant, Longtin ayant le profil parfait du hockeyeur universitaire: le jeune homme est bon à l'école, il est sérieux et c'est tout un athlète. En plus, il est bilingue.

Le deuxième choix de Longtin était la Suisse. Il a aussi eu des pourparlers qui n'ont pas abouti de ce côté-là.

«J'aurais été prêt à aller en Suisse parce que là-bas, y'a moyen de gagner sa vie de belle façon en jouant au hockey. Pour jouer là, j'aurais été prêt à mettre mes études en veilleuse. Mais pas pour aller en France, où on m'offrait un salaire de crève-faim.»

Longtin ne sait pas exactement ce qu'il veut faire dans la vie. Mais il se voit dans le monde des affaires.

«J'ai hâte de commencer l'université. Honnêtement, ça fait longtemps que je sais que mon avenir passe par les études. J'ai eu une belle carrière dans le junior AAA, mais je ne jouerai jamais dans la Ligue nationale. Le plan B, je l'ai en tête depuis un bon bout de temps.»

Chandail retiré

Le chandail numéro 67 d'Érik Longtin sera retiré la saison prochaine. La date n'a pas encore été dévoilée, mais son horaire soudainement plutôt flexible facilitera la tâche des Inouk.

«Je suis fier de ce que j'ai accompli avec l'équipe de ma région, dit-il. Si jamais j'ai vraiment disputé mon dernier match de hockey à vie, je pourrai toujours regarder derrière moi et me dire que j'ai réussi quelque chose de bien dans mon sport.»

En 182 matchs du calendrier régulier avec les Inouk, Longtin a enregistré 148 buts, obtenu 157 passes et récolté 305 points. Il domine pour les buts et les points. Il est aussi devenu le premier marqueur de 50 buts en une saison de l'histoire de l'équipe. Et bien sûr, il a remporté la Coupe Napa en 2014.

Longtin a aussi reçu «plusieurs offres», pour reprendre ses propres mots, en provenance de la Ligue nord-américaine et du hockey senior. Il n'est pas intéressé.

«Je veux étudier et profiter de la vie un peu. Je suis rendu là», termine-t-il.

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