Jean-Sébastion Roy : magnifique carrière, aucun regret

Jean-Sébastien Roy, au centre de ses deux pilotes... (Photo KTM Racing)

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Jean-Sébastien Roy, au centre de ses deux pilotes de l'équipe KTM : Cole Thompson (à gauche) et Kaven Benoit.

Photo KTM Racing

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(Acton Vale) Jean-Sébastien Roy a été champion canadien de motocross cinq fois. Et il a remporté cinq autres fois le Supermotocross de Montréal, toujours présenté dans un Stade olympique plein à craquer, ou presque. Bref, il a eu une magnifique carrière.

Roy, d'Acton Vale, a pris sa retraite en 2008, à l'âge de 33 ans. Une retraite assumée, qu'il n'a jamais regrettée.

«Il y a tellement d'athlètes qui se retirent et qui reviennent plus tard parce qu'ils ont des regrets, souligne-t-il. Moi, j'étais véritablement prêt quand je me suis retiré. J'ai eu de belles années, j'ai eu beaucoup de plaisir et le temps était venu de passer à autre chose...»

Roy a eu de belles années, en effet. Il a dominé son sport au pays, il a donné le goût du motocross à plein de jeunes Québécois. Et il a couru à travers le monde.

«J'ai fait le tour du Canada, j'ai couru aux États-Unis et un peu partout en Europe. Quand j'ai commencé, j'étais loin de me douter que j'allais faire du motocross en Allemagne, en Finlande, en Grèce, en Suisse, etc. Je dois beaucoup à mon sport.»

N'empêche que ses plus beaux moments en carrière, il les a vécus à Montréal, près de chez lui.

«Gagner le Supermotocross devant 50 000 ou 60 000 personnes, c'est quelque chose. Tu te sens comme une rock star. C'est une sensation absolument indescriptible. Je vais conserver ces images-là dans ma tête toute ma vie.»

Proche de son sport

Jean-Sébastien Roy est néanmoins demeuré proche de son sport. À 40 ans, ce père de deux enfants (une fille de huit ans et un garçon de cinq ans) est le responsable de l'équipe de course KTM, qui est impliquée dans le championnat canadien de motocross.

«J'habite toujours Acton Vale, mais le bureau est situé à Saint-Bruno, explique-t-il. Mon travail consiste à entraîner mes coureurs (Kavan Benoit et Cole Thompson) et à m'occuper de toute la paperasse qu'il y a autour. Ça me tient occupé en masse!»

Celui qui est toujours surnommé JSR est en santé, lui que le motocross n'a pas trop «magané».

«J'ai parfois mal au dos et à une épaule, mais je n'ai pas à me plaindre. Il y en a qui étaient pas mal plus amoché que moi à leur retraite. En même temps, tu sais dans quoi tu t'embarques quand tu embrasses une carrière en motocross. On s'entend que c'est plus dangereux que le curling...»

Roy sourit quand on lui demande s'il aimerait que son fils suive ses traces.

«Nolan fait un peu de motocross autour de la maison et il aime bien ça. Mais on est loin de parler d'une carrière. On verra. Moi, je vais toujours encourager mes enfants, quoi qu'ils décident de faire. Un bon père est supposé faire ça, me semble...»

En effet.

 

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