ANNIE GARIÉPY : «Le sport, c'est la santé»

Annie Gariépy est de retour dans la région... (photo Catherine Trudeau)

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Annie Gariépy est de retour dans la région depuis deux ans. On la voit ici en compagnie de son conjoint François et de ses deux filles, Marie-Pier et Emmanuelle.

photo Catherine Trudeau

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(Bromont) Dans les années 1990 et jusqu'au début des années 2000, elle a été l'une des meilleures cyclistes sur route au Canada. En 1998, elle a même remporté le bronze à la course aux points des Jeux du Commonwealth, tenus en Malaisie. Oui, la Bromontoise Annie Gariépy a marqué son sport.

«Avec le recul, honnêtement, je n'ai que de bons souvenirs de ma carrière, explique celle qui enseigne l'éducation physique à l'école primaire Sainte-Thérèse, à Cowansville. Quand je regarde ça, même les moments difficiles ont été formateurs. Le cyclisme et le sport ont été très bons pour moi.»

En 2001, Annie a subi une reconstruction complète du genou. Quand on parle de moments difficiles...

«Le sport, c'est une école de vie. Ils étaient nombreux à croire que je ne serais pas capable de revenir à la compétition à la suite de mon opération et j'ai réussi à le faire. Ce que j'ai appris au cours de ma carrière m'a servi dans tout ce que j'ai entrepris par la suite. Mes deux filles font à leur tour beaucoup de sport et j'en suis très heureuse.»

Annie est mère de Marie-Pier, une championne de ski de 11 ans, et d'Emmanuelle, huit ans.

«Avec mon conjoint, François, on court les pistes de ski, les terrains de soccer et les gymnases! Les filles sont actives, elles bougent tout le temps et on les encourage là-dedans. Je ne sais pas si elles vont aller loin, mais ce n'est pas important. On ne se trompe pas quand on fait du sport...»

De retour dans la région

Après s'être retirée de la compétition en 2002, Annie Gariépy a pris le chemin de Saint-Lambert, où elle a occupé différents emplois. Elle est revenue dans la région il y a deux ans.

«J'étais bien à Saint-Lambert, mais je voulais revenir chez nous, dans la région, raconte-t-elle. Et lorsque nous avons pris la décision d'installer la famille à Bromont, j'ai obtenu rapidement un poste d'enseignante dans le coin. J'ai vraiment été chanceuse.»

L'ex-cycliste a le sourire facile. Dans sa région, auprès de sa famille, elle coule des jours heureux.

«Ça va bien, c'est vrai. On est occupés, on n'arrête pas deux minutes, mais ça va bien. La vie de famille, c'est intense!»

Intense au point où elle n'a pas le temps de fréquenter les gens qu'elle a côtoyés pendant des années dans le monde du cyclisme.

«J'ai gardé très peu de contacts avec les gens de mon sport. Je ne regrette rien, j'ai adoré mes années en cyclisme, mais je suis passé à autre chose. Mon temps, aujourd'hui, je le consacre à ma famille et à mon travail. Et à la fin de la semaine, il ne me reste plus beaucoup de temps pour autre chose...»

À l'école Sainte-Thérèse, la prof de 40 ans tente d'inculquer les valeurs du sport à ses élèves.

«Je me sens privilégiée d'avoir un emploi qui me permet de vendre le sport aux jeunes. Internet et l'ordi, c'est bien, mais le sport, c'est la santé...», conclut-elle.

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